FUTUR Conçus par l’entreprise Twinswheel, ils permettront d’acheminer des marchandises lourdes

La métropole de Montpellier a été choisie par le ministère des Transports pour tester la livraison de marchandises par des droïdes, dans le centre-ville.
Les premiers robots seront testés en juillet, pour valider leur technologie et l’acceptabilité des habitants et des commerçants de l’Ecusson.
Electriques, ils rouleront lentement, et accompagnés durant l’expérimentation.

Montpellier entre de plain-pied dans le futur. La métropole a été choisie par le ministère des Transports pour expérimenter des « droïdes livreurs » dans le centre-ville. Conçus par Twinswheel, ces robots électriques, qui rouleront lentement (jusqu’à 6 km/h dans des environnements encombrés et 12,5 km/h dans des lieux dégagés), permettront à terme de livrer des marchandises aux commerçants du centre-ville et d’Antigone.

Ils seront testés quelques jours par mois dès juillet prochain, puis une à deux semaines par mois de juillet 2020 à juin 2021, avant une expérimentation en conditions réelles de juillet 2021 à juin 2022. « Ces robots sont destinés à assurer ce que l’on appelle la livraison du dernier kilomètre, c’est-à-dire alimenter les commerces de proximité, sans qu’un camion diesel de 20 m3 ne pénètre dans le centre-ville », explique Vincent Talon, le cofondateur de l’entreprise Twinswheel, installée à Cahors, dans le Lot.

Les robots peuvent transporter jusqu’à 500 kg
Une initiative qui s’intègre parfaitement dans le projet de Zone à faible émission, que la métropole veut mettre en place. Les premiers droïdes de logistique qui vont débouler dans l’Ecusson pourront porter jusqu’à 150 kg de marchandises, des colis ou des produits frais, puis des robots assumant jusqu’à 300 à 500 kg seront déployés d’ici 2022.

« Les robots vont d’abord se déplacer en suivant une personne, puis nous allons progressivement les rendre complètement autonomes, reprend le créateur des droïdes. Nous créons une cartographie très détaillée du cœur de ville de Montpellier, et nous définissons des routes virtuelles, et le robot ne peut que les suivre, à plus ou moins cinq centimètres. Il ne peut pas s’en écarter. » Et s’il rencontre un obstacle, il s’arrête. Au cours de l’expérimentation, le robot sera accompagné par une personne, qui pourra intervenir en cas de difficulté. A terme, il ne sera suivi que par des liaisons 4G ou 5G.

« L’autre volet de la validation de l’expérimentation, c’est l’acceptabilité de ces droïdes par la population, explique Vincent Talon. C’est aussi pour cela que l’on communique. Cela permet de dire aux Montpelliérains que ces robots vont bientôt arriver, qu’ils comprennent qu’ils sont là pour les aider, qu’ils sont sécurisés et qu’il n’y a absolument aucun risque. Ces 36 mois d’expérimentation vont nous permettre d’habituer les gens. Nos robots, ce n’est pas Terminator ! Ce serait plutôt R2-D2 ou BB-8 ! »

Dès juillet, les habitants seront d’ailleurs invités à se familiariser avec ses machines « en venant à leur rencontre ou en les touchant », détaille le cofondateur de Twinswheel. Les réseaux sociaux risquent bien d’être encombrés de selfies avec des droïdes !

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