Capable de transporter des charges lourdes, de se déplacer seul ou en suivant un guide, ce robot devrait révolutionner les services de logistique ou de livraison à domicile. Deuxième prix au Challenge 5G d’Orange à Vivatech, TwinswHeel, a plus d’un tour dans sa caisse…

Et si désormais toutes les charges lourdes pouvaient être supportées non plus par votre dos mais par un robot ? Déjà en activité dans des services de maintenance à la SNCF ou chez Renault, et à l’essai dans une supérette parisienne ou encore à Toulouse avec les opérateurs en charge de la maintenance du réseau électrique, les droïdes logistiques créés par la start-up TwinswHeel, ont remporté la deuxième place du Challenge 5G d’Orange. Équipés de caméra et de capteurs, ces petits “R2-D2” fonctionnent comme des voitures autonomes. En route vers le futur !

Le robot chariot
Suivant l’utilisation, trois types de machines sont proposées : une standard à trois roues qui peut tracter jusqu’à 100 kg, une autre à six roues pouvant transporter jusqu’à 150 kg ‑ ces deux modèles étant autonomes et adaptés aux sites fermés (usines, entrepôts) et semi-fermés (aéroports, gares, hôpitaux, centres commerciaux) – et enfin, la troisième, plus compacte, pouvant aussi porter jusqu’à 40 kg mais destinée à arpenter le bitume de la ville pour de la livraison, des courses… Même si les robots n’ont pas encore le droit de rouler seuls dans l’espace public, ce modèle existe pour le moment en version semi-autonome : le robot doit être accompagné d’un guide. En test dans une grande surface du XIIIe arrondissement de Paris, il permet de seconder les personnes âgées ou en situation de handicap en portant leurs courses, jusqu’à leur domicile.

Pour ce qui est de son fonctionnement, le droïde de logistique reprend le principe de la voiture autonome. Il est équipé d’un système lidar (Light detection and ranging – détection de la lumière et mesure à distance), de 6 caméras 2D et d’une 3D et d’une multitude de capteurs. Trois modes sont disponibles : l’autonomie complète, le « Follow Me » (suivez-moi) qui fonctionne par reconnaissance d’image, et le contrôle à distance via Wi-Fi ou 4G ‑ et bientôt 5G !

Les droïdes vont rouler à Montpellier en autonome, dans le centre-ville, dès cet été dans le cadre des expérimentations sur le véhicule autonome de l’ADEME.

Piloter des dizaines de droïdes à distance
Quels bénéfices peut apporter la nouvelle génération de réseau mobile à ce projet ? “Si piloter un droïde de logistique à distance est possible avec la 4G, piloter des dizaines de droïdes à distance et sans latence ne l’est pas : pour cela, il faut absolument la 5G”, assure Vincent Talon, le co-fondateur de TwinswHeel, avant d’en détailler les autres atouts. “On a aussi besoin de la 5G pour superviser la flotte de robots, de manière à éviter tout risque de collision, par exemple, et de vandalisme”.

En effet, la sécurité publique est un enjeu important pour la start-up. “Grâce à la 5G, et sa latence plus faible, sa bande passante sécurisée, il sera possible de tester de nouvelles applications de pilotage de robots. Et donc de rendre les droïdes les plus sécuritaires possibles”, explique Vincent Talon.

Quant à la prochaine étape pour TwinswHeel ? “Nous comptons travailler davantage sur l’interface des machines, à leur design, de manière à créer un droïde qui soit physiquement acceptable pour la population”, explique Vincent Talon. Et oui, tout comme nous, le robot a aussi besoin de soigner son image…

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