Pendant 36 mois, des véhicules de logistique autonome, ou droïdes, chargés de livrer de petits colis, vont être testés dans les rues de l’Ecusson. Une expérience unique en France.

La Métropole de Montpellier a candidaté à un appel d’offre national et a décroché le droit de devenir territoire-pilote pour tester le véhicule autonome de logistique urbaine de demain, le droïde 100 % électrique.  

Conçus à Cahors par TwinswHeel

Ainsi, de petits véhicules de transport de marchandises, conçus et fabriqués par une société d’Occitanie, TwinswHeel, installée à Cahors, dans le Lot, vont-ils bientôt arpenter les rues de l’Ecusson. Ils ne ressemblent pas encore à R2D2, mais il y aura bien dans les prochains jours comme une petite ambiance de science-fiction dans les ruelles du centre-ville

Seule Métropole retenue en France

Max Lévita, vice-président de Montpellier Méditerranée Métropole, confirme l’ambition de la collectivité : « Nous avons été retenus parmi les 13 territoires français dans le cadre de l’appel à projet de l’ADEME intitulé Expérimentation du Véhicule Routier Autonome, ou EVRA », confirme-t-il. De fait, les engins de TwinswHeel, capables de porter pour l’heure des cargaisons de 40 kg (pour la roue) et 120 kg (pour les mini-camions) feront bientôt peurs premières livraisons.

Evoluer au milieu des humains

« Ces droïdes sont des robots terrestres qui évoluent au milieu des humains et dont la fonction première, dans notre cas, consiste à porter et livrer des charges lourdes dans les coeurs de ville, explique Vincent Talon, co-fondateur de TwinswHeel, Nos véhicules évitent la pollution et aident les hommes et les femmes dans leur travail en leur évitant de porter des colis lourds et en leur permettant aussi d’être plus libres dans leurs déplacements ».

Jusqu’à 12,5 km/h

Au début, les droïdes ne seront pas seuls. « En effet, ils seront accompagnés », précise Vincent Talon : « Nous allons peaufiner au fil des mois la technologie embarquée pour adapter les droïdes à leur environnement ».

Les véhicules futuristes de TwinswHeel roulent à 6 km/heure en moyenne, mais peuvent atteindre les 12,5 km/h : « Ils doivent donc apprendre à cohabiter avec la population, et la population doit aussi s’habituer à leur présence », précise le chef d’entreprise.

Attention, les droïdes entendent

Le but est de parvenir, au final, à une autonomie complète des véhicules… Pardon, des droïdes. Il faut être prudent, ils peuvent nous entendre. En effet, les Montpelliérains ne sont pas au bout de leurs surprises : « Nos droïdes peuvent communiquer : on leur parle, ils répondent », affirme Vincent Talon. Celui-ci n’exclu pas, plus tard encore, de tester des droïdes plus gros. C qui irait dans le sens de l’histoire : « On peut imaginer que des droïdes puissent être affectés, par exemple, au transport de personnes en situation de dépendance », prédit-il.

En attendant, d’ici quelques jours, les Montpelliérains croiseront dans l’Ecusson leurs premiers droïdes. Le futur, c’est déjà demain…

Un pool de partenaires pour tester les droïdes
Pour cette expérimentation unique en France, Montpellier Méditerranée Métropole s’est entourée de partenaires aux savoir-faire complémentaires. Outre TwinswHeel (13 salariés à Cahors), on trouve, CARA, le pôle de compétitivité expert dans le transport collectif de personnes et dans le transport de fret, mais aussi STEF, leader européen des services de transport et de logistique sous température contrôlée, le Groupe La Poste, le laboratoire du Génie de l’Environnement (LGEI) de l’Ecole des Mines d’Alès et la Chaire internationale Cit.Us sur les usages et pratiques de la ville intelligente qui regroupe l’Ecole des sciences de la gestion de l’université du Québec à Montréal et l’Institut Montpellier Management (NOMA) de l’Université de Montpellier.

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