France 3 : Ma ville, notre idéal

France 3 : Ma ville, notre idéal

Reportage sur France 3

Utilisation des droïdes par Enedis à Toulouse

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Actu.fr : Expérimentation : un droïde de livraison autonome testé dans les rues de Montpellier

Actu.fr : Expérimentation : un droïde de livraison autonome testé dans les rues de Montpellier

Durant jours, la société de transport Services Ecusson Vert (SEV) a expérimenté dans les rues du centre-ville de Montpellier le TH05 Cargo, un droïde de livraison.

Si vous l’avez croisé, l’engin n’aura pas manqué d’attirer votre attention. Le TH05 Cargo de la société TwinswHeel a été testé par les livreurs de la société de transport Services Écusson Vert (SEV). Après les triporteurs et autres Goupil, le droïde pourrait s’ajouter dans un avenir proche aux nombreux véhicules permettant les livraisons du dernier kilomètre dans un centre-ville comme celui de Montpellier.

Jojo

« Allez, viens ! » Sandrine s’élance pour sa livraison avec, à quelques pas derrière elle, le TH05 Cargo. « C’est le truc aussi. Je suis amené à lui parler » s’amuse-t-elle. Durant deux jours, la jeune femme a troqué l’un des véhicules électriques habituellement utilisé par la société SEV pour ce droïde de livraison de colis autonome rebaptisé Jojo.

Se présentant sous la forme d’une boîte d’un mètre cube de volume posée sur quatre roues, il est silencieux, se déplace à 6 km/h, peut transporter jusqu’à 300 kg et possède une autonomie d’environ 4h. Sans oublier en façade, deux yeux et une bouche dessinés par des LED lui donnant un aspect sympathique.

Un droïde créé et fabriqué par la société TwinswHell installée à Cahors dans le Lot à qui l’on doit également ceux expérimentés par la Métropole de Montpellier depuis décembre 2019 dans le cadre de l’appel à projet de l’ADEME intitulé Expérimentation du Véhicule Routier Autonome.

Enlever de la pénibilité

S’il pourrait être 100% autonome, le droïde suit Sandrine, et surtout son téléphone, à la trace. Pas question que l’engin se passe de présence humaine. « On est obligé d’être là pour livrer. Jojo, c’est uniquement pour le côté pratique. Cela ne remplacera jamais l’homme » assure Kaïs El-Kali, directeur opérationnel SEV, qui ne voit que des avantages au droïde : « Au lieu de pédaler sur un triporteur par exemple, il suffit de marcher et pour certaines ruelles du centre-ville cela peut être plus pratique. Il n’y a qu’à charger les colis, marcher et livrer ».

Et lorsque le droïde, qui peut passer des obstacles de 20 cm de hauteur, est en difficulté Sandrine peut alors prendre la main et le diriger avec une manette.

Tom Vea, cofondateur de Fraîchy, une plateforme permettant de faire ses courses en ligne chez des petits commerçants, désireux de favoriser l’usage de véhicules doux pour les livraisons, travaille déjà avec SEV. C’est logiquement qu’ils ont servi, avec d’autres clients, de pilote sur l’expérimentation. « Ce sont des colis alimentaires donc certaines de nos commandes peuvent aller jusqu’à 20-25 kilos », décrit-il, « Le métier de livreur est très contraignant pour de nombreuses raisons. En s’appuyant sur ce genre de véhicule ont peut vraiment faciliter la vie des transporteurs et enlever beaucoup de pénibilité aux livreurs ».

Une solution écologique

Pour l’heure, la législation ne permet pas encore à ces véhicules de circuler tout seul dans les rues. Ce n’est cependant la volonté de Christophe Caset-Carricaburu. Le PDG de SEV, à la tête d’une flotte d’une quinzaines de véhicules électriques, en testera prochainement d’autres : « On évolue dans notre métier de livreur. On parle beaucoup du dernier kilomètre mais on va peut-être arriver à des solutions du dernier mètre. Durant le confinement, la livraison au particulier à exploser. Il faut trouver des solutions très écologiques et je pense que cela en est une ».

Alors, à moins d’imaginer les commerçants mettre directement les commandes dans le droïde, les clients les récupérer et que tout se passe bien… la présence d’un humain sera toujours indispensable. « Aujourd’hui, c’est une perte de temps car mes livreurs parlent plus qu’ils ne livrent » plaisante Christophe Caset-Carricaburu, amusé par les réactions provoquées par Jojo.

« C’est super sympa, très ludique et novateur. Cela crée un lien social avec les passants, les commerçants et les clients que l’on va livrer » tire-t-il ainsi comme premières conclusions de l’expérimentation.

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France Bleu : le robot”Jojo” livre des produits frais à Montpellier

France Bleu : le robot”Jojo” livre des produits frais à Montpellier

La société de transport écologique Services Ecusson Vert et la start-up Fraichy ont testé un droïde de livraison de colis dans le quartier Antigone à Montpellier. Ce robot de près d’un mètre cube de volume roule à 6 km/h et peut transporter jusqu’à 300 kilos de marchandise.

Un jour peut-être les robots remplaceront les livreurs de colis à domicile. Un test grandeur nature était organisé ce vendredi 10 juillet près des Halles Jacques-Coeur  quartier Antigone à Montpellier. Un robot baptisé “Jojo” a transporté des olives depuis l’étal du Comptoir des Olives jusqu’au domicile d’une cliente du quartier.

Un gros cube sur roues

“Jojo” ne fait aucun bruit. Il se déplace à la vitesse de 6 km/h  sur une distance de 14 kilomètres. C’est une grosse boite sur quatre roues, de près d’un mètre cube de volume.

Christophe Caset-Carricaburu  patron de SEV  entreprise spécialisée dans le transport écologique dans l’Écusson, teste ce robot qui pour l’instant  n’a pas le droit de se déplacer seul : “La réglementation ne le permet pas encore. Il doit donc suivre un livreur qui marche devant luiIl peut aller sur tous types de terrains  et même monter une marche de 20 centimètres.”

Moins de pénibilité pour les livreurs

Ce droïde conçu par la société  Twinswheel peut transporter jusqu’à 300 kilos de marchandise, autant de poids en moins pour le livreur, se réjouit Tom Véa cofondateur de Fraichy, une plateforme montpelliéraine qui permet de faire ses courses en ligne chez des petits commerçants de quartier et de se faire livrer à domicile.

“Nous livrons des colis assez volumineux car ce sont des courses alimentaires, donc cela peut représenter 20 ou 25 kilos par client, c’est autant de poids en moins pour le transporteur.”

Pour le test du jour c’est un colis d’olives qui a été livré, quelques centaines de mètres parcourus entre les Halles Jacques-Cœur et le domicile d’une cliente agréablement surprise en ouvrant sa porte : “C’est marrant, on ne sait pas si on doit s’adresser au robot ou au livreur”, conclut-elle en souriant.

 

 

The Economist : The pandemic is giving unmanned deliveries a fillip

The Economist : The pandemic is giving unmanned deliveries a fillip

Demand is surging for contactless provision of meals, medical supplies and other products

Unmanned vehicles, airborne or earthbound, have been pressed into anti-pandemic service the world over. In Mexican slums they spray disinfectant from the sky. “Shout drones” with loudspeakers scold socially undistanced Americans, Chinese and Europeans. Most consequential, the popularity of contactless provision of food and medical supplies is boosting the drone-delivery business.

Before covid-19 MarketsandMarkets, a research firm, reckoned this would generate revenues of $800m this year. Now it says $1bn is closer to the mark, and has revised its forecast for 2022 from $1.6bn to $2.2bn. Many other analysts agree.

https://www.economist.com/business/2020/07/04/the-pandemic-is-giving-unmanned-deliveries-a-fillip

 

The Economist : Get on board with drone delivery

The Economist : Get on board with drone delivery

With many countries still under lockdown and the need for social distancing unlikely to disappear soon, interest in delivery drones, both airborne and ground-based, has surged. A few startups that saw themselves as a community of pioneers just a few months ago are now fierce competitors, says Vincent Talon, co-founder of TwinswHeel, a French firm with booming orders for its rolling delivery “droids”. But enthusiasm alone is not enough. Drone companies and their customers must overcome a range of concerns about the technology and find the right partners and allies to enable wider adoption. So what lessons can be learned from those on the drone-delivery front line?

  • This isn’t just about outdoor delivery. Ground robots find it easiest to navigate in highly “structured” environments like factories and hospitals. And they don’t have to be on the move all day to be valuable. Sending a delivery robot can be cheaper than sending skilled workers to fetch tools and parts, especially if that pauses production, says Mr Talon, whose firm sells delivery robots to manufacturers.
  • But delivery in cities is the big prize. The desire for no-contact deliveries may be driving demand today, but urbanisation and ageing societies will strengthen the case for automated deliveries in the years to come, says Qi Kong, head of autonomous driving at China’s JD Logistics. In the meantime, semi-structured environments (such as business parks or university campuses) are popular testing grounds. Six-wheeled drones made by Starship, an Estonian startup, deliver take-away food and coffee on several American campuses, with plans to expand to 100 by summer 2021. Starship drones also deliver groceries in Washington, DC and Milton Keynes, England.
  • Demand has increased “exponentially” since the start of the coronavirus pandemic, according to Starship’s boss, Ryan Tuohy. Other drone firms concur: flying drones operated by Google’s sister company, Wing, are now performing 1,000 deliveries a week, an eight-fold increase since February, says Jonathan Bass, the firm’s head of communications. Wing drones are operating in Virginia, in Helsinki and in the Australian cities of Canberra and Logan.

Both Starship and Wing have been testing their delivery drones for a couple of years. They and other firms are well aware of the need to tread carefully, so that a range of concerns about drones can be gradually overcome. Notably, drones must demonstrate that they are:

  • Not dangerous or annoying. Wing’s aerial drones are mostly made of foam, and weigh about the same as a domestic cat, says Mr Bass. Delivery by drone is cleaner and safer, he argues, than using a car or truck. After the firm redesigned its drones to change the pitch of their electric rotors, complaints about noise fell to almost nil.
  • Not scary or creepy. Starship’s cute, picnic-basket-sized robots roll at walking speed on pavements, avoiding pedestrians and stopping when in doubt. (A remote operator, overseeing multiple robots, can assist when necessary.) The robots greet customers when arriving to make a delivery, and say “have a nice day” when departing. Drone firms need to “strike the right balance between utility and unobtrusiveness,” notes Mr Tuohy.
  • Not job killers. To win over France’s SNCF, a railway firm with strong unions and a penchant for striking, TwinswHeel initially configured its robots to follow factory workers while carrying their kit. Only after a year were the robots made autonomous. Mr Talon reckons rejection would have otherwise been quick. Autonomous deliveries can be introduced faster where workers are accustomed to automation. At a Renault car factory near Paris, TwinswHeel pulled off the same trick in several weeks.
  • Not going to be stolen. People will not order meals or groceries if they worry that someone will steal them. Wing drones hover to lower packages to their recipients at an agreed spot. Customers receiving a delivery via a Starship robot are sent an alert when it arrives that lets them unlock it. The robots also have a built-in alarm and camera system, and a GPS tracker.

With tens of thousands of deliveries under their belts, drone startups are confident that the technology works. The main hurdle to expansion is regulatory approval. Oversight of drones cuts across ministries of transport, environment, and the interior, as well as city halls and police and fire departments. Navigating this regulatory maze is tricky, but wheels are turning.

  • The pandemic is encouraging regulators to move more quickly, so now is the time to push for approvals, says Ryu Kentaro, head of delivery robotics at ZMP, a Japanese robot-maker. Its robots already operate within office buildings, and the firm reckons it will soon have permits to test street deliveries in Tokyo. Chinese firms are hiring locals in Europe and America to navigate bureaucracies and win approvals.
  • Rules for aerial drones are coming into focus, with regulators allowing flights at night, and beyond line-of-sight, on a per-project basis in several countries. Drones from Matternet, an American firm, fly beyond line-of-sight to deliver packages for Swiss Post. Zipline, another American firm, operates drones that deliver medical supplies in Ghana and Rwanda. And Wing won approval to operate as a “certified air carrier” in America last October. “I think you’ll see some of those approvals accelerate in the future,” says Mr Bass.
  • Emphasising public benefit can help win over regulators, says Stuart Ginn of WakeMed Hospital in Raleigh, North Carolina. Working with Matternet and UPS, the hospital has been flying medical samples to a nearby lab. It’s “almost like teleportation”, says Mr Ginn.

What does all this mean for firms interested in getting involved with drone delivery?

  • Drone firms are looking for partners as they expand their operations around the world, but want different partners in different places. “Every community is slightly different in what they want delivered,” says Mr Bass. “And that drives our discussions with partners.” Drone firms are particularly keen to partner with firms that can help them secure permits and approvals for operation in new areas.
  • This isn’t just for big companies. Starship delivers coffees from Starbucks, and Wing has partnerships with Walgreens and FedEx. But Wing has also partnered with a gift store, a coffee shop, a cafe and a local restaurant in Virginia, and with a coffee shop, a patisserie and a sporting-goods store in Australia. Cheap, fast dispatches by drone could provide an opportunity for small, local businesses that might never have considered offering delivery.
  • There are many possible business models. Some firms will want to build their own drones (Amazon is building its own aerial drones, and acquired Dispatch, an American startup that had cloned Starship’s robots). Others will want to buy drones to operate themselves, or partner closely with a drone operator. Some firms will just want to pay a drone-logistics provider by the delivery. “We’re open to different models,” says Mr Bass.

Drone delivery is a field that has long been associated with hype and stunts. Some outfits will fly a burrito a short distance in perfect weather and issue a press release about their “Kitty Hawk moment”, says Justin Hamilton of Zipline. When Amazon unveiled its plans for delivery drones in 2013, many people thought it was kidding. But since then the technology has improved, regulations have been clarified—and now the coronavirus pandemic has provided a new rationale. For some customers, delivery drones have already arrived.

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AutoNew Pro : 5 ROBOTS LIVREURS QUI VONT RÉVOLUTIONNER VOTRE QUOTIDIEN

AutoNew Pro : 5 ROBOTS LIVREURS QUI VONT RÉVOLUTIONNER VOTRE QUOTIDIEN

Livraison à domicile automatisée, aide à la personne, amélioration et rapidité des services… l’utilisation des robots dans le domaine de la livraison est variée et tend à se développer. C’est pourquoi l’institut Vedecom propose aujourd’hui son classement des cinq meilleurs robots livreurs, les plus innovants et aboutis en Europe, dont une inédite voiture sans chauffeur, assurant le dernier kilomètre de livraison de manière autonome.

Vedecom est un Institut de Transition Énergétique qui rassemble de nombreuses entreprises et acteurs divers, animant ensemble des projets de développement pour la mobilité de demain. Sur 40 projets de recherche et développement en cours, 12 sont menés à l’échelle européenne et couvrent trois domaines principaux : l’électrification, les véhicules autonomes et connectés ainsi que les nouvelles solutions de mobilité et d’énergie partagée. Ici, nous nous concentrons sur leur classement des cinq meilleurs robot livreurs dont l’un d’eux est une étonnante voiture électrique futuriste et 100% autonome.

#1 : TwinswHeel

Le robot TwinswHeel est un “droïde” de livraison de colis autonome. La première étape consiste à se concentrer sur les sites clos tels que les grands sites industriels et peu de temps après les villes avec commerce électronique et dépanneur. Le robot TwinswHeel est basé sur un véhicule autonome afin de réussir dans la livraison de marchandises autosuffisante. Il se veut flexible et efficace pour être en capacité de livrer toute l’année 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.lien article

ForumEco : Les droïdes de Soben, débarquent en ville et dans les usines

ForumEco : Les droïdes de Soben, débarquent en ville et dans les usines

Spécialiste des amortisseurs, cette dynamique PME lotoise s’est lancée avec une belle réussite sur le marché des droïdes, robots autonomes porteurs de charges.

Avec ses yeux ronds et ses grandes roues, il ressemble à un gros jouet vintage. Ce robot électrique (sur la photo) développé par la PME lotoise Soben, est pourtant un bijou de technologie, entièrement autonome, équipé de caméras, radars et capteurs à ultrasons.

Depuis 2017, cette entreprise innovante, spécialisée dans la conception et la réalisation d’amortisseurs pour l’automobile, l’aéronautique ou la Défense, s’est lancée dans la fabrication de droïdes, des robots porte-charges pour l’industrie ou l’assistance à personnes. Soben conduit avec succès ces deux activités, des grands comptes comme Renault, Nissan, la SNCF ou Siemens utilisent les robots lotois sur leurs chaînes de montage.

Créée en 2005, par Benjamin Talon, au sein de l’incubateur de l’École des Mines d’Alès, la PME a démarré ses activités à Cahors, au sein de du Village artisanal de Regourd. Si l’ancien ingénieur de Renault Sport a débuté seul, l’entreprise comptait déjà 10 personnes au bout de deux ans, elle emploie aujourd’hui 12 salariés pour la partie amortisseurs (2 M€ de CA) et une vingtaine avec la robotique. « Nous avons très vite déposé des brevets innovants permettant d’améliorer les capacités d’amortissement et de suspension et travaillé avec des grands groupes, notamment Renault et Airbus, explique le dirigeant. Nous fabriquons en petites séries des équipements sur-mesure. » En progression constante, la PME compte des clients prestigieux, Airbus, PSA, Renault, Navya (navettes autonomes) ou encore Arquus (véhicules militaires).

ILS VOUS SUIVENT ET REPARTENT SEULS

En 2016, Benjamin Talon et son frère Vincent, ingénieur en automatique, ont mis au point, « pour s’amuser », un petit véhicule autonome. Présenté au CES de Las Vegas, le robot a connu un beau succès. « Nous proposons aujourd’hui, une gamme de droïdes, que nous avons conçus de A à Z, pour l’industrie, afin d’améliorer la productivité et le confort dans le travail et pour de nouveaux usages, comme l’accompagnement de personnes à mobilité réduite, ou la livraison de charges. »

À deux ou quatre roues, les robots Winswheel (roues jumelles) font l’objet de nombreuses expérimentations. À Montpellier, ils effectuent la livraison de commerces en centre-ville, pouvant transporter jusqu’à 300 kg. À Toulouse, ils embarquent la caisse à outils des opérateurs d’Enedis jusqu’au lieu d’intervention. À Paris, ils transportent les courses des clients de Franprix en les suivant jusqu’à leur domicile (un kilomètre maximum) et sont capables de retourner tout seuls au magasin. « De belles perspectives s’ouvrent sur ce secteur très porteur, en France et à l’étranger, assure Benjamin Talon. Nous avons déjà des robots en activité en Allemagne et aux États-Unis. »

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Les Echos : La livraison de centre-ville se tourne vers les droïdes

Les Echos : La livraison de centre-ville se tourne vers les droïdes

Tiraillés entre l’augmentation des réglementations urbaines et la hausse des commandes sur internet, les acteurs de la livraisons s’efforcent de trouver des solutions pour livrer en ville. Vite et vert…

D’un côté, les collectivités limitent la circulation des véhicules de livraison dans un souci écologique. De l’autre, les livreurs veulent eux-aussi réduire leur impact sur l’environnement et l’encombrement des routes. Vice-président du conseil de surveillance du gros groupe Pomona, et président de la Confédération Française du Commerce de gros et International (CGI), Philippe Barbier observe les problèmes de stationnement que rencontrent régulièrement les chauffeurs« Nous devons inventer, ensemble. De nouvelles aires de dépose high tech, par exemple. Les plaques d’immatriculation pourraient être lues pour suivre les transferts de charge et trouver les meilleurs moyens de les réglementer. » 

Le professionnel souligne ainsi le potentiel inexploité des nouvelles technologies en matière de gestion des flux de livraison. C’est aussi l’une des recommandations de la CCGI qui a publié le 5 novembre 2019 un rapport sur les enjeux de mobilité des marchandises dans une ville durable. Cette enquête, menée par l’IFSTTAR (Institut français des sciences et technologies des transports, de l’aménagement et des réseaux) préconise le partage des données« Nous pourrions mettre en place à peu de frais des protocoles d’échange avec les communes pour comprendre l’impact de telle ou telle règle. Utilisons les nouvelles technologies pour améliorer la modélisation de l’urbanisme », recommande Laetitia Dablanc, directrice de recherche à l’IFSTTAR.

Des entrepôts proches des centres-villes

Le développement des entrepôts urbains est également recommandé. Car plus les entrepôts sont éloignés des centre-villes, plus de véhicules différents sont nécessaires. Ainsi, le service de livraison Vert chez vous, du groupe Labatut , a choisi de ne pas céder à cet éloignement forcé par la densité des villes et le prix de l’immobilier. « Tant que nous n’avons pas trouvé un entrepôt proche du centre-ville, on ne s’installe pas », tranche Jennifer Labatut-Darbas, présidente du groupe.

Vert chez vous a commencé à livrer à Toulouse en 2011. Depuis, la marque dont la flotte de camionnettes est à moitié électrique, à moitié au gaz naturel (GNV), s’est aussi implantée à Bordeaux, Paris, Lyon et Marseille. L’entrepreneuse scrute l’évolution du marché de la livraison urbaine et ressent la pression exercée par la demande du e-commerce : « Les contraintes de circulation en centre-ville augmentent. Avec des services comme la livraison en moins d’une heure d’Amazon, les consommateurs souhaitent à la fois être plus écolos et être livrés plus vite. La proximité de nos entrepôts nous aide à lutter contre ces travers de l’instantanéité », résume-t-elle.

La promesse des droïdes français

Cette instantanéité, les nouveaux droïdes développés par Valeo pour le marché chinois l’atteindraient presque. Au CES 2020 ( Consumer Electronics Show ), l’équipementier français a présenté un droïde électrique et autonome conçu pour Meituan Dianping, un des leaders de la livraison de repas en Chine. Mesurant moins d’un mètre de large et motorisé à 48 volts, le droïde emprunte les pistes cyclables« Grâce au compartiment connecté du droïde, qui pourra être chauffé ou réfrigéré, l’opérateur peut analyser quels mets sont les plus populaires où et quand pour en prévoir la quantité nécessaire. Les clients pourraient être ainsi livrés en quelques minutes », expose Guillaume Devauchelle, vice-président en charge de l’innovation et du développement scientifique de Valeo.

L’équipementier a aussi fourni le système de propulsion électronique et les capteurs des droïdes français Twinswheel . La PME Soben, basée à Cahors, propose ces robots qui permettent aussi bien de porter ses courses pour les personnes âgées que de livrer un colis en ville. La Poste et Stef, transporteur alimentaire, les testeront prochainement à Montpellier. Autonomes, roulant à 25 km/h maximum, ils circuleront sur les voies de bus et les zones 30 pour livrer les magasins. En décembre 2019, les premiers tests techniques ont été réalisés. « Chaque route virtuelle doit être validée par quatre ministères différents pour assurer tous les niveaux de sécurité. Un employé sera alerté si une situation à risque se produit et pourra reprendre la main sur la conduite du droïde », explique Vincent Talon développeur du robot. L’entreprise attend au printemps 2020 leur dernière validation du Ministère des Transports.

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Actu.fr : Lot. Les premiers véhicules autonomes de transport de marchandises viennent de Cahors

Actu.fr : Lot. Les premiers véhicules autonomes de transport de marchandises viennent de Cahors

La Société TwinswHeel, filiale de la Soben installée à Cahors dans le Lot, développe les premiers robots intelligents de transport de marchandises, en test à Montpellier.

C’est déjà demain. L‘intelligence artificielle prend une part de plus en plus grande pour seconder les activités humaines, que ce soit dans les activités commerciales et industrielles comme dans la vie quotidienne. Très bientôt, il ne sera pas rare de croiser des robots intelligents, dénommés robots autonomes terrestres ou droïdes, au design bien éloigné de R2D2, livrer des colis dans les rues des villes ou aider les salariés dans les usines. À Cahors, la société TwinswHeel, filiale de la Soben, a déjà un pied dans l’avenir et développe cette technologie de véhicule autonome terrestre dans son usine à Regourd.

Robot transporteur autonome

Benjamin Talon et son frère Vincent Talon se sont lancés dans l’aventure en 2016. « L’idée de créer un véhicule autonome terrestre vient de nos propres besoins » explique Benjamin Talon, dirigeant de l’entreprise Soben à Cahors. Pour les activités de sa société de fabrication d’amortisseurs pour les voitures, les avions et les véhicules militaires, il avait besoin d’un robot transporteur de colis. Avec son frère Vincent, ingénieur en robotique et automaticien, ils décident donc d’en construire un. Leur prototype a été présenté en 2017 au CES de Las Vegas (Consumer Electronic Show*) où il a remporté un énorme succès.

« Nous étions les premiers à le faire, poursuit Benjamin Talon, même s’il y avait quelques concurrents, nous étions les plus avancés ». Peu à peu, ils ont continué à développer cette technologie, ont affiné leur savoir-faire et sont arrivés à créer des droïdes utilisés dans différentes usines dans le monde. Aujourd’hui, 6 ingénieurs travaillent pour développer ces robots autonomes, secondés par quatre apprentis.

En test à Montpellier

Leurs droïdes de transport de colis sont depuis quelques semaines en test dans les rues de la ville de Montpellier. Deux robots autonomes terrestres commencent à y circuler, un pour les transports de colis à destination de La Poste, l’autre pour achalander les commerçants du centre-ville en produits frais avec le transporteur STEF.

Ces robots intelligents perçoivent parfaitement leur environnement grâce à toute leur technologie embarquée, entre capteur laser, caméras 2D et 3D, capteurs ultrasons et capteurs infrarouges. « Cela permet de représenter l’environnement avec des systèmes redondants, souligne Benjamin Talon. Ainsi, ils voient la même chose plusieurs fois de manière différente ». Cela permet de sécuriser pleinement ces robots au sein de leur environnement en confirmant les données par différents systèmes.

À Montpellier, TwinswHeel a été la seule entreprise sélectionnée pour ce test. D’une durée de 36 mois, l’expérience permettra d’homologuer les véhicules autonomes de frêt pour qu’ils puissent circuler en France. « Pour l’instant, ce n’est que la mise en place. Ils ne tourneront vraiment qu’entre les mois de juin et août prochains » précise Benjamin Talon.

Robot capable de tenir un discours

Ces robots sont aussi capables de communiquer avec les hommes grâce à leur système d’intelligence embarquée. « Ce n’est pas du Shakespeare, mais ça permet des interactions. Le robot parle, entend, et il est capable de tenir un discours plus ou moins évolué ».

Reste que ce n’est encore qu’une expérimentation, et que l’exploitation commerciale réelle devra encore attendre quelques années.

Aide aux salariés

En attendant, la société TwinswHeel poursuit le développement de ce type de robot pour l’aide à la personne dans le secteur industriel, où leur utilisation est autorisée. Ainsi, une cinquantaine de robots tournent dans des usines partout en France et dans le monde, chez Renault, la SNCF ou Framatome en France, mais aussi Siemens en Allemagne ou encore Nissan aux États-Unis. Ces robots aident les salariés en portant à leur place des charges lourdes. Ils sont par exemple capables de suivre un employé dans l’usine… À chaque fois, les robots sont conçus à la carte, en fonction des besoins de chaque client. « L’idée est de soulager l’humain des tâches répétitives et pénibles. Cela limite le temps perdu mais aussi les risques pour les hommes. » L’intervention de l’homme reste nécessaire pour charger et décharger le robot.

Pour fabriquer chaque modèle, entre 4 et 6 mois sont nécessaires, et un robot coûte de 10 000 à 50 000 €. « Chaque modèle embarque une technologie qui coûte extrêmement cher » précise Benjamin Talon.

En attendant, TwinswHeel travaille pour rester toujours à la pointe et avec une longueur d’avance sur ses concurrents et intègre régulièrement les nouvelles technologies à ses engins.

Dans les rues de Cahors

Les Cadurciens peuvent de temps à autre voir ces robots en test dans les rues de la ville. Chaque sortie suscite étonnement et interrogations. Si parfois les réactions sont négatives, la plupart des gens restent ébahis devant ce concentré de technologie. « Il faut être bienveillant avec nos robots. Ils ne sont pas de l’intelligence artificielle, mais de la bêtise artificielle. Les gens n’ont pas besoin de prouver qu’ils sont plus intelligents que les robots, car ils le sont. S’ils veulent provoquer l’accident, ils pourront le faire. Un enfant de trois ans est plus intelligent. Ces robots ne sont pas là pour remplacer les humains, mais juste pour les aider. C’est un outil qui aide à la productivité » insiste Benjamin Talon. Lors de leurs sorties de test, les ingénieurs se font un plaisir d’expliquer aux passants le fonctionnement de leurs machines et se nourrissent des remarques des gens pour développer leurs droïdes. Pour que la cohabitation dans le futur se fasse sous les meilleurs auspices.

* Le Consumer Electronic Show est le plus important salon consacré à l’innovation technologique en électronique grand public.

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Actu Transport Logisitque : Lancement imminent des robots de livraisons STEF à Montpellier

Actu Transport Logisitque : Lancement imminent des robots de livraisons STEF à Montpellier

À Montpellier, les robots de livraisons qui vont être opérés par Stef et la Poste sont sur les startings blocks. La cité du Languedoc va étudier leur insertion dans les flux de circulation et de livraison, avant la mise en place d’une zone à faible émission (ZFE).

Lundi 2 décembre, les élus de la Métropole de Montpellier ont présenté les robots de livraisons qui vont prochainement rouler au coeur de la cité languedocienne.

La métropole figure en effet parmi les 13 territoires choisis par l’Ademe, le 26 avril dernier, pour des projets d’expérimentation de véhicules routiers autonomes.

Tester des droïdes de livraison urbaine

Seule collectivité retenue sur la logistique, elle accueille un programme visant à tester des droïdes de livraison urbaine qui seront opérés par le groupe Stef et La Poste. L’expérimentation sera menée en collaboration avec Cara, le pôle de compétitivité expert dans le transport collectif de personnes et dans le transport de fret avec les droïdes conçus par la start-up occitane TwinswHeel.

“Le projet vise à tester une solution innovante et durable pour la livraison de marchandises en ville et à évaluer sa maturité et sa pertinence d’un point de vue technologique, environnemental, usuel, économique, social et sociétal”, indique la Métropole de Montpellier dans un communiqué de presse.

Produits alimentaires frais

L’opération, dont le lancement serait imminent, doit durer 36 mois. Les cas d’usages qui seront testés portent sur la livraison de colis pour La Poste et la livraison de produits alimentaires frais pour STEF.

Les droïdes, ou petits véhicules, vont rouler, dans un premier temps accompagnés par un opérateur dans le quartier d’Antigone et dans le coeur historique de Montpellier.

TwinswHeel a développé plusieurs types de droides, un petit modèle pouvant porter des charges jusqu’à 40 kg ainsi qu’un plus gros capable de transporter 500 kg. Ces modèles 100 % électriques se déplacent en roulant jusqu’à 6 km/h dans les environnements encombrés et peuvent atteindre 12.5 km/h dans les lieux dégagés.

Prélude pour la Zone à Faible Émission

Avec cette expérience, Montpellier entend favoriser le vivier d’entreprises numériques du territoire spécialisées dans le traitement des données (internet des objets, “big data”, analyse décisionnelle, intelligence artificielle, etc.).

“En termes d’urbanisme, et de ville de demain, il s’agit d’anticiper l’arrivée des véhicules autonomes et ses conséquences mais également d’envisager les effets en termes sociétaux et sociaux (aide technique apportée et appropriation par les usagers, aide à l’autonomie des personnes en situation de dépendance, réduction de l’accidentologie…)”, soulignent les élus.

Ce mode de livraison entre également en résonnance avec le futur projet de ZFE – Zone à Faible Émission – que la cité va mettre en place “pour dégager le centre-ville des véhicules.”

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