20 minutes : Montpellier : Des droïdes (presque) autonomes testés pour effectuer des livraisons dans le centre-ville

20 minutes : Montpellier : Des droïdes (presque) autonomes testés pour effectuer des livraisons dans le centre-ville

ROBOTS L’expérimentation a été lancée ce vendredi dans le quartier Antigone

  • La métropole de Montpellier a lancé l’expérimentation de robots autonomes, électriques et silencieux, capables d’effectuer des livraisons dans le centre-ville.
  • Dans le cadre de cette phase de test, qui a débuté ce vendredi, ils sont toutefois accompagnés d’un pilote, qui peut intervenir en cas de risque.
  • La Poste a notamment adopté l’un d’eux pour aider les facteurs dans leurs tournées.

Peut-être avez-vous vu circuler ces petits bolides à Antigone ? La métropole de Montpellier (Hérault) a lancé dans ce quartier l’expérimentation de véhicules, chargés de réaliser des livraisons. Le projet est l’une des 16 tests retenus par l’Etat en France pour définir les contours de la filière des véhicules autonomes. C’est, en revanche, le seul visant à tester son application sur la logistique urbaine.

Ces droïdes, électriques et silencieux, sont bardés de capteurs, qui leur permettent de « percevoir leur environnement, de localiser, mais aussi détecter les éventuels obstacles sur leur chemin, et d’en évaluer les risques », explique Vincent Talon, le cofondateur de la start-up TwinswHeel, qui les a créés. Ils ne sont toutefois pas lâchés dans la jungle urbaine sans précaution : les robots circulent sur des « routes virtuelles », cartographiées à l’avance de façon ultra-précise.

Accompagnés par un pilote

« Et si on lui donne une nouvelle mission, par exemple celle d’aller récupérer un colis, dans un entrepôt, pour aller le livrer chez un commerçant, il déterminera seul, parmi toutes ces routes, celle qui est la meilleure, poursuit l’ingénieur. En évitant les zones à risques. On ne va pas, par exemple, faire rouler le robot devant une école à 8 heures du matin, ou traverser la place du marché le mercredi. » Et s’il détecte un obstacle, il s’arrête net, et ne reprend son chemin que lorsque tout risque est levé.

Ces machines, capables de porter des charges lourdes, n’ont besoin, en réalité, de personne pour se déplacer. Mais l’autonomie totale, ce n’est pas encore pour demain : dans le cadre de cette phase de test, elles seront accompagnées par un pilote, qui se tiendra à moins d’une dizaine de mètres. « S’il détecte qu’il y a un potentiel risque d’incident, il prend la main sur le robot », explique Vincent Talon.

Aider les facteurs

Deux modèles sont expérimentés à Montpellier : un robot blanc, testé par l’entreprise Stef, destiné à transporter des produits frais de l’entrepôt jusqu’au primeur, au restaurant ou au boucher, et un robot jaune, adopté par la Poste, pour le courrier et les colis. Et il n’est pas question, assure Philippe Dorge, directeur général du groupe, que ces droïdes prennent le travail des facteurs. « Il ne faut pas y voir une atteinte à l’emploi, confie-t-il. Ces innovations sont au service de nos facteurs, elles leur apportent une aide, une efficacité supplémentaire. » Et elles permettent d’effacer, un peu, de la pénibilité de leur travail. « Je pense notamment aux gros colis », reprend Philippe Dorge.

Ces droïdes, dont le lancement, en situation réelle, dans l’Ecusson, n’est prévu que dans deux ans, tombent à pic pour le développement de la ZFE, la Zone à faible émission. Ils permettront, espère la métropole, de laisser les fourgons polluants à l’extérieur de l’agglomération, et d’assurer les livraisons sur « le dernier kilomètre » sans aucune émission de CO2. « Jusqu’à quand vais-je bondir, à 11 heures du matin, sur la Comédie, quand je vais voir des camions ! », gronde Michaël Delafosse (PS), le président de la métropole. « C’est ça, l’enjeu : est-ce que, sur le dernier kilomètre, nous voulons de gros camions de livraison, ou de petits véhicules comme ceux-là ? »

La Tribune : TwinswHeel : un robot à votre service

La Tribune : TwinswHeel : un robot à votre service

Vendredi matin à La Motte-Chalancon le TwinswHeel en a surpris plus d’un dans les ruelles du village. Cet appareil avançant tout seul a été l’attraction du jour. Ce petit robot a pour objectif principal de désenclaver les personnes isolées ou en perte d’autonomie, il est autonome et capable de porter jusqu’à 50 kg de courses.

C’est le compagnon idéal des personnes ayant des difficultés à se déplacer. Complémentaire de l’aide soignante du matin et de l’infirmière du soir en permettant à ces personnes à mobilité réduite de pouvoir faire des courses. Il peut faire 15 km et durer environ 8 h. Il peut se déplacer en 3 modes « suiveur» comme un petit chien en portant ses charges lourdes, «autonome » il se déplace seul dans un lieu connu et cartographié, capable d’éviter des obstacles et « pilotage à distance ». Mais il peut aussi être utilisé pour seconder les artisans dans les grandes villes, pour des livraisons de colis, de repas…

Créé à Cahors par les frères Talon Vincent et Benjamin, ce petit robot est en phase d’expérimentation. Ce vendredi à La Motte, le TwinswHeel a apporté les courses et le pain chez Marthe 95 ans au centre du village. Marthe ne peut plus faire ses courses seule, et fut surprise et ravie à l’arrivée du petit robot « je m’attendais à voir quelque chose de beaucoup plus gros ».

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L’Express : Les robots livreurs sont dans les starting-blocks

L’Express : Les robots livreurs sont dans les starting-blocks

Aux Etats-Unis et en Chine, où la réglementation est plus souple, de petits droïdes à roues circulent déjà sur les trottoirs et dans les travées des magasins.

Depuis peu, les habitants de La Motte-Chalançon, village drômois de quelque 400 âmes, n’ont  même plus à sortir de chez eux pour se ravitailler à la supérette. C’est une voiturette robotisée qui leur livre les courses. Elle sillonne les rues du village et contourne les obstacles qui se dressent sur son chemin, en suivant l’itinéraire cartographié dans sa mémoire grâce à une vingtaine de capteurs. « Une fois à destination, il avertit d’un coup de klaxon le client qu’il peut récupérer ses courses », détaille à L’Express l’ingénieur en robotique Vincent Talon, qui a conçu le cerveau de Cithy S, ce cyber–livreur en cours d’expérimentation. Ce droïde est un des trois derniers modèles fabriqués au sein de Soben, entreprise qu’il a cofondée en 2005 avec son frère Benjamin, ingénieur en mécanique et big boss. Spécialisée à l’origine dans la fabrication d’amortisseurs, cette PME basée à
Cahors (Lot) s’est diversifiée en 2016 dans la robotique. Le duo a alors mis au point
sous la marque TwinswHeel une gamme d’engins sans chauffeur, capables de transporter, selon les versions, jusqu’à 600 kilos de marchandises. Les frères Talon prévoient d’en commercialiser 4 000 chaque année, mais pas avant… 2025 ou 2026.

 

Maddyness : TwinswHeel s’attaque avec ses robots aux livraisons en centre-ville

Maddyness : TwinswHeel s’attaque avec ses robots aux livraisons en centre-ville

Créée en 2016 par Benjamin et Vincent Talon, TwinswHeel est spécialisée dans la production de robots autonomes en sites fermés et en ville. Tirée par un marché de la livraison du dernier kilomètre en forte croissance, la startup basée à Cahors produit le CithyL, un véhicule capable de porter plus de 300 kg de charge utile, et de se balader dans les centres urbains.

Depuis sa présentation remarquée au CES de Las Vegas, en 2017, TwinsHeel, fabricant de robots autonomes porte-charge à propulsion électrique, semble tracer sa route sans encombre. À ce jour, la jeune pousse française a produit 50 unités. Une trentaine d’exemplaires facTHory — une version déclinée sur mesure selon les besoins du client — été vendue à la SNCF, Siemens, Framatome, Nissan et Cdisount pour leurs usines et entrepôts. Et une vingtaine de robots baptisés ciTHy — dédiés à la ville — pouvant supporter des charges allant de 50 à 350 kilos. « Depuis plus de 15 ans, nous travaillons  au sein de Soben pour l’industrie, l’automobile, l’aéronautique… Nous développons pour les grands comptes des objets mécatroniques (amortisseurs, trains d’atterissage, ndlr) et avons détecté chez eux le besoin de petits robots pour seconder les techniciens et ouvriers afin de les soulager des tâches répétitives et pénibles. De là, est née l’idée de concevoir des droïdes de logistique pouvant porter des charges lourdes à la place des humains », racontent Benjamin Talon, dirigeant de Soben et cofondateur avec son frère jumeau Vincent (ingénieur en robotique) de TwinswHeel. 

De la robotique à fort impact social

Qu’ils soient dédiés à l’industrie ou à la ville, les robots TwinswHeel ont pour objectif d’avoir « un impact social très positif » selon leurs créateurs . En usine, ils sont dédiés aux logisticiens dans des tâches de transport de charges et d’approvisionnement en bord de chaîne en autonomie, et pour accompagner les collaborateurs chargés de la maintenance où le robot est alors en mode « follow me » . « Comme ces robots secondent les ouvriers et les techniciens dans leurs tâches quotidiennes, ils réduisent la pénibilité de leur travail et leur permettent de se recentrer sur des tâches à plus forte valeur ajoutée. De facto, cela accroît la productivité des entreprises, point essentiel pour le Smart Business » , précise Vincent Talon.

En milieu urbain, le ciTHy a une triple vocation : accompagner des personnes isolées ou en perte d’autonomie pour leurs courses, seconder des professionnels (facteurs, plombier, électricien…) dans le port de leurs charges, livraison BtoB et BtoC du « dernier kilomètre ». Des expérimentations ont déjà été menées à Paris avec Franprix pour les personnes âgées ou à mobilité réduite. Une petite révolution dans le monde de la robotique. « Pour des urgences de plomberie ou d’électricité, le droïde peut porter du petit matériel et intervenir rapidement dans les cœurs de villes, évitant les embouteillages et le soucis du stationnement. Sur des campus ou des quartiers privés, ciTHy peut livrer des colis depuis une conciergerie ou des repas aux habitants depuis un restaurant. Cela permet d’éviter un flux de voitures / scooters. Ces petits droïdes s’avèrent aussi être très utiles dans les périphéries des centres urbains et dans les zones rurales pour seconder les personnes à mobilité réduite. Partagé dans un village, il permet également de relayer les aides-soignants et les proches dans leurs tâches journalières » , détaillent les co-fondateurs de TwinswHeel.

Ainsi, plusieurs petits robots suiveurs arpentent depuis bientôt deux ans le centre-ville de Toulouse en compagnons fidèles des techniciens d’Enedis. À Montpellier, La Poste et Stef, transporteur frigorifique, expérimentent la livraison du dernier kilomètre grâce à des droïdes complètement autonomes. TwiswHeel est la seule entreprise française autorisée à de telles expérimentations – menées dans le cadre du projet gouvernemental Sam-Evra visant à élaborer la réglementation de véhicules autonomes en ville d’ici 2023. « Nous en sommes encore au stade préliminaire de l’expérimentation mais d’ici deux ans, nous aurons finalisé le développement de nos robots, en même temps que la généralisation de la réglementation », projette Benjamin Talon.

La livraison « du dernier kilomètre » porte la demande

« D’ici  2027, nous visons la production de 4000 unités annuelles » avancent les frères jumeaux dont toute la chaîne de production est locale, de la matière première à l’assemblage, près de Cahors et dans le Rhône. Des perspectives de croissance portées par une très forte demande sur la livraison en ville du dernier kilomètre. « Certains de nos robots d’expérimentation sont déjà achetés par nos clients qui les testent pour voir quels usages ils peuvent en avoir et la rentabilité qu’ils peuvent en tirer. Ils nous consultent pour mettre en place des flottes, ce qui nous permet d’envisager cette croissance. L’explosion de la demande pour la livraison du dernier kilomètre est notre cœur de métier. Elle est portée par le e-commerce et surtout avec les centre ville de plus en plus fermés à la circulation où nos droïdes sont une solution alternative à la livraison » poursuivent les frères Talon.

Cette croissance est telle que le chiffre d’affaires de Soben, de 2 millions d’euros en 2021, devrait être multiplié par 25 d’ici 2027 selon les projections des dirigeants. L’équipe de 14 personnes dédiée aux droïdes, va s’élargir à 20 d’ici à la fin de l’année, en déménageant dans des locaux deux fois plus grands pour pouvoir assurer la production.

Soutenue par la Région et l’agglomération du Grand Cahors, la PME familiale a de beaux jours devant elle… D’autant qu’elle est peu concurrencée. « Pour les clients industriels, nos robots sont concurrencés par Mir (Danois), Fetch (Américain), et Kiva (Amazon). En France, il y a beaucoup d’importateurs de robots mais très peu de fabricants à l’exception de Balyo et Alastef. Quant à la production dédiée à la ville,  nos concurrents sont Chinois comme Alibaba et Meituan Dianping. Si les Américains excellent en IA et les Chinois en robotique, nos robots tentent de réunir ces deux domaines avec des robots beaucoup plus mobiles ».

Des robots avec des yeux

Les ciTHy ont trois modes de déplacement :

  • suiveur : le droïde est appairé avec un maitre et le suit « comme un petit chien » en portant ses charges lourdes ;
  • autonome : le robot se déplace seul dans un lieu connu et cartographié en suivant des routes virtuelles où il sait éviter les obstacles ;
  • et pilotage à distance : grâce à la 4G par un opérateur qui peut être à 1000 km du robot.

« Notre valeur ajoutée réside dans la conception du robot et dans son intelligence artificielle. Près de six brevets ont déjà été déposés » confirme la startup occitane. « Si nos droÏdes facTHory permettent de développer et de tester nos technologies plus facilement car nous sommes en milieu fermé, nous les adaptons ensuite sur les ciTHy. Notre objectif final, c’est la ville ».

Pour l’heure, l’équipe planche sur l’ODD (operationel design domain), c’est-à-dire des robots pour améliorer son déplacement en milieu urbain et sa capacité à détecter tous les paramètres de son environnement. La prochaine génération de droïdes sera dotée de différentes expressions. Elle pourra parler et entendre. Et les robots auront des « yeux » capables de transmettre les émotions de l’usager. « Nous travaillons sur l’esthétisme et l’acceptabilité sociale de nos robots. Nous devons rendre l’objet attrayant, compréhensible dans sa fonction, non intrusif et respectant l’environnement immédiat des personnes ». Si les droïdes TwinswHeel sont pour l’heure commercialisés en Europe (France, Allemagne, Suisse) et aux Etats Unis, les perspectives de croissance de marché sont vastes. Avec un défi à relever : « Pour que nos robots puissent passer de pilote de service à une véritable commercialisation, il nous faut faire cette démonstration de la fiabilité ».

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Le Dauphiné : La Motte-Chalancon : ce robot transporte vos courses à votre place

Le Dauphiné : La Motte-Chalancon : ce robot transporte vos courses à votre place

Un drôle de petit engin, mi-car, mi-copie de combi se promenait dans les rues et calades de La Motte-Chalancon. Tout seul, il trouvait son chemin sans peine… son nom est City S.

Cette dernière créature de Twinswheel est un prototype conçu par Benjamin et Vincent Talon et leurs équipes, deux enfants mottois qui ont monté leur entreprise vers Cahors…

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Artdeville : Les droïdes arrivent en ville

” ENCORE AU STADE PRÉLIMINAIRE DE L’EXPÉRIMENTATION MAIS D’ICI DEUX ANS, NOUS AURONS FINALISÉ “

Dans les rues de Toulouse, de petits droïdes en mode semi-autonome suivent à la trace des techniciens Enedis pour les aider à transporter le matériel nécessaire à leurs interventions. À Montpellier, c’est une autre famille de robots qui a pris le contrôle, cette fois pour livrer les commerçants sur le dernier kilomètre. En phase expérimentale, ces scénarios futuristes devraient pourtant faire partie de notre quotidien dès 2023.
À la base spécialisée dans la fabrication d’amortisseurs pour voitures, la société Soben, créée en 2005 à Cahors, a diversifié il y a cinq ans ses activités dans la robotique.
« Au départ il s’agissait de faciliter le travail de nos salariés, puis nous avons présenté nos robots porte-charge à propulsion électrique au CES Las Vegas en 2017. Le succès a été immédiat », raconte Benjamin Talon, dirigeant de Soben et cofondateur de la marque TwinswHeel dédiée aux robots.
Tout s’est ensuite accéléré en 2019 lorsque l’entreprise occitanienne a été sélectionnée par le gouvernement pour participer au projet SAM – sécurité et acceptabilité de la conduite et de la mobilité autonome.
Menée entre la Poste et Stef, leader européen du transport frigorifique, l’expérimentation montpelliéraine entre dans le cadre de l’appel à projet Evra visant à élaborer la réglementation de véhicules autonomes en ville d’ici 2023. « Nous en sommes encore au stade préliminaire de l’expérimentation mais d’ici deux ans, nous aurons finalisé le développement de nos robots, en même temps que la généralisation de la réglementation », projette le dirigeant.

Robotique sociale
Pour l’heure, quatre modèles de robots (dont trois pour la ville et un pour les usines) aux capacités de charge diverses (50 kg, 150 kg et 300 kg) sont entièrement fabriqués dans l’usine de Soben, l’une des premières à s’être lancée sur ce marché. « Même s’ils jouent beaucoup sur le fake et la captation de data, les Américains excellent en IA et les Chinois sont très forts en robotique. Nous essayons de réunir les deux domaines avec des robots beaucoup plus mobiles », explique Benjamin Talon.
Pour sa nouvelle génération de droïdes, la société a travaillé sur l’esthétisme et l’acceptabilité sociale des robots, prenant en compte plusieurs impératifs : rendre l’objet attrayant, compréhensible dans sa fonction, non intrusif et respectant l’environnement immédiat des personnes. Les nouveaux robots ont des “yeux“ et sont dotés de différentes expressions. Ils sont aussi capables de parler, d’entendre.
« Les robots ne sont pas là pour remplacer les humains mais pour les aider, c’est pour cette raison que nos robots ne sont pas dotés de bras. Outre le fait qu’ils éliminent la pénibilité de la phase livraison, ils offrent la possibilité aux commerçants locaux de livrer leurs clients facilement. C’est une manière de redynamiser les centres-villes et de limiter le e-commerce outrageant », affirme Benjamin Talon. Désenclaver les personnes isolées ou en perte d’autonomie, seconder les artisans intervenant en ville, livrer des courses ou des repas… Les petits droïdes, pilotés grâce à la 4G par un opérateur, peuvent s’avérer très utiles.
Soben a déjà livré une quinzaine de robots à des usines ou campus industriels. Une pré-série de trois nouveaux modèles devrait voir le jour cet été avant l’industrialisation en 2022. Soben ambitionne de commercialiser 4 000 robots par an à l’horizon 2026.

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La tribune de Lyon

La tribune de Lyon

A cheval entre Lyon et Cahors, le créateur de « droïdes » électriques et autonomes Twinswheel vient d’en sortir coup sur coup deux nouveaux, portant sa gamme à quatre engins : les Cithy S, M et L respectivement d’une capacité d’emport de 50, 150 et 300 kg ; et le Factory, destiné aux usines et entrepôts.

Le tout dernier, le L, monocolis, peut assister les personnes en perte d’autonomie en les suivant. Alors qu’une cinquantaine de robots ont été vendus ou sont en test, mais que la circulation en ville de ces objets autonomes n’est pas encore autorisée, Vincent Talon, chez Twinswheel, jette un œil optimiste sur l’avenir. « Avec la piétonnisation des centres-villes, les ZFE, on espère une autorisation pour 2023. ».

Ça tombe bien, c’est en 2023 que l’entreprise espère faire grimper sa capacité de production à 4 000 robots par an. Son usine actuelle n’est dimensionnée que pour un millier d’unités. La montée en puissance passera par des partenariats.

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VoxLog : LE ROBOT AUTONOME DE TWINSWHEEL SE LANCE EN VILLE

VoxLog : LE ROBOT AUTONOME DE TWINSWHEEL SE LANCE EN VILLE
La jeune pousse française poursuit le développement de son drone terrestre autonome dédié à l’industrie et à la logistique. Déjà en action sur des sites fermés, il débute une grande phase d’expérimentation pour de la livraison urbaine à Montpellier.

Des robots qui viennent livrer des colis et se déplacent en autonomie dans les centres villes ? Si les images de projets de ce type nous viennent plus généralement d’outre-Atlantique ou de Chine, des solutions innovantes similaires se développent également en France, comme le prouve la start-up Twinswheel. Avec une équipe de 24 personnes, celle-ci déploie aujourd’hui ses droïdes de logistique dans plusieurs contextes. Tout d’abord sur des sites fermés, pour des clients industriels ou logisticiens, dans des tâches de transport de charges et d’approvisionnement en bord de chaîne en autonomie, ou encore pour accompagner les collaborateurs chargés de la maintenance, le robot suivant alors le technicien. Une activité porteuse qui concentre la majorité du chiffre d’affaires de la jeune pousse.

Des projets en action et des expérimentations

Mais la solution de Twinswheel vient aussi adresser un autre terrain, plus complexe, celui de la ville avec trois types de projets : le premier se concentre sur l’aide aux personnes à mobilité réduite ou âgées avec le transport de leurs courses. « Nous sommes en expérimentation sur le sujet avec plusieurs partenaires. Il est encore difficile de dégager un business model », explique Vincent Talon, co-fondateur de la start-up. Autre utilisation : des robots pour seconder les techniciens de maintenance intervenant en milieu urbain, capables de les suivre de manière autonome tout en portant leurs outils. Un cas de figure en action chez Enedis depuis début 2019 dans le Sud-Ouest de la France. « Dans les hyper-centres, les techniciens se déplacent directement à pied plutôt qu’en véhicule, et le robot les suit le long de la tournée, avec tout son matériel – ce qui réduit la pénibilité, la saturation des axes, la pollution d’interventions en camionnettes », note Vincent Talon.

Mais c’est le dernier grand axe qui présente le plus grand défi pour la jeune pousse : la livraison urbaine autonome du dernier kilomètre. Ce sujet est actuellement en phase de test dans le centreville de Montpellier avec le Groupe La Poste et le prestataire logistique Stef, dans le cadre de l’appel à projets Evra piloté par l’Ademe, qui vise à évaluer les impacts des véhicules autonomes pour défi nir un référentiel de sécurité. « Pour La Poste, nous transporterons des colis entre les différents bureaux de poste dans le centre-ville ; avec Stef, il s’agira de réapprovisionner les commerçants en produits frais depuis la périphérie de l’hyper-centre. Nous allons nous appuyer sur ces expérimentations pour collecter de la data et du ressenti en termes de sécurité et d’acceptabilité ». Il s’agit de la première expérimentation de ce type menée en France.

Des tests en 2021 pour un lancement fin 2022

Une première phase de « roulages à blanc », c’est-à-dire de déplacement à vide des robots prototypes, est actuellement en cours, avec pour objectif de mettre en lumière les contraintes de la mobilité autonome en ville. « La pandémie nous a un peu ralentis, mais nous prévoyons les premiers transports de marchandises en 2021, pour aller au-delà de la pure preuve technique, et montrer l’apport de ces solutions, au niveau de la réduction des émissions polluantes par exemple, tout en assurant le service pour le client final », détaille Vincent Talon. Avec la volonté pour Twinswheel, d’ici fin 2022 ou début 2023, de pouvoir déployer commercialement ses robots. « Entre temps, nous pourrons progresser techniquement, tout en donnant confiance à la population locale, mais également aux régulateurs au sein des ministères en charge de nous évaluer ».

Sur cet aspect de sécurité, les robots de Twinswheel sont d’ailleurs équipés de nombreux capteurs, avec des scénarios de sécurité très poussés pour réduire au maximum les risques d’accident. Un axe qui est au cœur des recherches et des développements actuels des équipes de la start-up. « Le robot se déplace en autonomie avec une cartographie détaillée intégrée dans laquelle il sait se repérer avec ses capteurs. La régulation nous oblige également à avoir un “safety driver”, un pilote capable de reprendre le contrôle du robot à chaque instant en cas d’incident, via une connexion 4G ou 5G ». De quoi faire rentrer la robotique dans les flux urbains, avec une offre que l’entreprise conçoit comme complémentaire aux vélos-cargos, et alternative aux camions et véhicules légers. Pour 2021, en plus de ces expérimentations, la jeune pousse va poursuivre ses développements commerciaux, avec de nouveaux déploiements sur des sites industriels.

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Medialot : ciTHy S, le dernier robot autonome de la Soben, est le compagnon idéal des personnes ayant des difficultés à se déplacer

Medialot : ciTHy S, le dernier robot autonome de la Soben, est le compagnon idéal des personnes ayant des difficultés à se déplacer

 ciTHy S, un petit droïde qui va changer en grand la vie des personnes isolées ou en perte d’autonomie.  « Ce petit robot autonome, capable de porter jusqu’à 50 kg de courses est le compagnon idéal des personnes ayant des difficultés à se déplacer. Il est complémentaire de l’aide-soignante du matin et de l’infirmière du soir en permettant à ces personnes à mobilité réduite de pouvoir faire des courses » explique Benjamin Talon, le PDG de la Soben à Cahors. Le dernier né de l’entreprise située à Fontanes est un petit véhicule autonome destiné à la livraison du dernier kilomètre, avec une capacité de chargement de 50 kg ou 75 litres. Il peut se déplacer suivant 3 modes :

– Suiveur (follow-me) : le droïde est appairé avec un maitre et le suit comme un petit chien en portant ses charges lourdes

– Autonome : le robot se déplace seul dans un lieu connu et cartographié en suivant des routes virtuelles. Il est capable d’éviter des obstacles sur sa route virtuelle.

– Pilotage à distance : il est piloté grâce à la 4G par un opérateur qui peut être à 1000 km de lui. Ce mode permet de déporter le safety driver.

« Nous sommes sur plusieurs phases de tests. Pour des urgences comme une fuite à réparer pour un plombier ou un problème de disjoncteur pour un électricien, le droïde peut porter une caisse à outil et du petit matériel. Cela permet d’intervenir dans les cœurs de villes sans les embouteillages et problèmes pour se garer. Nous débutons des expérimentations dans ce sens à Lyon avec le soutien de l’ADEME. Sur des campus ou des quartiers privés, ciTHy S peut livrer depuis une conciergerie des colis ou depuis des restaurants des repas aux habitants. Cela permet d’éviter un flux de voitures / scooters pour réaliser ces livraisons et donc d’apaiser et verdir le quartier. Nous allons débuter cet été un test dans ce sens au sud de Paris (campus universitaire). Enfin, ces petits droïdes peuvent être très utiles dans les périphéries des centres urbains et dans les villages de nos campagnes pour seconder les personnes à mobilité réduite ou qui ne peuvent plus aller seules faire leurs courses. Le droïde, partagé dans le village, permet de relayer les aides-soignants et les proches dans les tâches journalières comme aller faire les courses ou chercher le pain… Il redonne un petit peu d’autonomie à ces personnes isolées et leur font profiter aussi des avancées technologiques du 21ème siècle. Nous expérimentons la démarche dans un village de la Drôme » indique le chef d’entreprise. La Soben accélère encore !

TwinswHeel est la marque de droïde de logistique de Soben. Cette business-unit a été créée en 2016, a présenté son premier droïde avec La Poste au CES Las Vegas en janvier 2017. Soben est une PME basée à Cahors en Occitanie de 24 personnes pour un CA de 2 millions d’euros. TwinswHeel développe des droïdes de logistique pour les sites fermés (usine, entrepôt) sous le nom de facTHory et des droïdes pour la ville sous le nom ciTHy. Ces droïdes sont tous développés et fabriqués à Cahors dans un souci de développement durable : choix des matériaux, choix des fournisseurs à moins de 400 km, réparabilité, recyclabilité…

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Bsmart : Samedi 15 mai 2021, SMART FUTUR reçoit Vincent TALON (cofondateur, TwinswHeel)

Bsmart : Samedi 15 mai 2021, SMART FUTUR reçoit Vincent TALON (cofondateur, TwinswHeel)

Interview de TwinswHeel dans B-smart (chaine éco fondée par Stéphane Soumier) par Thomas Hugues pour l’émission SMART CITY du 15 mai 2021

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