L’indépendant : On vous présente Twinswheel, le droïde “livreur” inventé et testé en Occitanie

L’indépendant : On vous présente Twinswheel, le droïde “livreur” inventé et testé en Occitanie

Il a été imaginé par des jumeaux installés dans le Lot, à l’origine pour transporter des charges dans les usines. Ce petit robot autonome va être expérimenté à partir de cet été à Montpellier pour livrer des colis aux commerçants du centre ville. Une utilisation parmi bien d’autres, pour ce droïde inspiré de Star Wars. Et ce n’est pas de la science fiction.

Ce n’est pas un robot, c’est un droïde. Respecter la nuance nous devons. Ses concepteurs installés dans le Lot, les jumeaux Benjamin et Vincent Talon, y tiennent pour une raison impériale : ils sont fans absolus de Star Wars. Il y a donc un peu de R2D2 dans ce petit engin, sauf que lui s’appelle Twinswheel, une appellation née d’un jeu de mots anglais et inspirée du statut des créateurs (twins : jumeaux; heel : talon; et wheel : roue…). Retenez son nom : il s’agit peut-être du livreur du futur, à croiser dès cet été dans le centre ville de Montpellier, dans le quartier Antigone et le coeur historique.

Sur deux ou quatre roues, le robot vous suit “comme un petit chien”, assure l’un de ses concepteurs Vincent Talon.
Sur deux ou quatre roues, le robot vous suit “comme un petit chien”, assure l’un de ses concepteurs Vincent Talon.

“Livreur de colis” à Montpellier
L’expérimentation, d’une durée de 36 mois, fait partie des 16 sélectionnées en France par le ministère des Transports à la suite d’un appel à projets de l’ADEME. Le but : tester les véhicules autonomes, une voie d’avenir en matière de mobilité propre.

Dans la région Occitanie, une seconde expérience sera menée sur le site de l’Oncopole à Toulouse, avec une navette sans chauffeur à bord, qui conduira les personnes de l’établissement de santé jusqu’à un parking situé un kilomètre plus loin.

En France, le projet montpelliérain est le seul à avoir été choisi dans le domaine du transport de marchandises plutôt que de voyageurs. Dans le chef-lieu de l’Hérault, le droïde aura pour mission de transporter des colis et de les livrer à des commerçants du coeur de ville, en binôme avec un “être humain”. Une opération qui sera menée en lien avec la Poste et STEF (produits frais).

Exit les camions de livraison qui polluent l’atmosphère et génèrent des bouchons… Place à ce deux (ou quatre) roues futuriste 100 % électrique, capable de charrier dans son casier central entre 40 et 300 kilos de marchandises, et de rouler comme un grand en évitant les obstacles, à commencer bien sûr par les piétons.

Autonome ou presque
Pour l’expérimentation de Montpellier, deux robots circuleront en binôme avec des personnes. “Il y a aujourd’hui une obligation d’avoir quelqu’un à cinq mètres de lui”, constate l’une des papas de Twinswheel, Vincent Talon. Qui insiste cependant : le droïde peut très bien être piloté à distance, et rouler sa bosse tout seul.

“Bardé de capteurs”, il a notamment en tête une cartographie nette des itinéraires qu’il emprunte. “Les datas sont enregistrées, qui précisent la présence de poteaux, de murs… Le droïde sait se localiser et s’il y a là un piéton, là un cycliste, il comprend qu’il n’a pas le droit de continuer et qu’il doit passer ailleurs”.
En cas d’obstacle, Twinswheel n’est pas du genre machine folle et incontrôlable des séries de science fiction. Via le GPS et la 4G, “on sait toujours où il est”.

Trois gabarits existent : au minimum, l’engin mesure 70 cm de long et de large, et 80 cm de haut. Le plus gros des spécimens atteint les 1m30 de longueur, 1m60 de hauteur et 70 cm de largeur.

Quant à sa vitesse, elle est à taille humaine : de 6 km/heure, l’allure d’une marche à pied, lorsqu’il est dans des environnements “encombrés”; jusqu’à 12 km/h en rythme de croisière, dans les lieux dégagés.

“Il est petit, léger, et ne va pas vite”, résume Vincent Talon. Il est facile de le freiner ou de l’arrêter”.

Assistant des techniciens Enedis à Toulouse
A Toulouse depuis début mars, il circule déjà et fait sensation : il est en phase de test auprès de certains techniciens du gestionnaire de réseau de distribution d’électricité Enedis, ex-ERDF, qui interviennent dans la Ville rose. Ils n’ont plus plus à se coltiner matériel et autre caisse à outils.

Et ils ne passent pas inaperçus, avec un droïde dans leur sillage.“Les gens qu’ils croisent leur posent plein de questions, c’est très starwarien donc”, commente Vincent Talon. Pour les électriciens – et pour l’environnement – cet assistant futuriste est un vrai bol d’air frais.

“Les agents adorent ! Ils se déplacent à pied, ils n’ont plus à utiliser des camionnettes diesel, ils peuvent prendre le métro avec le droïde. C’est moins de congestion, moins de pollution. Cela leur évite aussi de devoir se garer au risque de récolter une prune, et de transporter 80 kilos sur le dos quand ils ne peuvent pas stationner au pied de l’immeuble où ils interviennent”.

Caddie fidèle pour les personnes âgées à Paris
Le matériel, c’est donc le droïde qui s’en charge. Et qui vous accompagne fidèlement, pourvu qu’il ait votre photo 3D imprimée dans sa mémoire.”Il suit les gens comme un petit chien”, assure Vincent Talon.

Dans le XIIIe arrondissement de Paris, pour une autre expérimentation baptisée “Quartier d’innovation urbaine”, il devient ainsi une sorte de caddie “mobile” pour des clients âgés ou handicapés de la chaîne Franprix. Il porte leurs achats, les suit dans les rayons puis les raccompagne jusqu’à leur domicile.

Pour l’instant utilisé quelques jours par mois, il devrait être proposé à demeure dans le magasin à partir de l’automne et jusqu’à la fin de l’année. “Il seconde les personnes âgées ou handicapées en transportant leurs courses, et leur permet ainsi de retourner dans les commerces de proximité. Cela leur redonne une liberté, une autonomie qu’elles n’avaient plus”, constate le concepteur, pas peu fier de cette utilisation quasi “sociale” de son droïde.

Un engin industriel à l’origine
Il y a cinq ans pourtant, lorsque les frères Talon l’ont imaginé, le robot était cantonné au domaine de l’industrie. “On a d’abord travaillé dessus pour le besoins de l’industrie et pour le transport de charges au sein des usines. Les robots étaient inaccessibles en terme de prix pour les PME. Puis nous avons cherché d’autres clients, jusqu’à ce que la Poste nous amène au CES de Las Vegas en janvier 2017”, se souvient Vincent.

Certains de ces robots, dont le prix se situe entre 40 000 et 100 000 €, sont donc testés dans les ateliers industriels (comme chez Renault, Siemens ou la SNCF) et même en entrepôt logistique (chez Cdiscount).

Mais au-delà de “l’industrie 4.0”, les pistes de développement se sont vite multipliées pour ce véhicule autonome, qui est désormais couvé par une équipe de 13 ingénieurs (*). En milieu urbain, il est qui plus est dans l’air du temps, celui du développement durable mais aussi de la “smart city”, traduisez la ville intelligente. “Pour la ville, on a trois secteurs d’activité possible : seconder les gens pour leurs courses, livrer des colis pour les commerces de proximité, mais il peut servir aussi pour l’e-commerce”, résume le “startuper”. Et que la force soit avec Twinswheel…

(*) L’’entreprise Andarta Robotics fournit le système de navigation autonome. La partie mécanique est construite par la PME Soben (trains d’atterissage et amortisseurs) présidée par Benjamin Talon.

Dans le bon air du temps
Comment le droïde un brin extra-terrestre sera-t-il accepté par les citadins montpélliérains ? C’est tout l’objet des trois ans d’expérience à venir. “Il s’agit de voir la capacité d’accueillir ce type de technologie dans les espaces publics, en garantissant la sécurité et en permettant le maintien des usages urbains”, explique Fabien Blasco, directeur de l’innovation à la Métropole de Montpellier, la collectivité qui pilote l’opération.

Dans la capitale languedocienne, on teste depuis longtemps des alternatives aux transports polluants : on utilise des véhicules décarbonnés “depuis dix ans”. Twinswheel sera dans la droite ligne de cette volonté de limiter l’usage des automobiles.

Surtout que la ville revendique “le plus grand centre piéton d’Europe”, et veut faire de son coeur urbain une “Zone à Faible Emission”. “Cela implique deux axes, en premier lieu une règlementation liée à la qualité de l’air. Mais ce n’est pas tout de règlementer : il faut aussi mettre en place des solutions pour gérer la mobilité”, dit Fabien Blasco, qui évoque aussi le développement de l’e-commerce,”avec des marchandises qui sont de plus en plus livrées. Il faut pouvoir gérer cette masse”.

Pour Chantal Marion, vice-présidente de la Métropole et adjointe au maire, chargée de l’urbanisme opérationnel, le droïde sera aussi une parfaite illustration d’une ville “de demain et intelligente”. “Montpellier est une ville jeune, avec 40 % de moins de 30 ans. Elle a aussi une forte image numérique, explique l’élue. Ce droïde procurera un visuel attractif, une manière ludique d’expérimenter la ville du futur. Et puis tout le monde parle de French Tech, mais les gens veulent savoir vraiment ce que cela veut dire et voir quelque chose de concret”.

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Actu transport logistique

Actu transport logistique

Sur le salon Vivatech, la startup Twinswheel présentait ses deux droïdes de livraison qui seront bientôt déployés à Montpellier pour des transports du dernier kilomètre avec la Poste et le groupe Stef.
Dans les allées du salon Vivatech dédié aux nouvelles technologies, les robots présentés par la société lyonnaise Twinswheel venaient apporter la touche futuriste nécessaire à ce type de manifestation. Mais contrairement aux taxis volants également présents sur le salon, ces robots n’ont rien d’une hypothétique promesse.

Ils sont désormais intégrés dans de véritables schémas logistiques, en apportant par exemple des pièces d’usines dans des services de maintenance, comme chez Renault, Siemens ou à la SNCF. Les engins sont capables d’aller chercher des pièces de rechange, stockées à l’autre bout de l’atelier et de les rapporter à l’opérateur.

Livraison urbaine
Pour l’instant, la législation interdit, sauf expérimentation, que les robots sortent sur le domaine publique. Un premier test a lieu en ce moment dans un magasin Franprix du 13e arrondissement à Paris avec un robot flanqué de deux grosses roues, baptisé TH03, destiné à accompagner les personnes âgées ou handicapées pouvant emporter 40 kg à 6 km/h.

Une autre expérimentation devrait démarrer cet été à Montpellier. La métropole figure parmi les 13 territoires choisis par le gouvernement pour mener des projets d’expérimentation de véhicules routiers autonomes. Seule collectivité retenue sur la logistique, la ville de l’Hérault accueillera un programme de 36 mois visant à tester des droïdes de livraison urbaine à travers deux missions.

La première visera la livraison de colis vers les commerçants pour la Poste, tandis que la seconde sera consacrée à la livraison de produits frais vers les commerces et restaurants du centre-ville en collaboration avec le groupe Stef.

De véritables livraisons en 2020
Pour l’occasion, TwinswHeel pourra se servir de son second droïde, Pégase, muni de quatre roues motrices et capable de supporter une charge de 150 kg (et pouvant tracter une remorque jusqu’à 500 kg). L’engin peut franchir des trottoirs ou des marches de 15 cm.

“Nous allons équiper notre robot d’une caisse de livraison de 1 m3. Dans un premier temps, nous allons tester cette solution d’un point de vue technique, les véritables livraisons n’interviendront que dans un an, à l’été 2020, avec une intégration dans les schémas logistiques”, précise Vincent Talon cofondateur de TwinswHeel avec son frère jumeau Benjamin.

Trois phases
De fait, le projet montpelliérain comporte trois phases de validation (celle du superviseur dans un contexte “haute vitesse”, celle du comportement du système vis-à-vis de l’environnement de circulation, et enfin celle des usages).

Le robot Pégase est déjà utilisé par Enedis à Toulouse, depuis le mois de mars 2019, pour accompagner ses agents en portant leur matériel. Une caisse à outils roulante, capable de se déplacer jusqu’à 25 km/h (mais bridée à 12 km/h). “Le robot est capable de le suivre partout, même d’emprunter le métro”, souligne Vincent Talon. Ce dernier prévoit déjà la sortie prochaine d’un prochain modèle cet été, plus grand, « sur le modèle d’une estafette. »

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RTL : Vivatech : Twinswheel, le robot autonome qui porte vos courses !

RTL : Vivatech : Twinswheel, le robot autonome qui porte vos courses !

Twinswheel est un petit robot autonome capable de transporter des charges lourdes. Il peut-être entièrement autonome ou suivre son maître comme un petit chien !

A l’occasion du salon Vivatech qui vient de se tenir à Paris, les visiteurs ont pu découvrir Twinswheel, un robot qui rend bien des services.

Quand on parle de Twinwheel, il ne faut pas imaginer un robot humanoïde, qui ressemble un peu à un être humain avec des bras, des jambes et une tête. Twinswheel est une sorte de grosse caisse avec des grandes roues. Il est destiné à transporter des charges plus ou moins lourdes.Il est capable de se déplacer en totale autonomie ou bien en suivant quelqu’un de très près.

Pour l’instant ce véhicule autonome est utilisé dans différentes usines, dans des services de maintenance, par exemple chez Renault ou à la SNCF. Il est capable d’aller chercher des pièces de rechange stockées à l’autre bout de l’atelier et de les rapporter à l’opérateur. Il peut transporter jusqu’à 500 kilos. Dans ce cas là, il se déplace absolument tout seul. Il connaît la topographie des lieux, sait quel chemin prendre. Il suffit de l’appeler pour qu’il arrive.

Pour l’instant, la législation ne permet pas à Twinswheel de se déplacer seul dans les rues. Il peut en revanche rouler accompagné d’un être humain. On peut imaginer plusieurs situations : pour les artisans, qui sont obligés de circuler dans les centres villes avec tout leur matériel et donc de prendre leur voiture, de se garer, de perdre les heures dans les bouchons, ils peuvent tout stocker dans le robot et se déplacer à pied.

Pour suivre son “maîtr”, Twinswheel utilise la reconnaissance visuelle. Dans un premier temps il vscanne le visage pour se déverrouiller et une fois en route, il reconnait la morphologie de la personne qu’il doit suivre et s’arrête s’il la perd de vue.

On peut aussi imaginer qu’il aide les personnes âgées à faire leurs courses dans un magasin. Elles mettent tous leurs achats dedans et le robot les suit dans les rayons. A terme quand la législation le permettra, le robot pourra même les raccompagner jusque chez elles et retourner ensuite tout seul au magasin. On pourra commander ses courses directement en ligne. Elles seront livrées par le petit robot, qui est capable de traverser la rue, d’éviter les obstacles grâce à ses caméras et ses capteurs.

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France Bleu : Les droïdes de TwinswHeel débarquent à Montpellier cet été

France Bleu : Les droïdes de TwinswHeel débarquent à Montpellier cet été

Un droïde va bientôt venir arpenter les rues de Montpellier. Ce droïde s’appelle TwinswHeel et son concept va être déployé dès cet été dans la capitale héraultaise.

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Actu Transport Logistique : Expérimentations à la chaîne pour le robot TwinswHeel

Actu Transport Logistique : Expérimentations à la chaîne pour le robot TwinswHeel

A Paris, Toulouse ou Montpellier, plusieurs projets ont été lancés ou sont sur le point de l’être pour tester les fonctionnalités et les usages du robot livreur TwinswHeel, conçu et développé en fonds propres par les frères jumeaux Benjamin et Vincent Talon (d’où le jeu de mots sur Twin et Heel). L’un des 16 projets EVRA (Expérimentation du Véhicule routier Autonome) soutenus financièrement par l’Etat prévoit ainsi la mise en service dès cet été à Montpellier de deux de ces « droïdes logistiques » (qui seront accompagnés par une personne dans le cadre de l’expérimentation) pour tester la livraison BtoB de produits locaux vers les commerces et restaurants du centre-ville (en partenariat avec Stef), soit des colis vers les commerçants (avec La Poste). Le projet va s’étaler sur 36 mois, avec trois phases de validation (celle du superviseur dans un contexte « haute vitesse », celle du comportement du système vis-à-vis de l’environnement de circulation, et enfin celle des usages). Depuis le mois dernier, ce robot autonome doté de deux grosses roues et d’un casier central de 40 litres est également testé à Paris, dans un Franprix du XIIIème arrondissement, dans le cadre d’une des 15 expérimentations “Quartier d’Innovation Urbaine” retenues en 2018 par Urban Lab, le laboratoire d’expérimentation urbaine de l’agence Paris&Co. Il sert à porter les courses des personnes âgées ou handicapées en les suivant dans les rayons et en les accompagnant jusqu’à leur domicile. Dans un premier temps, il sera utilisé quelques jours par mois, puis pendant plusieurs semaines d’affilée cet été, et devrait à l’automne être proposé à demeure dans le magasin, jusqu’à la fin de l’année. Une autre expérimentation récente de TwinswHeel est en cours depuis début mars à Toulouse, pour transporter la caisse à outils et les matériels nécessaires aux interventions des techniciens du gestionnaire du réseau de distribution d’électricité Enedis. « Nous avons une vingtaine de robots qui circulent actuellement en France, mais aussi en Belgique, en Allemagne, aux Etats-Unis, en Corée et au Japon » nous a confié Vincent Talon, dirigeant de l’entreprise Andarta Robotics qui fournit le système de navigation autonome, la partie mécanique étant construite par la PME Soben (trains d’atterissage et amortisseurs) présidée par son frère Benjamin. Certains de ces robots, dont le prix se situe entre 40 000 et 100 000 €, sont testés dans les ateliers industriels (comme chez Renault, Siemens ou la SNCF) et même en entrepôt logistique (chez Cdiscount).

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Automobile propre : La France s’engage pour les véhicules électriques autonomes

Automobile propre : La France s’engage pour les véhicules électriques autonomes

Au total, c’est une enveloppe de l’ordre de 200 millions d’euros qui va être exploitée pour mener à bien 16 nouvelles expérimentations concernant le développement des véhicules autonomes, dont la plupart seront électriques.

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1 million de kilomètres
Elisabeth Borne, ministre chargée des Transports, a indiqué que ces 16 expérimentions permettront de cumuler à l’horizon 2022 plus du million de kilomètres parcourus avec des véhicules autonomes. Ceci afin d’assurer la « libre circulation dans notre pays, tout en assurant toutes les conditions de sécurité ».

Plus concrètement, il s’agit de fluidifier la mobilité dans des goulets d’étranglement et de faciliter celle de personnes qui s’en trouvent écartées, notamment par isolement.

Paris
A Paris même, 3 programmes sont concernés. Valeo va mettre en œuvre un système de valet électrique dans un parking souterrain de l’opérateur Indigo. Les conducteurs de 12 à 15 voitures les déposeront et les récupéreront à un endroit précis, celles-ci étant acheminées automatiquement vers ou depuis des places de stationnement.

La RATP testera rive gauche, sur 14 kilomètres de voirie, un service de transport régulier ou à la demande, au moyen de 2 navettes électriques et 4 voitures particulières.

Sur le territoire du Bois de Vincennes, c’est l’interopérabilité entre 3 navettes EasyMile et 2 Navya qui va être étudiée dans un milieu de complexité croissante en préfiguration d’une future ligne régulière de bus autonomes.

IDF
Plus largement en Ile-de-France, PSA et Renault vont piloter 2 types d’expérimentations, mobilisant respectivement 2+3 et 7+4 véhicules sur des routes à chaussées séparées. Il s’agira d’une part d’effectuer des roulages massifs (50.000 km) de validation de la sécurité, et d’étudier la circulation d’engins autonomes avec un opérateur de supervision.

A Saint-Rémy-lès-Chevreuse, la RATP va tester 3 navettes autonomes EasyMile dans un service régulier entre la gare RER et un parking distant de plus de 4 km.

Renault et Transdev sont embarqués dans un programme à 3 tiroirs : navette principalement en desserte nocturne au plateau de Saclay depuis la gare RER de Massy ; rabattement à la demande d’un véhicule autonome en complémentarité avec le réseau de bus ; service de mobilité électrique et partagée de type VTC.

Ouest
Interopérabilité expérimentée également entre navettes autonomes pour un transport depuis et vers le campus de l’université Rennes 1 en périodes de fortes fréquentations sur certaines portions.

A Nantes, 2 programmes différents. Sur le secteur de Carquefou, PSA et la SNCF vont permettre la circulation de 2 véhicules autonomes de transport collectif sur une ancienne portion ferroviaire de 7,2 km réaménagée pour la circulation routière, avec pour contrainte de pouvoir prendre en charge jusqu’à 300 voyageurs par heure en période de pointe. Dans la métropole, 3 ou 4 navettes devront effectuer la jonction entre l’aéroport et le terminus de la ligne T3 du tramway.

En complément du projet déjà mené à Rouen, Renault et Transdev vont tester 3 nouveaux services : complément par 6 navettes à une ligne de bus existante ; ces mêmes véhicules électriques autonomes en substitution d’une autre ligne ; desserte à la demande du centre-ville par 4 voitures.

Centre élargi
A Vichy, dans l’Allier, Transdev exploitera une navette EasyMile le long d’une voie fermée à la circulation des véhicules motorisés, en mixité avec des piétons et d’autres modes doux de déplacement, avec interconnexion sur le réseau de bus.

Trois engins du même type seront suivis par Keolis dans l’hypercentre de Clermont-Ferrand sur une ligne intégrée au réseau de transport public et en correspondance avec des lignes de tramways et de bus.

Dans l’Indre, sur son territoire, la communauté de communes Cœur de Brenne va utiliser 2 navettes sur des boucles régulières d’un peu plus de 20 km destinées à fournir une réponse aux besoins de mobilité à des personnes isolées en zone rurale, le plus souvent âgées.

Plus au Sud
La communauté d’agglomération de Sophia-Antipolis va mettre en circulation 2 navettes, depuis une station de bus à haut niveau de service, vers plusieurs entreprises privées, pour le transport potentiel de 180 passagers (salariés et visiteurs) par heure.

A Montpellier, Twinswheel, constructeur de droïdes, va mettre en service 2 exemplaires de ces engins pour la livraison de produits locaux vers les commerces et restaurants du centre-ville, ou de colis, respectivement avec les entreprises Stef et La Poste.

Enfin, à Toulouse, ce sont 350 passagers quotidiens qui devront être pris en charge par une navette autonome électrique EasyMile, entre un établissement médical et son parking déporté, en replacement d’un service effectué avec chauffeur au volant de véhicules thermiques.

200 millions d’euros
Les 16 expérimentations se répartissent au sein de 2 projets : SAM (Sécurité et acceptabilité de la conduite et de la mobilité autonome) mené par la plateforme automobile (PFA), et ENA (Expérimentations de navettes autonomes) suivi par l’IFSTTAR (Institut français des sciences et technologies des transports, de l’aménagement et des réseaux).

Ces 2 consortiums lauréats vont financer leurs programmes à hauteur de 120 millions d’euros, que l’Etat abonde de 42 millions (35%). Reste un solde de 38 millions d’euros pour parvenir à une enveloppe totale de 200 millions, apporté par les collectivités locales des territoires bénéficiaires.

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Senior Actu : SHOPPING Article publié le 29/04/2019 à 01:42 | Lu 356 fois Franprix : des robots-livreurs pour venir en aide aux ainés

Senior Actu :  SHOPPING Article publié le 29/04/2019 à 01:42 | Lu 356 fois Franprix : des robots-livreurs pour venir en aide aux ainés

En matière d’innovation, les supermarchés sont souvent à la pointe. Dans ce contexte, un Franprix parisien du 13ème arrondissement vient de mettre en test des robots-livreurs qui visent à aider les clients à ramener leurs courses à la maison. Une solution qui concerne plus particulièrement les personnes âgées et/ou handicapées.

Ceux qui se promènent actuellement dans le 13ème arrondissement parisien risquent d’avoir la surprise de tomber nez à nez avec un robot ! N’ayez aucune crainte ! Ils ne sont pas belliqueux, bien au contraire. Ils sont là pour aider l’homme.

Ce robot s’appelle THO3. Il a été imaginé par une start-up française de Cahors, TwinswHeel. Esthétiquement, il n’est pas très beau : il se compose principalement de deux grandes roues et d’un caisson central qui comprend le moteur et l’entreposage des courses. Il mesure 70 cm de large et 80 cm de hauteur. Il peut transporter 40kg et rouler à la vitesse de 6km/h en évitant les obstacles. Son autonomie moyenne est de 8 heures.

L’idée -à terme- est que ces robots suivent la personne âgée dans le magasin (comme un caddie) et qu’ils ramènent ensuite les courses au domicile du client. Un système qui peut s’avérer stratégique pour les supermarchés quand on sait que les ainés ont tendance à s’y rendre de moins en moins par manque de praticité, d’accès, de convivialité, etc.

Ce service du futur va être testé pendant six mois. Toutefois, il reste encore très limité : en effet, actuellement un « véhicule autonome » n’a pas le droit de rouler seul dans les rues, cet humanoïde doit donc être accompagné d’un livreur du supermarché. Autres points : il ne monte pas les escaliers et ne peut pas rentrer seul… Bref, c’est loin d’être au point, mais c’est un premier pas vers l’avenir…

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Un robot pour porter mes courses jusqu’à chez moi !

Un robot pour porter mes courses jusqu’à chez moi !

Depuis une quinzaine de jours, une boutique de l’enseigne Franprix du 13e arrondissement de Paris compte dans ses rangs des robots. Ils sont là pour aider les clients à porter leurs courses dans le magasin et jusqu’à leur domicile.

Imaginez, vous vous baladez les mains dans les poches et les cheveux au vent tout en revenant des courses chargé comme une mule. Impossible ? Que nenni, grâce à des robots capables de vous suivre jusque chez vous avec vos packs de lait, de papier toilette ou tout autre achat encombrant. Non, ceci n’est pas une scène tirée du dernier film de Luc Besson mais bel et bien la réalité.

Cela se passe dans le 13e arrondissement de Paris, dans une boutique de l’enseigne Franprix, groupe Casino. Deux robots ont été mis en service depuis une quinzaine de jour et seront testés pendant six mois pour aider les personnes âgées ou à mobilité réduite dans leur quotidien.

Un allié petit mais costaud
Conçus pour seconder les personnes âgées ou atteintes d’un handicap, ces “Fast Couriers” (coursiers rapides) également nommés “TH03” permettent à ces personnes de réaliser leurs achats de manière autonome et de “retrouver une vie sociale dans le quartier”, indique Vincent Talon, cofondateur de TwinswHeel, la start-up qui a créé ces machines.

Installé sur deux roues, le robot est en capacité de porter en autonomie des charges de 40 kg à 6 km/h, la vitesse autorisée pour les appareils de cette envergure. Il ne mesure pas plus de 70 cm de largeur et 80 cm de hauteur. Et possède une autonomie de 8 heures pour 2 heures de temps de charge. Le seul bémol, un salarié est tenu d’accompagner la machine – et donc le client – jusqu’au domicile afin d’assurer le trajet du retour. En effet, la loi interdit pour l’instant de laisser rouler un véhicule en totale autonomie sur la voie publique (bien qu’il soit configuré pour le faire). Mais si le test est concluant, la généralisation de ce service engendrera certainement une évolution de la législation.

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20 minutes : Montpellier : Des droïdes vont bientôt livrer les habitants et les commerçants du centre-ville

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FUTUR La ville a été choisie pour expérimentation un nouveau moyen de livraison de marchandises

Montpellier(Hérault) fait un pas de plus vers le futur. La capitale languedocienne a été choisie avec douze autres territoires en France par le ministère des Transports pour expérimenter les véhicules routiers autonomes. Montpellier sera la seule métropole à tester de nouveaux moyens pour livrer des marchandises.

Ainsi, pendant trois ans, de petits droïdes livreront des colis transportés par la Poste à des particuliers, ainsi que des produits frais à des commerçants, dans l’Ecusson et à Antigone. S’ils se déplacent seuls, ces robots livreurs seront systématiquement accompagnés par une personne dans le cadre de l’expérimentation

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France Bleu : Bientôt des robots-livreurs en centre-ville de Montpellier

France Bleu : Bientôt des robots-livreurs en centre-ville de Montpellier

La ministre des Transports, Elisabeth Borne, dévoile un plan de 200 millions d’euros pour développer les véhicules électrique sans chauffeur. À Montpellier, pas de navette de transport de personnes, mais des petits droïdes montés sur roues pour livrer les commerces et les restaurateurs.

Des droïdes-chariots-livreurs 100% électrique et autonome devrait se déployer dans le centre-ville de Montpellier en 2020.
Des droïdes-chariots-livreurs 100% électrique et autonome devrait se déployer dans le centre-ville de Montpellier en 2020. – Twinswheel
Montpellier, France
Le centre-ville de Montpellier bientôt envahi des mini-robots livreurs ? Une expérimentation va être menée dans les rues du centre-ville pour livrer en produits locaux aux restaurateurs et aux commerçants. Si pour l’heure, la métropole reste discrète sur les détails de cette expérimentation, on sait d’ores et déjà quelle entreprise va déployer ses droïdes : TwinswHeel. Depuis cinq ans, elle conçoit et commercialise des sortes de caissons fixés sur roues dirigés par GPS.

Un droïde autonome et 100% électrique
Le petit droïde qui fait furieusement penser à une sorte de R2-D2 alimentaire, se recharge sur secteur. Lorsqu’il suit une personne, sa vitesse est limitée à 6km/h, sur route dégagée, la machine peut aller jusqu’à 25 km/h explique Vincent Talon, l’un des cofondateurs de l’entreprise : “Le droïde peut transporter 40 litres de marchandises contre deux kilos cinq pour un drone”.

Le petit robot se déplace tout seul grâce à une géolocalisation et ses capteurs, des caméras 2D et 3D : il détectent les obstacles, les piétons, cyclistes et peut même prévoir leur trajectoire. “Même en cas de collision, il y aurait très peu de dégâts car le robot est très léger, et s’il y a eu problème, on peut prendre la main sur la machine grâce à la 4G.”

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