France Bleu : Les droïdes de TwinswHeel débarquent à Montpellier cet été

France Bleu : Les droïdes de TwinswHeel débarquent à Montpellier cet été

Un droïde va bientôt venir arpenter les rues de Montpellier. Ce droïde s’appelle TwinswHeel et son concept va être déployé dès cet été dans la capitale héraultaise.

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Actu Transport Logistique : Expérimentations à la chaîne pour le robot TwinswHeel

Actu Transport Logistique : Expérimentations à la chaîne pour le robot TwinswHeel

A Paris, Toulouse ou Montpellier, plusieurs projets ont été lancés ou sont sur le point de l’être pour tester les fonctionnalités et les usages du robot livreur TwinswHeel, conçu et développé en fonds propres par les frères jumeaux Benjamin et Vincent Talon (d’où le jeu de mots sur Twin et Heel). L’un des 16 projets EVRA (Expérimentation du Véhicule routier Autonome) soutenus financièrement par l’Etat prévoit ainsi la mise en service dès cet été à Montpellier de deux de ces « droïdes logistiques » (qui seront accompagnés par une personne dans le cadre de l’expérimentation) pour tester la livraison BtoB de produits locaux vers les commerces et restaurants du centre-ville (en partenariat avec Stef), soit des colis vers les commerçants (avec La Poste). Le projet va s’étaler sur 36 mois, avec trois phases de validation (celle du superviseur dans un contexte « haute vitesse », celle du comportement du système vis-à-vis de l’environnement de circulation, et enfin celle des usages). Depuis le mois dernier, ce robot autonome doté de deux grosses roues et d’un casier central de 40 litres est également testé à Paris, dans un Franprix du XIIIème arrondissement, dans le cadre d’une des 15 expérimentations “Quartier d’Innovation Urbaine” retenues en 2018 par Urban Lab, le laboratoire d’expérimentation urbaine de l’agence Paris&Co. Il sert à porter les courses des personnes âgées ou handicapées en les suivant dans les rayons et en les accompagnant jusqu’à leur domicile. Dans un premier temps, il sera utilisé quelques jours par mois, puis pendant plusieurs semaines d’affilée cet été, et devrait à l’automne être proposé à demeure dans le magasin, jusqu’à la fin de l’année. Une autre expérimentation récente de TwinswHeel est en cours depuis début mars à Toulouse, pour transporter la caisse à outils et les matériels nécessaires aux interventions des techniciens du gestionnaire du réseau de distribution d’électricité Enedis. « Nous avons une vingtaine de robots qui circulent actuellement en France, mais aussi en Belgique, en Allemagne, aux Etats-Unis, en Corée et au Japon » nous a confié Vincent Talon, dirigeant de l’entreprise Andarta Robotics qui fournit le système de navigation autonome, la partie mécanique étant construite par la PME Soben (trains d’atterissage et amortisseurs) présidée par son frère Benjamin. Certains de ces robots, dont le prix se situe entre 40 000 et 100 000 €, sont testés dans les ateliers industriels (comme chez Renault, Siemens ou la SNCF) et même en entrepôt logistique (chez Cdiscount).

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Automobile propre : La France s’engage pour les véhicules électriques autonomes

Automobile propre : La France s’engage pour les véhicules électriques autonomes

Au total, c’est une enveloppe de l’ordre de 200 millions d’euros qui va être exploitée pour mener à bien 16 nouvelles expérimentations concernant le développement des véhicules autonomes, dont la plupart seront électriques.

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1 million de kilomètres
Elisabeth Borne, ministre chargée des Transports, a indiqué que ces 16 expérimentions permettront de cumuler à l’horizon 2022 plus du million de kilomètres parcourus avec des véhicules autonomes. Ceci afin d’assurer la « libre circulation dans notre pays, tout en assurant toutes les conditions de sécurité ».

Plus concrètement, il s’agit de fluidifier la mobilité dans des goulets d’étranglement et de faciliter celle de personnes qui s’en trouvent écartées, notamment par isolement.

Paris
A Paris même, 3 programmes sont concernés. Valeo va mettre en œuvre un système de valet électrique dans un parking souterrain de l’opérateur Indigo. Les conducteurs de 12 à 15 voitures les déposeront et les récupéreront à un endroit précis, celles-ci étant acheminées automatiquement vers ou depuis des places de stationnement.

La RATP testera rive gauche, sur 14 kilomètres de voirie, un service de transport régulier ou à la demande, au moyen de 2 navettes électriques et 4 voitures particulières.

Sur le territoire du Bois de Vincennes, c’est l’interopérabilité entre 3 navettes EasyMile et 2 Navya qui va être étudiée dans un milieu de complexité croissante en préfiguration d’une future ligne régulière de bus autonomes.

IDF
Plus largement en Ile-de-France, PSA et Renault vont piloter 2 types d’expérimentations, mobilisant respectivement 2+3 et 7+4 véhicules sur des routes à chaussées séparées. Il s’agira d’une part d’effectuer des roulages massifs (50.000 km) de validation de la sécurité, et d’étudier la circulation d’engins autonomes avec un opérateur de supervision.

A Saint-Rémy-lès-Chevreuse, la RATP va tester 3 navettes autonomes EasyMile dans un service régulier entre la gare RER et un parking distant de plus de 4 km.

Renault et Transdev sont embarqués dans un programme à 3 tiroirs : navette principalement en desserte nocturne au plateau de Saclay depuis la gare RER de Massy ; rabattement à la demande d’un véhicule autonome en complémentarité avec le réseau de bus ; service de mobilité électrique et partagée de type VTC.

Ouest
Interopérabilité expérimentée également entre navettes autonomes pour un transport depuis et vers le campus de l’université Rennes 1 en périodes de fortes fréquentations sur certaines portions.

A Nantes, 2 programmes différents. Sur le secteur de Carquefou, PSA et la SNCF vont permettre la circulation de 2 véhicules autonomes de transport collectif sur une ancienne portion ferroviaire de 7,2 km réaménagée pour la circulation routière, avec pour contrainte de pouvoir prendre en charge jusqu’à 300 voyageurs par heure en période de pointe. Dans la métropole, 3 ou 4 navettes devront effectuer la jonction entre l’aéroport et le terminus de la ligne T3 du tramway.

En complément du projet déjà mené à Rouen, Renault et Transdev vont tester 3 nouveaux services : complément par 6 navettes à une ligne de bus existante ; ces mêmes véhicules électriques autonomes en substitution d’une autre ligne ; desserte à la demande du centre-ville par 4 voitures.

Centre élargi
A Vichy, dans l’Allier, Transdev exploitera une navette EasyMile le long d’une voie fermée à la circulation des véhicules motorisés, en mixité avec des piétons et d’autres modes doux de déplacement, avec interconnexion sur le réseau de bus.

Trois engins du même type seront suivis par Keolis dans l’hypercentre de Clermont-Ferrand sur une ligne intégrée au réseau de transport public et en correspondance avec des lignes de tramways et de bus.

Dans l’Indre, sur son territoire, la communauté de communes Cœur de Brenne va utiliser 2 navettes sur des boucles régulières d’un peu plus de 20 km destinées à fournir une réponse aux besoins de mobilité à des personnes isolées en zone rurale, le plus souvent âgées.

Plus au Sud
La communauté d’agglomération de Sophia-Antipolis va mettre en circulation 2 navettes, depuis une station de bus à haut niveau de service, vers plusieurs entreprises privées, pour le transport potentiel de 180 passagers (salariés et visiteurs) par heure.

A Montpellier, Twinswheel, constructeur de droïdes, va mettre en service 2 exemplaires de ces engins pour la livraison de produits locaux vers les commerces et restaurants du centre-ville, ou de colis, respectivement avec les entreprises Stef et La Poste.

Enfin, à Toulouse, ce sont 350 passagers quotidiens qui devront être pris en charge par une navette autonome électrique EasyMile, entre un établissement médical et son parking déporté, en replacement d’un service effectué avec chauffeur au volant de véhicules thermiques.

200 millions d’euros
Les 16 expérimentations se répartissent au sein de 2 projets : SAM (Sécurité et acceptabilité de la conduite et de la mobilité autonome) mené par la plateforme automobile (PFA), et ENA (Expérimentations de navettes autonomes) suivi par l’IFSTTAR (Institut français des sciences et technologies des transports, de l’aménagement et des réseaux).

Ces 2 consortiums lauréats vont financer leurs programmes à hauteur de 120 millions d’euros, que l’Etat abonde de 42 millions (35%). Reste un solde de 38 millions d’euros pour parvenir à une enveloppe totale de 200 millions, apporté par les collectivités locales des territoires bénéficiaires.

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Senior Actu : SHOPPING Article publié le 29/04/2019 à 01:42 | Lu 356 fois Franprix : des robots-livreurs pour venir en aide aux ainés

Senior Actu :  SHOPPING Article publié le 29/04/2019 à 01:42 | Lu 356 fois Franprix : des robots-livreurs pour venir en aide aux ainés

En matière d’innovation, les supermarchés sont souvent à la pointe. Dans ce contexte, un Franprix parisien du 13ème arrondissement vient de mettre en test des robots-livreurs qui visent à aider les clients à ramener leurs courses à la maison. Une solution qui concerne plus particulièrement les personnes âgées et/ou handicapées.

Ceux qui se promènent actuellement dans le 13ème arrondissement parisien risquent d’avoir la surprise de tomber nez à nez avec un robot ! N’ayez aucune crainte ! Ils ne sont pas belliqueux, bien au contraire. Ils sont là pour aider l’homme.

Ce robot s’appelle THO3. Il a été imaginé par une start-up française de Cahors, TwinswHeel. Esthétiquement, il n’est pas très beau : il se compose principalement de deux grandes roues et d’un caisson central qui comprend le moteur et l’entreposage des courses. Il mesure 70 cm de large et 80 cm de hauteur. Il peut transporter 40kg et rouler à la vitesse de 6km/h en évitant les obstacles. Son autonomie moyenne est de 8 heures.

L’idée -à terme- est que ces robots suivent la personne âgée dans le magasin (comme un caddie) et qu’ils ramènent ensuite les courses au domicile du client. Un système qui peut s’avérer stratégique pour les supermarchés quand on sait que les ainés ont tendance à s’y rendre de moins en moins par manque de praticité, d’accès, de convivialité, etc.

Ce service du futur va être testé pendant six mois. Toutefois, il reste encore très limité : en effet, actuellement un « véhicule autonome » n’a pas le droit de rouler seul dans les rues, cet humanoïde doit donc être accompagné d’un livreur du supermarché. Autres points : il ne monte pas les escaliers et ne peut pas rentrer seul… Bref, c’est loin d’être au point, mais c’est un premier pas vers l’avenir…

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Un robot pour porter mes courses jusqu’à chez moi !

Un robot pour porter mes courses jusqu’à chez moi !

Depuis une quinzaine de jours, une boutique de l’enseigne Franprix du 13e arrondissement de Paris compte dans ses rangs des robots. Ils sont là pour aider les clients à porter leurs courses dans le magasin et jusqu’à leur domicile.

Imaginez, vous vous baladez les mains dans les poches et les cheveux au vent tout en revenant des courses chargé comme une mule. Impossible ? Que nenni, grâce à des robots capables de vous suivre jusque chez vous avec vos packs de lait, de papier toilette ou tout autre achat encombrant. Non, ceci n’est pas une scène tirée du dernier film de Luc Besson mais bel et bien la réalité.

Cela se passe dans le 13e arrondissement de Paris, dans une boutique de l’enseigne Franprix, groupe Casino. Deux robots ont été mis en service depuis une quinzaine de jour et seront testés pendant six mois pour aider les personnes âgées ou à mobilité réduite dans leur quotidien.

Un allié petit mais costaud
Conçus pour seconder les personnes âgées ou atteintes d’un handicap, ces “Fast Couriers” (coursiers rapides) également nommés “TH03” permettent à ces personnes de réaliser leurs achats de manière autonome et de “retrouver une vie sociale dans le quartier”, indique Vincent Talon, cofondateur de TwinswHeel, la start-up qui a créé ces machines.

Installé sur deux roues, le robot est en capacité de porter en autonomie des charges de 40 kg à 6 km/h, la vitesse autorisée pour les appareils de cette envergure. Il ne mesure pas plus de 70 cm de largeur et 80 cm de hauteur. Et possède une autonomie de 8 heures pour 2 heures de temps de charge. Le seul bémol, un salarié est tenu d’accompagner la machine – et donc le client – jusqu’au domicile afin d’assurer le trajet du retour. En effet, la loi interdit pour l’instant de laisser rouler un véhicule en totale autonomie sur la voie publique (bien qu’il soit configuré pour le faire). Mais si le test est concluant, la généralisation de ce service engendrera certainement une évolution de la législation.

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20 minutes : Montpellier : Des droïdes vont bientôt livrer les habitants et les commerçants du centre-ville

20 minutes : Montpellier : Des droïdes vont bientôt livrer les habitants et les commerçants du centre-ville

FUTUR La ville a été choisie pour expérimentation un nouveau moyen de livraison de marchandises

Montpellier(Hérault) fait un pas de plus vers le futur. La capitale languedocienne a été choisie avec douze autres territoires en France par le ministère des Transports pour expérimenter les véhicules routiers autonomes. Montpellier sera la seule métropole à tester de nouveaux moyens pour livrer des marchandises.

Ainsi, pendant trois ans, de petits droïdes livreront des colis transportés par la Poste à des particuliers, ainsi que des produits frais à des commerçants, dans l’Ecusson et à Antigone. S’ils se déplacent seuls, ces robots livreurs seront systématiquement accompagnés par une personne dans le cadre de l’expérimentation

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France Bleu : Bientôt des robots-livreurs en centre-ville de Montpellier

France Bleu : Bientôt des robots-livreurs en centre-ville de Montpellier

La ministre des Transports, Elisabeth Borne, dévoile un plan de 200 millions d’euros pour développer les véhicules électrique sans chauffeur. À Montpellier, pas de navette de transport de personnes, mais des petits droïdes montés sur roues pour livrer les commerces et les restaurateurs.

Des droïdes-chariots-livreurs 100% électrique et autonome devrait se déployer dans le centre-ville de Montpellier en 2020.
Des droïdes-chariots-livreurs 100% électrique et autonome devrait se déployer dans le centre-ville de Montpellier en 2020. – Twinswheel
Montpellier, France
Le centre-ville de Montpellier bientôt envahi des mini-robots livreurs ? Une expérimentation va être menée dans les rues du centre-ville pour livrer en produits locaux aux restaurateurs et aux commerçants. Si pour l’heure, la métropole reste discrète sur les détails de cette expérimentation, on sait d’ores et déjà quelle entreprise va déployer ses droïdes : TwinswHeel. Depuis cinq ans, elle conçoit et commercialise des sortes de caissons fixés sur roues dirigés par GPS.

Un droïde autonome et 100% électrique
Le petit droïde qui fait furieusement penser à une sorte de R2-D2 alimentaire, se recharge sur secteur. Lorsqu’il suit une personne, sa vitesse est limitée à 6km/h, sur route dégagée, la machine peut aller jusqu’à 25 km/h explique Vincent Talon, l’un des cofondateurs de l’entreprise : “Le droïde peut transporter 40 litres de marchandises contre deux kilos cinq pour un drone”.

Le petit robot se déplace tout seul grâce à une géolocalisation et ses capteurs, des caméras 2D et 3D : il détectent les obstacles, les piétons, cyclistes et peut même prévoir leur trajectoire. “Même en cas de collision, il y aurait très peu de dégâts car le robot est très léger, et s’il y a eu problème, on peut prendre la main sur la machine grâce à la 4G.”

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TRM24 : Véhicules autonomes : une seule expérimentation sur les 16 soutenues par l’Etat concerne les marchandises

TRM24 : Véhicules autonomes : une seule expérimentation sur les 16 soutenues par l’Etat concerne les marchandises

Elisabeth Borne, ministre des transports, a annoncé ce matin les lauréats de l’appel à projet Expérimentation du Véhicule routier Autonome (EVRA), mené dans le cadre du Programme d’investissement d’avenir. Deux consortiums ont été retenus par l’Etat, représentant 16 expérimentations pour un montant d’aide total d’environ 42 millions d’euros. Seule une retenue concerne les marchandises et la logistique. Aucun projet de poids lourds autonomes. La plupart concerne le transport de voyageurs.

Parmi les 16 expérimentations sélectionnées, celle de Twinswheel. Ce constructeur de droïdes mettra en service sur Montpellier 2 droïdes logistiques qui permettront de livrer soit des produits locaux vers les commerces et restaurants du centre-ville (avec STEF), soit des colis hubs logistiques et commerçants (avec La Poste). La phase 1 visera la validation fonctionnelle et dysfonctionnelle du superviseur dans le contexte « haute vitesse » nouveau et exigeant, la phase 2 permettra de valider le système et son comportement vis-à-vis de l’environnement de circulation, pour une expérimentation de validation des usages prévues en phase 3.

L’ensemble de ces projets représente un montant de 120 millions d’euros d’expérimentations, auxquels s’ajoutent les contributions des collectivités locales et des territoires concernés, en particulier pour la qualification de l’infrastructure.

« Dans notre combat pour que la mobilité soit accessible à tous nos concitoyens, où qu’ils vivent, les véhicules autonomes sont une des réponses pour apporter des solutions de déplacement à tous et partout, en particulier en milieu rural », a indiqué Elisabeth Borne.

Le Gouvernement avait lancé en juin 2018 un appel à projet Expérimentation du Véhicule routier Autonome (EVRA) pour des expérimentations de grande échelle. Cet appel à projet vise ainsi à soutenir des projets d’expérimentation de cas d’usages de véhicules autonomes dans le domaine de la mobilité individuelle, partagée ou collective, du fret et de la logistique. « Elles permettront notamment de développer des services de navettes autonomes en milieu rural et péri-urbain, afin d’apporter des alternatives à la voiture individuelle ou d’améliorer les déplacements domicile-travail » fait savoir le ministère des transports.

Les deux consortiums lauréats sélectionnés sont : le projet Sécurité et Acceptabilité de la conduite et de la Mobilité autonome (SAM), conduit par la Plate-forme automobile (PFA) ; et le projet Expérimentations de Navettes Autonomes (ENA), conduit par l’Institut Français des Sciences et Technologies des Transports, de l’Aménagement et des Réseaux (IFSTTAR).

Les 16 projets, soutenus financièrement par l’Etat et qui se dérouleront dans différents points du territoire, permettront à la France de franchir une nouvelle étape avec des expérimentations de plus grande échelle : c’est le cap d’un million de kilomètres parcourus en expérimentation qui sera atteint d’ici 2022, dans une grande diversité de cas d’usages.

Pour Elisabeth Borne, « avec le lancement de la stratégie nationale en mai 2018, nous nous sommes dotés d’une feuille de route complète et ambitieuse pour faire de la France un pays moteur pour le développement du véhicule autonome. Dans le cadre du projet de loi d’orientation des mobilités, nous créerons le cadre permettant d’assurer leur libre circulation dans notre pays, dans toutes les conditions de sécurité. Ce programme d’expérimentations est une nouvelle étape majeure pour faire du véhicule autonome une solution de mobilité à part entière, améliorant concrètement le quotidien de nos concitoyens ».

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Voici les 16 expérimentations qui visent à faire de la France un moteur en matière de véhicules autonomes
L’Etat a annoncé le 24 avril 2019 accorder sa confiance à 2 consortiums réalisant 16 expérimentations de véhicules autonomes dans l’Hexagone. Objectif : tester différentes technologies dans des environnements variés (en zones urbaine et rurales) tout en contribuant à favoriser l’acceptation de ces véhicules autonomes auprès des citoyens. Keolis, Transdev, la RATP, Renault, PSA, Valeo mais aussi des collectivités territoriales contribuent à l’essor de cette technologie. Présentation.
LÉNA COROT | PUBLIÉ LE 24 AVRIL 2019 À 17H49
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Voici les 16 expérimentations qui visent à faire de la France un moteur en matière de véhicules autonomes
Voici les 16 expérimentations qui visent à faire de la France un moteur en matière de véhicules autonomes © Twitter @Min_Ecologie
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“Le véhicule autonome va très concrètement pouvoir entrer dans le quotidien des citoyens”, clame Elisabeth Borne. La ministre chargée des Transports a dévoilé mercredi 24 avril 2019 les 16 expérimentations de véhicules autonomes, menées par 2 consortiums, auxquelles l’Etat accorde sa confiance et une enveloppe de 42 millions d’euros. Une somme complétée par les acteurs du consortium à hauteur de 78 millions d’euros.

Ces annonces font suite à la présentation par le gouvernement en mai 2018 de sa stratégie nationale pour le développement des véhicules autonomes et à l’ouverture d’un appel à projets pour des expérimentations de grande échelle. Le but est de faire de la France “un moteur en matière d’expérimentations sur le véhicule autonome”, assure la ministre en charge des Transports.

DEUX CONSORTIUMS POUR FAVORISER LES ÉCHANGES

Pourquoi 16 expérimentations ? L’objectif est “d’avoir un nombre limité de projets ayant une taille suffisante afin de créer et d’exploiter un maximum les synergies entre les cas d’usage pour mutualiser les connaissances”, explique Elisabeth Borne. D’où la formation de deux consortiums favorisant l’échange entre les acteurs.

Ces consortiums regroupent des acteurs traditionnels de l’industrie automobile, des nouveaux acteurs comme les constructeurs de navettes autonomes, des acteurs du transport collectif et des collectivités territoriales. A charge pour ces derniers d’échanger et partager entre eux les informations qu’ils vont recueillir sur les questions de sécurité, d’acceptabilité ou encore d’insertion de ces solutions avec les modes de transport locaux.

QUELLES SONT LES 16 EXPÉRIMENTATIONS ?

Territoires ruraux et urbains, service de transport à la demande, complément des transports en commun… Ces expérimentations répondent à des usages divers et variés afin de permettre aux acteurs de trouver un business model à l’utilisation coûteuse de véhicules autonomes et de favoriser leur acceptation auprès de tous les publics. Le consortium SAM (Sécurité et acceptabilité de la conduite et de la mobilité autonome) regroupe 13 expérimentations, tandis que le consortium ENA (Expérimentations de navettes autonomes) en regroupe 3.

Les expérimentations SAM :

PSA et Renault veulent parcourir 15 000 kilomètres sur des routes à chaussées séparées en Ile-de-France afin de réaliser des tests de roulages massifs de validation de sécurité.
Valeo va mettre en place un système de valet de parking automatisé dans un parking souterrain Indigo situé à Paris. 12 à 15 véhicules électriques en auto-partage seront concernés par cette expérimentation.
A l’aide de deux navettes autonomes, PSA veut transporter jusqu’à 300 voyageurs par heure en heure de pointe sur un trajet de 7,2 km situé sur une emprise ferroviaire péri-urbaine désaffectée aux alentours de Carquefou, près de Nantes (Loire Atlantique).
La RATP va opérer deux navettes autonomes et 4 véhicules particuliers autonomes circulant sur un total de 14 km de voirie à Paris Rive Gauche.
La RATP veut étendre son projet mené au Bois de Vincennes en faisant circuler 3 navettes EasyMile et 2 navettes Navya en prolongement d’une ligne de bus.
La RATP va expérimenter trois navettes autonomes EasyMile dans la zone rurale reliant la gare RER de Saint-Rémy-Lès-Chevreuse à un parking distant de 4,3 km.
Transdev et Renault vont mener leur projet reliant la gare RER de Massy au plateau de Saclay. Le premier service est une desserte de nuit à l’aide d’une navette autonome. Le deuxième service est un rabattement à la demande en navette autonome. Le troisième est un service type VTC avec 4 véhicules particuliers Renault.
Transdev et Renault vont poursuivre leur projet à Rouen comportant trois services différents. Le premier est un complément par 6 navettes autonomes à une ligne de bus existante. Le deuxième est la substitution par ces mêmes navettes à une autre ligne de bus. Le troisième est la desserte à la demande du centre-ville par 4 véhicules particuliers Renault.
A Vichy, Transdev va faire circuler une navette EasyMile sur un trajet de 1,2 km fermé à la circulation mais ouvert aux piétons et modes doux.
Keolis veut approfondir son expérimentation menée sur le campus de l’Université de Rennes 1. Deux navettes Navya, auxquelles s’ajouteront deux navettes provenant d’un autre constructeur, vont circuler sur un trajet de 2,6 km puis 6,2 km.
A Clermont-Ferrand, Keolis va opérer trois navettes EasyMile sur un trajet de 2,8 km.
Des navettes EasyMile vont relier l’oncopole de Toulouse à son parking.
Comme un Franprix parisien, Montpellier va tester des droïdes Twinswheel pour livrer soit des produits locaux vers les commerces et restaurants du centre-ville soit des colis hubs logistiques et commerçants.

Les expérimentations ENA :

La communauté d’Agglomération de Sophia Antipolis va opérer deux navettes autonomes sur une distance de 1 km.
Nantes Métropole va opérer 3 ou 4 navettes autonomes à partir du terminus de la logne de tramway T3 sur une distance de 2,4 km.
La Communauté de communes Cœur de Brenne (Centre-Val de Loire) va proposer à des personnes âgées ou non véhiculées de monter à bord de l’une des 2 navettes autonomes circulant de manière régulière sur une boucle de 22,3 km.

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Metropolitain : Véhicules autonomes : deux droïdes en expérimentation à Montpellier

Metropolitain : Véhicules autonomes : deux droïdes en expérimentation à Montpellier

Elisabeth Borne a dévoilé, un programme expérimental pour favoriser l’utilisation de véhicules autonomes. Seize expérimentations seront ainsi menées dans les semaines à venir en zones urbaines et rurales, en matière de transport collectif ou individuel ainsi que dans les domaines du fret et de la logistique. À Montpellier, deux droïdes logistiques seront chargés de livrer les commerces et restaurants du centre-ville.

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Elisabeth BORNE

@Elisabeth_Borne
Les véhicules autonomes sont une des réponses dans notre combat pour la #mobilité de tous et partout, notamment dans le monde rural.

✅Ce matin, nous passons à la vitesse supérieure: l’Etat s’engage dans 16 expérimentations concrètes dans nos territoires. https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/sites/default/files/2019.04.24_Developpement-VA.pdf …

Des véhicules autonomes sur les routes en 2020
Paris, Rouen, Vichy, Rennes, Nantes, Nice, Toulouse, Montpellier… seront bientôt le théâtre de seize expérimentations soutenues par le ministère des Transports et de la Transition Écologique. L’objectif étant de tester la mise en service de véhicules autonomes, c’est à dire sans chauffeur, en vue de pouvoir les généraliser dès l’année prochaine. Déjà votée au Sénat, la loi d’orientation des Mobilités, qui devrait être adoptée cet été, prévoit d’autoriser les véhicules autonomes à circuler sur l’ensemble du réseau routier en 2020.

« Je suis convaincue que ça peut être une solution dans des territoires où aujourd’hui on n’a pas d’alternative à la voiture » a notamment argumenté Elisabeth Borne au micro de France Info. La ministre des Transports étaient d’ailleurs venue à Montpellier en août dernier où plusieurs initiatives locales en matière de mobilité lui avaient été présentées.

Des expérimentation variées
Les seize expérimentations constituent un test grandeur nature des différents services qui pourraient devenir courant dans les années à venir à la fois au coeur des villes et dans les zones rurales. Dans l’Indre, deux navettes électriques autonomes sillonneront la communauté de communes Coeur de Brenne. À Sophia-Antopolis, un système de navette permettra de se rendre d’un arrêt de bus existant aux différentes entreprises de la zone d’activité niçoise. Dans l’agglomération nantaise, une ligne de voie ferrée désaffectée sera utilisée pour faire circuler deux véhicules de transport collectif.

Le cousin de R2D2 à Montpellier

À Montpellier, l’expérimentation portera sur un service de livraison de produits aux restaurants et commerces du centre-ville. Le test sera piloté par la société TwinsHeel, en collaboration avec La Poste. Deux droïdes logistiques livreront soit des produits locaux vers les commerces et restaurants du centre-ville, soit des colis hubs logistiques et commerçants. Les trois différentes phases du test permettront de valider l’usage de ce système de livraison autonome.

Créé il y a deux ans à Cahors dans le Lot sein de la société Soben. Deux frères, passionnés par la saga Star Wars, ont imaginé un robot manutentionnaire à l’image du droïde R2D2. Pouvant porter une charge de 40 kg et roulant jusqu’à 15 km/h, TwinsHeel peut suivre une personne ou effectuer un parcours en toute autonomie sur 30 km. Un système de géolocalisation permet de le suivre à la trace et son coffre sécurisé est impossible à ouvrir sans certains codes.

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