TRM24 : Véhicules autonomes : une seule expérimentation sur les 16 soutenues par l’Etat concerne les marchandises

TRM24 : Véhicules autonomes : une seule expérimentation sur les 16 soutenues par l’Etat concerne les marchandises

Elisabeth Borne, ministre des transports, a annoncé ce matin les lauréats de l’appel à projet Expérimentation du Véhicule routier Autonome (EVRA), mené dans le cadre du Programme d’investissement d’avenir. Deux consortiums ont été retenus par l’Etat, représentant 16 expérimentations pour un montant d’aide total d’environ 42 millions d’euros. Seule une retenue concerne les marchandises et la logistique. Aucun projet de poids lourds autonomes. La plupart concerne le transport de voyageurs.

Parmi les 16 expérimentations sélectionnées, celle de Twinswheel. Ce constructeur de droïdes mettra en service sur Montpellier 2 droïdes logistiques qui permettront de livrer soit des produits locaux vers les commerces et restaurants du centre-ville (avec STEF), soit des colis hubs logistiques et commerçants (avec La Poste). La phase 1 visera la validation fonctionnelle et dysfonctionnelle du superviseur dans le contexte « haute vitesse » nouveau et exigeant, la phase 2 permettra de valider le système et son comportement vis-à-vis de l’environnement de circulation, pour une expérimentation de validation des usages prévues en phase 3.

L’ensemble de ces projets représente un montant de 120 millions d’euros d’expérimentations, auxquels s’ajoutent les contributions des collectivités locales et des territoires concernés, en particulier pour la qualification de l’infrastructure.

« Dans notre combat pour que la mobilité soit accessible à tous nos concitoyens, où qu’ils vivent, les véhicules autonomes sont une des réponses pour apporter des solutions de déplacement à tous et partout, en particulier en milieu rural », a indiqué Elisabeth Borne.

Le Gouvernement avait lancé en juin 2018 un appel à projet Expérimentation du Véhicule routier Autonome (EVRA) pour des expérimentations de grande échelle. Cet appel à projet vise ainsi à soutenir des projets d’expérimentation de cas d’usages de véhicules autonomes dans le domaine de la mobilité individuelle, partagée ou collective, du fret et de la logistique. « Elles permettront notamment de développer des services de navettes autonomes en milieu rural et péri-urbain, afin d’apporter des alternatives à la voiture individuelle ou d’améliorer les déplacements domicile-travail » fait savoir le ministère des transports.

Les deux consortiums lauréats sélectionnés sont : le projet Sécurité et Acceptabilité de la conduite et de la Mobilité autonome (SAM), conduit par la Plate-forme automobile (PFA) ; et le projet Expérimentations de Navettes Autonomes (ENA), conduit par l’Institut Français des Sciences et Technologies des Transports, de l’Aménagement et des Réseaux (IFSTTAR).

Les 16 projets, soutenus financièrement par l’Etat et qui se dérouleront dans différents points du territoire, permettront à la France de franchir une nouvelle étape avec des expérimentations de plus grande échelle : c’est le cap d’un million de kilomètres parcourus en expérimentation qui sera atteint d’ici 2022, dans une grande diversité de cas d’usages.

Pour Elisabeth Borne, « avec le lancement de la stratégie nationale en mai 2018, nous nous sommes dotés d’une feuille de route complète et ambitieuse pour faire de la France un pays moteur pour le développement du véhicule autonome. Dans le cadre du projet de loi d’orientation des mobilités, nous créerons le cadre permettant d’assurer leur libre circulation dans notre pays, dans toutes les conditions de sécurité. Ce programme d’expérimentations est une nouvelle étape majeure pour faire du véhicule autonome une solution de mobilité à part entière, améliorant concrètement le quotidien de nos concitoyens ».

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Voici les 16 expérimentations qui visent à faire de la France un moteur en matière de véhicules autonomes
L’Etat a annoncé le 24 avril 2019 accorder sa confiance à 2 consortiums réalisant 16 expérimentations de véhicules autonomes dans l’Hexagone. Objectif : tester différentes technologies dans des environnements variés (en zones urbaine et rurales) tout en contribuant à favoriser l’acceptation de ces véhicules autonomes auprès des citoyens. Keolis, Transdev, la RATP, Renault, PSA, Valeo mais aussi des collectivités territoriales contribuent à l’essor de cette technologie. Présentation.
LÉNA COROT | PUBLIÉ LE 24 AVRIL 2019 À 17H49
VÉHICULE AUTONOME, MOBILITÉ, AUTOMOBILE
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Voici les 16 expérimentations qui visent à faire de la France un moteur en matière de véhicules autonomes
Voici les 16 expérimentations qui visent à faire de la France un moteur en matière de véhicules autonomes © Twitter @Min_Ecologie
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“Le véhicule autonome va très concrètement pouvoir entrer dans le quotidien des citoyens”, clame Elisabeth Borne. La ministre chargée des Transports a dévoilé mercredi 24 avril 2019 les 16 expérimentations de véhicules autonomes, menées par 2 consortiums, auxquelles l’Etat accorde sa confiance et une enveloppe de 42 millions d’euros. Une somme complétée par les acteurs du consortium à hauteur de 78 millions d’euros.

Ces annonces font suite à la présentation par le gouvernement en mai 2018 de sa stratégie nationale pour le développement des véhicules autonomes et à l’ouverture d’un appel à projets pour des expérimentations de grande échelle. Le but est de faire de la France “un moteur en matière d’expérimentations sur le véhicule autonome”, assure la ministre en charge des Transports.

DEUX CONSORTIUMS POUR FAVORISER LES ÉCHANGES

Pourquoi 16 expérimentations ? L’objectif est “d’avoir un nombre limité de projets ayant une taille suffisante afin de créer et d’exploiter un maximum les synergies entre les cas d’usage pour mutualiser les connaissances”, explique Elisabeth Borne. D’où la formation de deux consortiums favorisant l’échange entre les acteurs.

Ces consortiums regroupent des acteurs traditionnels de l’industrie automobile, des nouveaux acteurs comme les constructeurs de navettes autonomes, des acteurs du transport collectif et des collectivités territoriales. A charge pour ces derniers d’échanger et partager entre eux les informations qu’ils vont recueillir sur les questions de sécurité, d’acceptabilité ou encore d’insertion de ces solutions avec les modes de transport locaux.

QUELLES SONT LES 16 EXPÉRIMENTATIONS ?

Territoires ruraux et urbains, service de transport à la demande, complément des transports en commun… Ces expérimentations répondent à des usages divers et variés afin de permettre aux acteurs de trouver un business model à l’utilisation coûteuse de véhicules autonomes et de favoriser leur acceptation auprès de tous les publics. Le consortium SAM (Sécurité et acceptabilité de la conduite et de la mobilité autonome) regroupe 13 expérimentations, tandis que le consortium ENA (Expérimentations de navettes autonomes) en regroupe 3.

Les expérimentations SAM :

PSA et Renault veulent parcourir 15 000 kilomètres sur des routes à chaussées séparées en Ile-de-France afin de réaliser des tests de roulages massifs de validation de sécurité.
Valeo va mettre en place un système de valet de parking automatisé dans un parking souterrain Indigo situé à Paris. 12 à 15 véhicules électriques en auto-partage seront concernés par cette expérimentation.
A l’aide de deux navettes autonomes, PSA veut transporter jusqu’à 300 voyageurs par heure en heure de pointe sur un trajet de 7,2 km situé sur une emprise ferroviaire péri-urbaine désaffectée aux alentours de Carquefou, près de Nantes (Loire Atlantique).
La RATP va opérer deux navettes autonomes et 4 véhicules particuliers autonomes circulant sur un total de 14 km de voirie à Paris Rive Gauche.
La RATP veut étendre son projet mené au Bois de Vincennes en faisant circuler 3 navettes EasyMile et 2 navettes Navya en prolongement d’une ligne de bus.
La RATP va expérimenter trois navettes autonomes EasyMile dans la zone rurale reliant la gare RER de Saint-Rémy-Lès-Chevreuse à un parking distant de 4,3 km.
Transdev et Renault vont mener leur projet reliant la gare RER de Massy au plateau de Saclay. Le premier service est une desserte de nuit à l’aide d’une navette autonome. Le deuxième service est un rabattement à la demande en navette autonome. Le troisième est un service type VTC avec 4 véhicules particuliers Renault.
Transdev et Renault vont poursuivre leur projet à Rouen comportant trois services différents. Le premier est un complément par 6 navettes autonomes à une ligne de bus existante. Le deuxième est la substitution par ces mêmes navettes à une autre ligne de bus. Le troisième est la desserte à la demande du centre-ville par 4 véhicules particuliers Renault.
A Vichy, Transdev va faire circuler une navette EasyMile sur un trajet de 1,2 km fermé à la circulation mais ouvert aux piétons et modes doux.
Keolis veut approfondir son expérimentation menée sur le campus de l’Université de Rennes 1. Deux navettes Navya, auxquelles s’ajouteront deux navettes provenant d’un autre constructeur, vont circuler sur un trajet de 2,6 km puis 6,2 km.
A Clermont-Ferrand, Keolis va opérer trois navettes EasyMile sur un trajet de 2,8 km.
Des navettes EasyMile vont relier l’oncopole de Toulouse à son parking.
Comme un Franprix parisien, Montpellier va tester des droïdes Twinswheel pour livrer soit des produits locaux vers les commerces et restaurants du centre-ville soit des colis hubs logistiques et commerçants.

Les expérimentations ENA :

La communauté d’Agglomération de Sophia Antipolis va opérer deux navettes autonomes sur une distance de 1 km.
Nantes Métropole va opérer 3 ou 4 navettes autonomes à partir du terminus de la logne de tramway T3 sur une distance de 2,4 km.
La Communauté de communes Cœur de Brenne (Centre-Val de Loire) va proposer à des personnes âgées ou non véhiculées de monter à bord de l’une des 2 navettes autonomes circulant de manière régulière sur une boucle de 22,3 km.

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Metropolitain : Véhicules autonomes : deux droïdes en expérimentation à Montpellier

Metropolitain : Véhicules autonomes : deux droïdes en expérimentation à Montpellier

Elisabeth Borne a dévoilé, un programme expérimental pour favoriser l’utilisation de véhicules autonomes. Seize expérimentations seront ainsi menées dans les semaines à venir en zones urbaines et rurales, en matière de transport collectif ou individuel ainsi que dans les domaines du fret et de la logistique. À Montpellier, deux droïdes logistiques seront chargés de livrer les commerces et restaurants du centre-ville.

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Elisabeth BORNE

@Elisabeth_Borne
Les véhicules autonomes sont une des réponses dans notre combat pour la #mobilité de tous et partout, notamment dans le monde rural.

✅Ce matin, nous passons à la vitesse supérieure: l’Etat s’engage dans 16 expérimentations concrètes dans nos territoires. https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/sites/default/files/2019.04.24_Developpement-VA.pdf …

Des véhicules autonomes sur les routes en 2020
Paris, Rouen, Vichy, Rennes, Nantes, Nice, Toulouse, Montpellier… seront bientôt le théâtre de seize expérimentations soutenues par le ministère des Transports et de la Transition Écologique. L’objectif étant de tester la mise en service de véhicules autonomes, c’est à dire sans chauffeur, en vue de pouvoir les généraliser dès l’année prochaine. Déjà votée au Sénat, la loi d’orientation des Mobilités, qui devrait être adoptée cet été, prévoit d’autoriser les véhicules autonomes à circuler sur l’ensemble du réseau routier en 2020.

« Je suis convaincue que ça peut être une solution dans des territoires où aujourd’hui on n’a pas d’alternative à la voiture » a notamment argumenté Elisabeth Borne au micro de France Info. La ministre des Transports étaient d’ailleurs venue à Montpellier en août dernier où plusieurs initiatives locales en matière de mobilité lui avaient été présentées.

Des expérimentation variées
Les seize expérimentations constituent un test grandeur nature des différents services qui pourraient devenir courant dans les années à venir à la fois au coeur des villes et dans les zones rurales. Dans l’Indre, deux navettes électriques autonomes sillonneront la communauté de communes Coeur de Brenne. À Sophia-Antopolis, un système de navette permettra de se rendre d’un arrêt de bus existant aux différentes entreprises de la zone d’activité niçoise. Dans l’agglomération nantaise, une ligne de voie ferrée désaffectée sera utilisée pour faire circuler deux véhicules de transport collectif.

Le cousin de R2D2 à Montpellier

À Montpellier, l’expérimentation portera sur un service de livraison de produits aux restaurants et commerces du centre-ville. Le test sera piloté par la société TwinsHeel, en collaboration avec La Poste. Deux droïdes logistiques livreront soit des produits locaux vers les commerces et restaurants du centre-ville, soit des colis hubs logistiques et commerçants. Les trois différentes phases du test permettront de valider l’usage de ce système de livraison autonome.

Créé il y a deux ans à Cahors dans le Lot sein de la société Soben. Deux frères, passionnés par la saga Star Wars, ont imaginé un robot manutentionnaire à l’image du droïde R2D2. Pouvant porter une charge de 40 kg et roulant jusqu’à 15 km/h, TwinsHeel peut suivre une personne ou effectuer un parcours en toute autonomie sur 30 km. Un système de géolocalisation permet de le suivre à la trace et son coffre sécurisé est impossible à ouvrir sans certains codes.

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Planète : Supermarché : cette innovation qui pourrait grandement aider les personnes âgées

Trois modes de fonctionnement
Pilotage à distance, autonomie et “follow me”. Tels sont les trois modes de fonctionnement proposés. Seul le troisième est actuellement en phase d’expérimentation puisque les deux premiers ne sont pour l’instant pas autorisés.

Le robot-livreur, doté d’une intelligence artificielle, identifie le client à l’aide de ses capteurs et caméras. Cela lui permet de le suivre en toute dépendance.

“Le robot devient comme un esclave en suivant son maître et portant ses affaires», assure Vincent Talon au quotidien.

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Une première mondiale ?
Développés depuis cinq ans par TwinswHeel, ces “Fast Couriers” sont encore de simples prototypes.

Jusqu’à présent, la start-up ne les produisait d’ailleurs que pour les usines ou les entrepôts. Ces tests dans un magasin sont donc “une première en France, même en Europe, voire dans le monde”, assure Vincent Talon.

Présents actuellement deux à trois jours par semaine, les robots seront disponibles tous les jours aux mois de juin et juillet. Les clients auront ainsi le temps de profiter de ce service.

Si Franprix estime que l’opération est concluante et envisage d’étendre le projet à d’autres de ses magasins, une ligne de production sera lancée.

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Le Figaro : Franprix teste un robot livreur capable de suivre les clients jusqu’à leur domicile

Le Figaro : Franprix teste un robot livreur capable de suivre les clients jusqu’à leur domicile

Depuis une semaine, dans un magasin du 13ème arrondissement de Paris les personnes âgées ou à mobilité réduite peuvent avoir recours aux services de robots sur roues pour rapporter leurs courses chez eux.

Et si porter un sac de courses ou pousser un caddie étaient des gestes appelés à disparaître? Franprix, enseigne du groupe Casino, teste depuis une semaine et pour six mois deux robots livreurs dans un de ses magasins du 13ème arrondissement de Paris. Leur mission consiste à porter les emplettes des clients dans le magasin mais également jusqu’à leur domicile.

Plus particulièrement, ce robot a été conçu pour seconder les personnes âgées ou atteintes d’un handicap les empêchant de réaliser leurs achats de manière autonome. Ces individus peuvent ainsi sortir faire des courses et «retrouver une vie sociale dans le quartier», explique Vincent Talon, cofondateur de TwinswHeel, la start-up qui a développé ces machines.

Entre le nom de code «TH03» ou «Fast Courier», qui signifie «coursier rapide» en anglais, les constructeurs n’ont pas tranché sur le nom définitif du produit, préférant laisser aux entreprises désirant s’en doter le soin de baptiser elles-mêmes ces petites machines tout en rondeur .

Petit mais costaud
Installé sur deux roues, le robot est en capacité de porter en autonomie des charges de 40 kg à 6 km/h, vitesse autorisée pour les appareils de cette envergure. Pour les clients, ce petit robot électrique qui ne mesure pas plus de 70 cm de largeur et 80 cm de hauteur apporte un confort non négligeable. Cependant, un salarié est tenu d’accompagner la machine – et donc le client – jusqu’au domicile afin d’assurer le trajet du retour. En effet, la loi interdit pour l’instant de laisser rouler un véhicule en totale autonomie sur la voie publique.

Trois modes de fonctionnement existent pour ce robot: le pilotage à distance, l’autonomie et le «follow me». Les deux premiers n’étant pas autorisés, c’est le troisième qui est actuellement en phase d’expérimentation: doté d’une intelligence artificielle, la machine identifie le client à l’aide de ses capteurs et caméras, puis le suit en toute dépendance. «Le robot devient comme un esclave en suivant son maître et portant ses affaires», explique Vincent Talon. Électrique, le TH03 dispose d’une autonomie moyenne de huit heures, pour un temps de recharge de deux heures. En fonction du poids à transporter, il peut couvrir 15 à 20 kilomètres.

Simple prototype pour le moment
Développés depuis cinq ans par TwinswHeel, les deux robots sont mis à disposition gratuitement dans le magasin pour une durée de six mois. Ensuite, si les tests sont concluants et Franprix souhaite étendre le concept à d’autres de ses magasins, une ligne de production sera lancée pour répondre à la demande. Jusqu’à présent, la start-up ne produisait que des robots pour usine ou entrepôt. L’arrivée dans un magasin est «une première en France, même en Europe, voire dans le monde», selon Vincent Talon.

S’ils ne sont actuellement présents dans le magasin que deux à trois jours par semaine, les robots le seront tous les jours aux mois de juin et juillet. S’agissant de prototypes, ils peuvent toujours être rapportés chez leur concepteur pour raisons techniques, mais le cofondateur de TwinswHeel se veut rassurant: «au moindre problème, le robot s’arrête pour ne pas prendre de risque.»

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Actur Transport : Franprix teste la livraison par robot à Paris

Actur Transport : Franprix teste la livraison par robot à Paris

L’enseigne Franprix expérimente avec le fabricant de robot roulant TwinswHeel la livraison de courses à domicile pour des clients âgées ou à mobilité réduite.

Déjà engagé dans le projet de remorque à assistance électrique intelligente K-Ryole, Franprix (groupe Casino) vient de lancer une expérimentation inédite dans le XIIIe arrondissement de Paris pour aider ses clients à faire leurs courses à l’aide d’un robot suiveur.

L’engin, produit par le fabricant lyonnais TwinswHeel, est capable de suivre les clients en magasin et fait alors office de caddie. Après l’acte d’achat, il est capable de continuer à suivre le client pour porter ses courses jusqu’à son domicile.

Six mois d’expérimentation
L’expérimentation, va durer six mois et s’adresse tout particulièrement à l’accompagnement de personnes à mobilité réduite ou âgées, une cible qui fréquente moins les magasins faute de facilité. “Le robot suit la personne à un mètre, en portant ses courses à sa place. On veut essayer de voir si des personnes à mobilité réduite peuvent l’utiliser, depuis le Franprix jusque chez elle”, explique au micro de France Info Vincent Talon, cofondateur de TwinswHeel avec son frère Benjamin.

Accompagnateur obligatoire
Le test démarre dans un magasin, situé rue Nationale. Pour se servir du robot, le client doit activer un bouton “follow me” afin d’activer la reconnaissance visuelle. Le robot, équipé de deux grosses roues, va dès lors suivre la personne à travers les rayons, puis dans la rue.

Les droïdes TwinswHeel comportent deux grosses roues qui entourent un casier central, capable de contenir l’équivalent de 40 litres (ou 40 kg). Ils sont équipés de capteurs qui scannent en permanence leur environnement immédiat, leur permettent de faire face à toute situation (piéton, voiture). Ils repèrent également leur chemin via GPS.

Ils peuvent se déplacer de manière autonome en milieu urbain à la vitesse de 6 km/h et sont autorisés à rouler sur les trottoirs du XIIIe arrondissement “à condition que la rue soit partagée en toute sécurité”, indique la Mairie. Une fois arrivé au domicile du client, l’engin n’est pas habilité à retourner au magasin en toute autonomie. La législation interdit qu’il se déplace seul : il doit donc être supervisé par un accompagnateur.

Livraison autonome
Franprix et Twinswheel figurent parmi les 15 lauréats de l’appel à projet “Quartier d’Innovation Urbaine” d’Urban Lab, le laboratoire d’innovations de la Ville de Paris. Les deux partenaires peuvent ainsi tester durant six mois (maximum un an) l’utilisation du robot en situation réelle.

Les deux partenaires souhaitent d’étendre ce test à deux ou trois autres magasins du XIIIe arrondissement dans les prochains mois, toujours avec un accompagnateur, quitte à envisager plus tard “la livraison autonome si l’évolution de la législation à venir le permet”, indique le groupe Casino.

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Midi Libre : Le robot de Franprix fera les courses à votre place et les livrera chez vous

Midi Libre : Le robot de Franprix fera les courses à votre place et les livrera chez vous

Franprix, l’une des enseignes de proximité du groupe Casino, va tester en conditions réelles pendant un an dans le XIIIe arrondissement de Paris, la livraison des courses par un robot.
L’essai va mettre en scène trois droïdes dans ce magasin, et l’entreprise espère “un succès duplicable à l’ensemble des magasins Franprix”, comme le pronostique Jean-Paul Mochet, le directeur général du distributeur. “Ce droïde va faciliter la vie des urbains. Pour nous, spécialistes de la proximité urbaine, le dernier kilomètre est crucial. C’est ce qui gère la relation client”, justifie-t-il.

“Suivez-moi”
L’enseigne s’est associée à la start-up TwinswHeel, le développeur français du robot présenté en 2018 à Las Vegas. Il a la forme d’un petit engin électrique doté de deux grandes roues, peut transporter 30 à 40 kg de courses sur une distance de 25 km. Grâce au bouton “Suivez-moi”, sur la machine, le robot, sans nom pour le moment, est capable d’identifier un client par reconnaissance faciale et de le suivre en magasin et dans la rue. L’idée étant qu’il accompagne la personne – clients à mobilité réduite, personnes âgées, pour l’essentiel – au fil des rayons, puis jusqu’à son domicile.

à Paris, où Amazon dispose depuis 2016 d’un service de livraison express nommé Amazon Prime Now, livrer rapidement et aisément des produits alimentaires est devenu un enjeu stratégique. Ce robot est une réponse à cette problématique, même si la législation ne permet pas de le laisser totalement autonome, encore.

Conception française
Dans un premier temps, il ne pourra pas se déplacer seul dans la rue et sera accompagné d’un opérateur. Ensuite, Franprix et TwinswHeel espèrent que les consommateurs pourront à terme commander des produits en ligne ou en magasin et que le robot les transportera jusqu’à leur domicile en annonçant son arrivée par un SMS. Le message comprendra un code permettant de déverrouiller le panier du robot et de prendre les marchandises. Dans les magasins, le personnel pourrait également utiliser des robots plus gros dans le réassortiment des rayons.

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La Parisien : Chez Franprix, bientôt un robot livreur pour porter les courses

La Parisien : Chez Franprix, bientôt un robot livreur pour porter les courses

L’enseigne Franprix teste actuellement dans l’un de ses magasins parisiens un petit droïde autonome capable de transporter 40 kg de produits jusqu’au domicile des clients.
Deux grandes roues entourant un caisson carré surmonté d’un gyrophare rouge. Voilà à quoi ressemble cet étrange robot livreur qui fait des allers et retours sur le trottoir, devant un magasin Franprix du 13e arrondissement de Paris, à la grande joie des enfants. Bienvenue dans une fenêtre du futur, où les personnes âgées ou handicapées pourront se faire aider par un droïde le temps de leurs courses.

Ce petit engin haut comme trois pommes, développé depuis cinq ans par la start-up TwinswHeel, n’a pas encore de nom. Mais son cofondateur, Vincent Talon, le surnomme « fast courier » (coursier rapide) ou, plus futuriste, TH03. À l’heure actuelle, il n’en existe qu’une vingtaine dans le monde, dont certains chez Renault, à la SNCF (pour porter des charges lourdes) ou encore en Allemagne chez Siemens -ils apportent des plateaux-repas dans les bureaux.

Il suit le client durant ses courses
Démonstration dans un magasin parisien de l’enseigne Franprix avec Geneviève, cliente depuis toujours, qui a accepté de servir de cobaye. Geneviève se place face au droïde pour qu’il la scanne : c’est elle qu’il devra suivre. Puis elle appuie sur le bouton « follow me » (suivez-moi) et commence à déambuler dans les allées. Et hop, du lait, elle ouvre le caisson, y dépose la bouteille et repart. Et hop, du beurre, mêmes gestes. Dès qu’elle s’arrête, TH03 s’arrête. Elle repart, il la suit, en prenant les virages sans se cogner. Il roule à l’électricité et peut porter jusqu’à 40 kg.


Pendant les six mois que va durer ce test, deux robots seront mis à la disposition des clients pour les assister -gratuitement- dans leurs courses, puis les raccompagner chez eux, à une vitesse de 6 km/h. « Ils peuvent aider les personnes à mobilité réduite à retrouver une liberté de mouvement, à sortir plus souvent et se sociabiliser à nouveau », décrypte Jean-Paul Mochet, directeur général de Franprix.


Le robot raccompagne les personnes chez elles après leurs courses./LP/Arnaud Journois
Mais pourquoi consacrer tant de temps aux tests ? « Il faut confronter ces robots, conçus en atelier, à la réalité. Grâce à l’intelligence artificielle, ils apprendront de leurs erreurs », explique Vincent Talon. Un exemple ? S’il y a trop de monde, le robot ne sait plus à quel utilisateur se vouer et peut changer de « partenaire » en cours de route ! Le plus gros risque aujourd’hui ? Qu’on ne le voit pas. « Mais comme il est bardé de capteurs – caméras 2D, 3D, ultrasons, infrarouges, etc. -, il s’arrête dès qu’il détecte un obstacle », rassure le cofondateur.

«Il faut que la loi autorise des expérimentations»
Quelles seront les prochaines étapes ? Ingénieurs, élus ou distributeurs… tous, ici, militent pour un changement législatif, car pour l’heure, le petit droïde, comme les voitures autonomes d’ailleurs, n’a pas le droit de circuler seul en ville. Il doit donc être accompagné par un salarié de Franprix, pour le chemin du retour. « Il faut que la loi autorise des expérimentations », réclame le maire du 13e, Jérôme Coumet, qui suit de près l’expérience.

« À terme, le champ des possibles est impressionnant », souligne Jean-Paul Mochet, de Franprix. Ainsi, un jour, le robot pourra par exemple revenir de chez les particuliers au magasin, non pas à vide mais avec des emballages à recycler.

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La Voix du Nord : Twinswheel Franprix teste un robot-livreur

La Voix du Nord : Twinswheel Franprix teste un robot-livreur

Franprix met à disposition des clients de son magasin du 13e arrondissement de Paris, pour une phase de tests, des robots pour les aider à réaliser leurs courses. Le robot peut porter jusqu’à 40 kilos.

L’innovation ne finit jamais de surprendre, le monde de la grande distribution l’a bien compris. L’arrivée des « drives », pourrait déjà être un lointain souvenir.

Franprix vient de présenter son robot livreur. Le Twinswheel de son nom, a pour mission d’accompagner les consommateurs dans leurs courses. Le petit robot suit à la trace un client du magasin. Il le suit même jusqu’à son domicile pour porter ses courses.

C’est dans le magasin de Franprix du 13e arrondissement à Paris que deux robots opèrent. Pour l’instant, ils sont en phase de test. Le robot porte les courses du client (jusqu’à 40 kg) et peut même le raccompagner jusque chez lui, en présence d’un employé du magasin. Le robot serait capable d’éviter les obstacles, d’attendre à un feu rouge, de s’adapter au pas du client. Trois robots seront installés dans le magasin pour une année de test.

Cette expérimentation s’est faite dans le cadre d’un appel à projet « Quartier d’Innovation Urbaine » d’Urban Lab. Le robot est déjà utilisé par Renault-Nissan, la SNCF et Siemens pour aider ses ouvriers.

« Ce test s’inscrit dans une réflexion nécessaire sur les modes de livraison de demain : dans un monde qui évolue très vite, où la livraison à domicile se développe et face à l’évolution des obligations réglementaires, comme les restrictions d’accès aux centres-villes pour les véhicules polluants, les acteurs de la ville, dont Franprix fait partie, se doivent de réfléchir à des modes de livraison nouveaux et propres. En effet, grâce à l’utilisation de droïdes, il est possible d’éviter le trafic, la pollution ainsi que les nuisances sonores », confiait l’enseigne au journal l’Usine Digital

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BBC : French supermarket tests out shopping robots

BBC : French supermarket tests out shopping robots

A supermarket in France is testing out using robots to help deliver people’s shopping for them.

The supermarket chain Franprix has teamed up with robotics company TwinswHeel to test out the delivery robots at their store in Paris.

The robots have two large wheels, a storage compartment that can hold around 30-40 litres of shopping, and can travel around 25 km before needing to be charged.

The makers are hoping that the robots can help older people, or people who find it hard to get around, by carrying heavy shopping to their homes.

The robots are paired to customers using facial recognition, and a follow me button.

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The robots will follow customers home carrying their shopping for them.
Initially the robots will have special minders who will follow them around, as the law doesn’t allow robots to travel on the streets on their own yet.

The trial will be free of charge, and last for a year. Franprix Managing Director Jean-Paul Mochet said: “If the test is successful, we may extend it to other Franprix stores.”

In the future the makers hope the robots can deliver people’s shopping to them without them even having to leave home.

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