20 minutes : Montpellier : Des droïdes (presque) autonomes testés pour effectuer des livraisons dans le centre-ville

20 minutes : Montpellier : Des droïdes (presque) autonomes testés pour effectuer des livraisons dans le centre-ville

ROBOTS L’expérimentation a été lancée ce vendredi dans le quartier Antigone

  • La métropole de Montpellier a lancé l’expérimentation de robots autonomes, électriques et silencieux, capables d’effectuer des livraisons dans le centre-ville.
  • Dans le cadre de cette phase de test, qui a débuté ce vendredi, ils sont toutefois accompagnés d’un pilote, qui peut intervenir en cas de risque.
  • La Poste a notamment adopté l’un d’eux pour aider les facteurs dans leurs tournées.

Peut-être avez-vous vu circuler ces petits bolides à Antigone ? La métropole de Montpellier (Hérault) a lancé dans ce quartier l’expérimentation de véhicules, chargés de réaliser des livraisons. Le projet est l’une des 16 tests retenus par l’Etat en France pour définir les contours de la filière des véhicules autonomes. C’est, en revanche, le seul visant à tester son application sur la logistique urbaine.

Ces droïdes, électriques et silencieux, sont bardés de capteurs, qui leur permettent de « percevoir leur environnement, de localiser, mais aussi détecter les éventuels obstacles sur leur chemin, et d’en évaluer les risques », explique Vincent Talon, le cofondateur de la start-up TwinswHeel, qui les a créés. Ils ne sont toutefois pas lâchés dans la jungle urbaine sans précaution : les robots circulent sur des « routes virtuelles », cartographiées à l’avance de façon ultra-précise.

Accompagnés par un pilote

« Et si on lui donne une nouvelle mission, par exemple celle d’aller récupérer un colis, dans un entrepôt, pour aller le livrer chez un commerçant, il déterminera seul, parmi toutes ces routes, celle qui est la meilleure, poursuit l’ingénieur. En évitant les zones à risques. On ne va pas, par exemple, faire rouler le robot devant une école à 8 heures du matin, ou traverser la place du marché le mercredi. » Et s’il détecte un obstacle, il s’arrête net, et ne reprend son chemin que lorsque tout risque est levé.

Ces machines, capables de porter des charges lourdes, n’ont besoin, en réalité, de personne pour se déplacer. Mais l’autonomie totale, ce n’est pas encore pour demain : dans le cadre de cette phase de test, elles seront accompagnées par un pilote, qui se tiendra à moins d’une dizaine de mètres. « S’il détecte qu’il y a un potentiel risque d’incident, il prend la main sur le robot », explique Vincent Talon.

Aider les facteurs

Deux modèles sont expérimentés à Montpellier : un robot blanc, testé par l’entreprise Stef, destiné à transporter des produits frais de l’entrepôt jusqu’au primeur, au restaurant ou au boucher, et un robot jaune, adopté par la Poste, pour le courrier et les colis. Et il n’est pas question, assure Philippe Dorge, directeur général du groupe, que ces droïdes prennent le travail des facteurs. « Il ne faut pas y voir une atteinte à l’emploi, confie-t-il. Ces innovations sont au service de nos facteurs, elles leur apportent une aide, une efficacité supplémentaire. » Et elles permettent d’effacer, un peu, de la pénibilité de leur travail. « Je pense notamment aux gros colis », reprend Philippe Dorge.

Ces droïdes, dont le lancement, en situation réelle, dans l’Ecusson, n’est prévu que dans deux ans, tombent à pic pour le développement de la ZFE, la Zone à faible émission. Ils permettront, espère la métropole, de laisser les fourgons polluants à l’extérieur de l’agglomération, et d’assurer les livraisons sur « le dernier kilomètre » sans aucune émission de CO2. « Jusqu’à quand vais-je bondir, à 11 heures du matin, sur la Comédie, quand je vais voir des camions ! », gronde Michaël Delafosse (PS), le président de la métropole. « C’est ça, l’enjeu : est-ce que, sur le dernier kilomètre, nous voulons de gros camions de livraison, ou de petits véhicules comme ceux-là ? »

France 3 : Ma ville, notre idéal

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Reportage sur France 3

Utilisation des droïdes par Enedis à Toulouse

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Le Parisien TV

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Business Insider : Franprix teste un droïde pour que vous n’ayez plus à porter vos courses

Business Insider : Franprix teste un droïde pour que vous n’ayez plus à porter vos courses

Il n’a pas encore de surnom et se contente pour l’heure d’être “le robot de TwinswHeel”, du nom de la startup qui l’a inventé. Inspiré de Star Wars, c’est un droïde autonome, équipé de capteurs pour suivre quelqu’un à la trace… ou plutôt à l’oeil. Une dizaine de ses congénères sont déjà en service, chez Renault ou encore à la SNCF, pour transporter des charges lourdes. Ce mercredi 17 avril, Franprix, l’enseigne de proximité du groupe Casino, en a dévoilé deux modèles, spécialement adaptés pour porter des courses.

L’enseigne veut faciliter la vie de ses clients à mobilité réduite ou âgées et a lancé à cet effet une expérimentation avec ces deux robots dans son magasin du 133 rue Nationale, dans le 13e arrondissement de Paris. Concrètement, le droïde abrite un panier, d’une contenance de 40 litres (et jusqu’à 40 kg), que vous pouvez charger au fur et à mesure en parcourant les allées du magasin.

Il vous suit ‘à l’oeil’

Une fois appairé à une personne, le robot la suit grâce à ses capteurs. Business Insider France/Elisabeth Hu

Il suffit d’appuyer sur un bouton pour qu’il “s’appaire” à vous grâce à des capteurs de reconnaissance visuelle et vous suive ensuite docilement quelques dizaines de centimètres derrière.

A terme, il pourrait ramener des produits périmés en magasin

Lancement du test d’un robot porteur de courses chez Franprix, le 17 avril 2019. Business Insider France/Elisabeth Hu.

Une fois vos achats réglés, ce droïde fait office de porteur et vous accompagne — dans un rayon d’un kilomètre autour du magasin — jusqu’à chez vous avant de retourner à son point de départ de façon autonome. A terme, il pourrait même rentrer à son magasin chargé d’emballages à recycler ou de produits périmés. Il est programmé pour rouler jusqu’à 6 km/h sur les trottoirs et 25 km/h sur route. Toute sa prestation est gratuite, comme toutes les livraisons de l’enseigne.

Le droïde est lauréat d’un appel à projet de la ville

Le coffre a une contenance de 40 litres et supporte jusqu’à 40 kg. Business Insider France/Elisabeth.

L’expérimentation parisienne doit durer un an. Elle s’inscrit dans le cadre d’un appel à projet d’Urban lab, lancé par la ville l’été dernier. Parmi les 15 lauréats figurait le “lab innovation” de Franprix en partenariat avec TwinswHeel.

Les deux sociétés envisagent d’étendre ce test à deux ou trois autres Franprix du 13e arrondissement dans les prochains mois.

Pour Franprix, il s’agit d’offrir un service de plus

Jean-Paul Mochet, directeur général de Franprix a présenté le robot le 17 avril 2019. Business Insider France/Elisabeth Hu.

“C’est le premier droïde qui va faciliter la vie des urbains”, s’est félicité Jean-Paul Mochet, directeur général des enseignes de proximité du groupe Casino et à ce titre patron de Franprix.

La réglementation est “plus lente que l’innovation”

Le robot vous suit en magasin. Business Insider France/Elisabeth Hu.

“Ce robot a trois missions principales : aider les clients à faire leurs courses en magasin, ramener ces courses chez eux et enfin, mais à plus long terme, opérer des livraisons tout seul”, a expliqué François Alarcon, directeur des concepts et des innovations chez Franprix.

Pour l’heure, au vu de la réglementation “plus lente que l’innovation”, souligne Jean-Paul Mochet, le droïde va être assisté dans ses missions par un opérateur.

Cibler les gens qui ne viennent plus en magasin

Pendant toute l’expérimentation, le robot sera assisté d’un opérateur. Business Insider France/Elisabeth Hu.

L’opérateur sera un élément central du retour d’expérimentation. “Ce test en situation réelle en milieu urbain est extrêmement important pour nous”, a déclaré Vincent Talon, le cofondateur de TwinswHeel. “Nous avons besoin de savoir ce qui est acceptable par la population. Savoir comment elle réagit face au robot, quel est son rapport à la sécurité, si par exemple les gens se demandent si le robot ne va pas les écraser.”

Quelques clients sélectionnés pour le test

L’un des deux robots conçus par TwinswHeel pour Franprix. Business Insider France/Elisabeth Hu.

Quelques dizaines de clients seront sélectionnés pour participer à ce test. Avec lui, Franprix poursuit sa quête pour offrir encore plus de services. “Certaines personnes à mobilité réduite ne sortent même plus de chez eux, faute de savoir quel niveau d’aide elles vont avoir pour faire leurs courses. L’enjeu, c’est de faire revenir ces gens en magasin. Avec ce robot, l’aide apportée sera plus pérenne que celle déjà offerte par nos collaborateurs qui parfois sont occupés par ailleurs”, a précisé François Alarcon.

L’investissement est “conséquent” concède Franprix, sans avancer de chiffres, mais “intéressant”, notamment en terme de productivité. Et il donnera une longueur d’avance à Franprix pour le jour où les livraisons autonomes seront autorisées par le législateur.

Pas de prix, mais un ordre d’idée. “Quand nous aurons la capacité d’en produire une centaine, d’ici deux ou trois ans, nous prévoyons de vendre ce robot 10 000 euros”, a confié TwinswHell à Business Insider France.

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TwinswHeel is an autonomous parcel delivery droid. We design and manufacture the droids that will contribute to the future of urban logistic. The first step is to focus on enclosed sites such as large industrial sites and shortly after cities with e-commerce and convenience store. Our droid is based on autonomous vehicle in order to succeed in self-sufficient goods delivery business. TwinswHeel is a smart, flexible and efficient droid for all year round delivery 24/7.

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