Siècle Digital : TwinswHeel déploie ses robots de livraison autonomes à Montpellier

Siècle Digital : TwinswHeel déploie ses robots de livraison autonomes à Montpellier

À l’initiative de la métropole de Montpellier, une expérimentation de 36 mois vient de démarrer avec des robots autonomes, pour répondre à une problématique de logistique urbaine.

Dans les rues de Montpellier, les habitants peuvent désormais croiser des robots de livraison autonomes. Twinswheel, une société dont le siège social est basé à Cahors, est spécialisée dans la fabrication de technologies autonomes. À Montpellier, l’expérimentation va durer 36 mois. À terme, l’objectif est de réaliser des livraisons pour la Poste entre ses bureaux du centre-ville et les centres de tri.

La métropole de Montpellier a choisi une start-up locale

Le 17 septembre 2021, la métropole de Montpellier a inauguré le lancement de ce nouveau programme. Ce projet a été sélectionné par l’État dans le cadre d’un vaste programme autour des véhicules autonomes. En tout, ce sont 16 expérimentations qui sont déployées à travers le territoire français sur cette thématique. En revanche, le programme qui démarre dans la ville de Montpellier est le seul qui répond à une problématique de logistique urbaine.

C’est la start-up Twinswheel qui a été sélectionnée pour tester ses technologies à Montpellier afin de répondre à la forte croissance des livraisons à domicile. La problématique du « dernier kilomètre » est devenue un sujet crucial pour les entreprises qui vendent leurs produits sur le web. Ce problème est encore plus palpable en centre-ville où le trafic urbain est dense. Avec cette expérimentation, la métropole de Montpellier veut : « tester une solution pour le transport de marchandises afin d’évaluer sa maturité et sa pertinence d’un point de vue technologique, environnemental, usuel, économique, social et sociétal ».

Les robotos de Twinswheel vont être testés dans des conditions réelles

Selon Vincent Talon, co-fondateur de Twinswheel : « ces droïdes portent de façon autonome des charges lourdes pour réapprovisionner les magasins et bureaux de Poste des centres-villes. Nous allons expérimenter plusieurs formes de droïdes avec des industriels afin de mieux comprendre l’acceptabilité, les attentes et les possibles business-model ». La start-up française conçoit et fabrique plusieurs types de robots autonomes. Dans la plupart des cas, leur rôle sera de « seconder des personnes dans le transport de charges lourdes ou les tâches répétitives ».

Chaque robot a ses spécificités. Certains porteront des charges de 40 kilogrammes, tandis que d’autres peuvent transporter jusqu’à 500 kilogrammes. À Montpellier, les robots se déplaceront à 6 km/h et seront, dans un premier temps, systématiquement accompagnés d’un conducteur de sécurité. Au cours de cette expérimentation, les robots auront deux missions principales : la livraison de colis et du courrier pour La Poste (une collaboration qui ressemble à celle entre Waymo et UPS à Phoenix, aux États-Unis) et la livraison de produits alimentaires frais pour le groupe STEF.

https://siecledigital.fr/2021/09/30/twinswheel-robots-livraison-autonomes-montpellier/

Touléco : En plein développement, Soben veut voir ses droïdes débarquer à Toulouse

Touléco : En plein développement, Soben veut voir ses droïdes débarquer à Toulouse

Située à Cahors depuis 2006, Soben développe des amortisseurs, des trains atterrissage et, depuis 2017, des robots, les TwinswHeel. Au moment où l’entreprise veut implanter ses droïdes à Toulouse, son patron Benjamin Talon évoque l’évolution de son entreprise et son avenir.

En 2020, les droïdes TwinswHeel de l’entreprise cadurcienne Soben avait déjà arpenté une première fois les rues de Toulouse. Leur rôle étaient de venir en aide à des techniciens d’Enedis. Dans les mois qui viennent, ils pourraient revenir dans la Ville rose en mode totalement autonome pour assurer des livraisons. Ils le font actuellement à Montpellier où une expérimentation est en cours. D’un côté avec La Poste pour des échanges de colis entre les bureaux postaux de centre-ville. Et de l’autre avec Stef, une entreprise spécialisée dans le transport de produits frais pour le réapprovisionnement des magasins de bouche du centre. « Nous voulons faire la même chose à Toulouse. Pour cela, on cherche des partenaires logistiques. Par exemple, des gens qui font de la livraison sur le dernier kilomètre ou bien qui s’occupent de la livraison de repas », résume Benjamin Talon, le dirigeant de Soben.

Sa société, qui réalise des amortisseurs pour voitures et des trains d’atterrissage pour avions, a pu traverser la crise économique sans trop d’encombres. « Les petits constructeurs se sont mieux comportés avec nous que les gros, et ils ont continué à nous faire travailler. Le ministère de la Défense, un de nos plus importants clients, a lui accéléré la cadence », explique le chef d’entreprise. « Nous avons de plus pu bénéficier de Prêt garanti par l’État (PGE), du plan de relance, des Pass rebond régionaux. Il n’y a rien à redire sur la façon dont les pouvoirs publics ont géré cette crise », estime l’entrepreneur cadurcien.

Diversification et embauches

Soben revendique 2 millions d’euros de chiffre d’affaires sur la partie amortisseurs. Pour des raisons de secret-défense ou de concurrence effrénée, les résultats des autres activités ne sont pas communiqués. « Nous avons encore besoin de grandir. Face à nous, on a en Europe, mais surtout en Asie, des entreprises qui pèsent plusieurs milliards de dollars de chiffre d’affaires. Il ne faut pas leur donner trop d’informations », se justifie Benjamin Talon. L’entreprise n’est certes encore pas à la hauteur de ces géants, mais elle a beaucoup évolué.

Née en 2005 dans l’incubateur de l’École des Mines d’Alès, Soben a rejoint Cahors en 2006. À l’étroit, Soben a quitté cette année ses locaux de Regourd pour le parc d’activités de Cahors-Sud pour « pouvoir doubler ses capacités de production ». L’ingénieur spécialisé en dynamique des véhicules, qui a démarré avec la fabrication d’amortisseurs automobiles, a su durant ses seize dernières années diversifier ses activités (R&D sur des trains atterrissages pour les grands constructeurs aéronautiques, production pour des véhicules autonomes, des hélicoptères, des drones, etc.). Il a su aussi gagner la confiance du ministère de la Défense et équipe en amortisseurs tous ses véhicules. En s’alliant avec son frère Vincent, ingénieur en robotique, l’entrepreneur s’est ouvert en 2017 un nouveau marché. « Au début, nous avons voulu surtout nous amuser. Il n’y avait pas une immense stratégie derrière », avoue Benjamin Talon.

En 2021, la société a recruté dix personnes, faisant monter le nombre de salariés à vingt-huit. L’an prochain, les recrutements vont se poursuivre. « Nous voulons embaucher à la fois des chercheurs en intelligence artificielle et en informatique, mais aussi des ouvriers pour augmenter le rythme de notre chaîne de production. » En 2022, les droides ne seront donc pas les seuls à avoir du travail.

https://www.touleco.fr/En-plein-developpement-Soben-veut-voir-ses-droides-debarquer-a,32079

Actu transport logistique : Logistique urbaine du futur : Montpellier teste les droïdes TwinswHeel pour Stef et La Poste

Actu transport logistique : Logistique urbaine du futur : Montpellier teste les droïdes TwinswHeel pour Stef et La Poste

Des robots transportant des marchandises circulant au milieu des humains, c’est ce que vous pourrez voir en centre-ville de Montpellier, où une expérimentation a été lancée le 17 septembre. Elle est destinée à analyser la capacité de ces droïdes à s’intégrer en hypercentre. La Poste et le transporteur Stef servent de cobaye, pour les colis et produits alimentaires frais. En quelque sorte une projection de ce que pourrait être la ville du futur en termes de logistique urbaine.

Vendredi 17 septembre, une expérimentation particulière, le projet Carreta, a été lancée à Montpellier en matière de logistique urbaine : des droïdes TwinswHeel 100 % électriques ont commencé à circuler en centre-ville pour évaluer leur comportement en termes techniques, environnemental, sécuritaire, économique, social et sociétal. Deux partenaires vont en bénéficier, sur deux usages tout à fait différents : la livraison de colis pour La Poste et de produits alimentaires frais pour le spécialiste du transport sous température dirigée Stef.

Les droïdes pourront porter des charges lourdes, de 40 à 500 kg selon le modèle, pour seconder un homme ou une femme, le délester des tâches pénibles, se dédier aux contacts humains. “Le but de ces droïdes est de proposer aux acteurs économiques des solutions de logistique urbaine verte, propre, sûre, à faible empreinte au sol [70 kg seulement pour un des modèles}”, précise Vincent Talon, cofondateur de TwinswHeel, entreprise occitane dont le siège est basé à Cahors.

Des tâches multiples

L’engin est destiné à évoluer à 6 km/h, soit au pas au milieu des humains. C’est pourquoi trois phases de test, d’une durée de 36 mois, sont nécessaires :

  • une première pour tester les aspects techniques et technologiques des véhicules, notamment sa sûreté et sa capacité à reconnaître les trajets, les obstacles et cartographier ;
  • la deuxième validera son comportement dans la circulation et sa capacité à répondre à des contraintes opérationnelles. Ces deux phases s’effectueront à vide ;
  • quant à la 3e phase, elle se fera en conditions réelles, les véhicules autonomes transporteront les marchandises pour Stef et pour La Poste.

A terme, les droïdes pourraient par exemple alimenter des facteurs en tournée, servir de boïtes aux lettres mobiles, collecter des colis chez les commerçants ou faire transiter des plis entre bureaux de poste. Ils pourraient aussi récupérer et livrer des produits alimentaires frais aux bars, restaurants, primeurs, supérettes ou commerces spécialisés dans l’alimentaire, pour le compte de Stef.

Un territoire d’innovation

Montpellier dispose sur son territoire d’un vivier d’entreprises numériques spécialisées dans le traitement de données (internet des objet, big data, analyse décisionnelle, intelligence artificielle, etc.) qu’elle peut ainsi favoriser. “Montpellier est un territoire d’innovation et de recherche, boosté par sa stratégie de la ville intelligente et des investissements dans les mobilités décarbonées, explique Michaël Delafosse, maire de Montpellier et président de Montpellier Méditerranée Métropole. Nous sommes honorés d’accueillir Carreta, l’une de 16 expérimentations nationales de véhicule autonome en France et seul projet sur la thématique de la logistique urbaine. Le véhicule autonome ne remplacera jamais le contact humain, mais il peut apporter un nouvel outil précieux pour réduire l’impact des activités logistiques en cœur de ville et structurer de nouvelles filières.”

https://www.actu-transport-logistique.fr/supply-chain/logistique-urbaine-du-futur-montpellier-teste-les-droides-twinswheel-pour-stef-et-la-poste-676938.php

Entreprendre à Montpellier : PROJET CARRETA : LA MÉTROPOLE EXPÉRIMENTE

Entreprendre à Montpellier : PROJET CARRETA : LA MÉTROPOLE EXPÉRIMENTE

Le 17 septembre 2021, la Métropole de Montpellier a présenté le lancement du projet Carreta, véhicule automatisé dédié à la logistique urbaine.

Carreta figure parmi les 16 expérimentations nationales retenues par l’Etat pour évaluer les opportunités de développement de la filière véhicule autonome en France. C’est le seul projet sélectionné au niveau national sur la thématique de la logistique urbaine, avec un financement dans le cadre du programme des investissements d’avenir (PIA) confié à l’ADEME. Le 12 juillet dernier, le Ministère de la Transition écologique et solidaire a donné son feu vert au lancement de cette expérimentation.

Montpellier Méditerranée Métropole s’est entourée de partenaires aux savoir-faire complémentaires pour mener à bien ce projet : TwinswHeel, start-up de la région Occitanie qui conçoit et fabrique les véhicules de logistique à Cahors, CARA, le pôle de compétitivité expert dans le transport collectif de personnes et dans le transport de fret, STEF, leader européen des services de transport et de logistique sous température contrôlée, le Groupe La Poste et enfin Mobis, Mines-Télécom d’Alès, l’Université de Montpellier et la Chaire internationale Cit.Us.

« Montpellier est un territoire d’innovation et de recherche, boosté par sa stratégie de la « Ville intelligente » et ses investissements dans les mobilités décarbonées. Le véhicule autonome ne remplacera jamais le contact humain, mais il peut apporter un nouvel outil précieux pour réduire l’impact des activités logistiques en cœur de ville et structurer de nouvelles filières. » Michaël Delafosse, Maire de Montpellier, Président de Montpellier Méditerranée Métropole

Les enjeux et objectifs du projet
Face à l’essor croissant des flux de transport de marchandises, les centres urbains sont confrontés à des problèmes majeurs de congestion de l’espace public et de nuisances sonores. L’optimisation de l’espace public et l’accessibilité au centre-ville constituent ainsi des enjeux prégnants.
 
Le projet Carreta vise à tester une solution innovante et durable pour la livraison de marchandises en ville et à évaluer sa maturité et sa pertinence d’un point de vue technologique, environnemental, usuel, économique, social et sociétal. 
 
Ces véhicules automatisés, complémentaires de l’action humaine, sont conçus pour assister les livreurs et les libérer des tâches les plus pénibles ou répétitives (charges lourdes, aller-retours…), afin de leur permettre de se dédier au contact humain.L’expérimentation en trois phases
Durant 36 mois, des petits véhicules électriques autonomes de logistique seront expérimentés sur des missions de livraison.
 
Les cas d’usages portent sur la livraison de colis pour La Poste et la livraison de produits alimentaires frais pour STEF. Les droïdes, à savoir des petits véhicules, vont rouler, dans un premier temps, systématiquement accompagnés d’une personne, dans le quartier d’Antigone, puis dans le cœur historique de Montpellier.
 
Le projet se déroule en 3 phases :La première phase, qui commence dès le 17 septembre, vise à valider l’ensemble des briques technologiques du véhicule logistique autonome pour valider sa sûreté de fonctionnement ainsi que sa fonctionnalité, notamment sa capacité à cartographier, reconnaitre les parcours définis et détecter les possibles obstacles.
La seconde phase, qui débutera en 2022, a pour objet de valider le comportement du véhicule autonome vis-à-vis de son environnement de circulation et sa capacité à répondre aux contraintes opérationnelles relatives aux horaires, routes et autres spécificités des cas d’usages STEF et LA POSTE. Durant ces 2 premières phases, le véhicule roulera à vide dans les rues de Montpellier afin de collecter un maximum de données et d’adapter le comportement du véhicule en fonction du retour d’expérience.
La troisième et dernière phase, consistera en une expérimentation en conditions réelles d’utilisation, le véhicule autonome de logistique transportant les marchandises pour valider sa pertinence pour les cas d’usages identifiés par STEF et LA POSTE.
L’expérimentation permettra d’évaluer l’intérêt et les impacts d’une logistique urbaine automatisée et donc de mesurer l’intérêt sociétal et économique ainsi que l’acceptabilité par les populations de l’utilisation de tels droïdes de logistique.

Une expérimentation encadrée par des chercheurs

De nombreuses évaluations du projet sont réalisées par des laboratoires de recherche, partenaires du projet :

  • La sécurité par Vedecom Institut français de recherche partenariale publique-privée et de formation dédié aux mobilités durables : écologiques, autonomes et partagées
  • Les ODD Operationel Domaine Design (domaine d’opération du robot) atteignables par le CEREMA.  Dans quelles conditions (météo, infrastructure,) le droïde peut-il rouler en sécurité ?
  • L’acceptabilité de service par VEDECOM et la Chaire Citus de l’Université de Montpellier
  • Le comportement des usagers par le CEREMA
  • L’analyse environnement unitaire par l’ENPC et les Mines Alès
  • L’analyse environnementale du service par l’ENPC et les Mines Alès
  • La gouvernance par l’ENPC, VEDECOM et la Chaire Cit.us de l’Université de Montpellier

Budget et calendrier de l’expérimentation

500 000 € de subvention de l’Etat apportée à Twinswheel 
100 000 € de Montpellier Méditerranée Métropole, dont 20 000 € à CARA pour aider à la coordination du projet et 80 000 € pour les laboratoires de recherche 

En raison des conditions sanitaires et de la clarification du cadre réglementaire, le calendrier initial a été décalé, pour un lancement cet automne.

Le droïde

C’est un robot terrestre qui évolue au milieu des humains. La fonction première des droïdes de logistique TwinswHeel est le port de charges lourdes. Ces droïdes viennent seconder les hommes et les femmes afin de leur permettre d’être plus libres dans leurs déplacements.

Les droïdes TwinswHeel sont de taille et formes différentes pouvant porter pour les plus petits des charges jusqu’à 40 kg et pour les plus gros jusqu’à 500 kg. Les droïdes mis en expérimentation à Montpellier, 100% électriques, pèsent 70 kg à vide. Systématiquement accompagnés à quelques mètres de distance d’un conducteur sécurité, les droïdes circulent à faible vitesse (6 km/h, au pas), permettant de garantir la sécurité des trajets.

La logistique urbaine au croisement de la ville intelligente

Montpellier se positionne sur un secteur d’avenir, le véhicule autonome, favorisant ainsi le vivier d’entreprises numériques du territoire spécialisées dans le traitement des données (internet des objets, « big data », analyse décisionnelle, intelligence artificielle, etc.).

En termes d’urbanisme, et de ville de demain, il s’agit d’anticiper l’arrivée des véhicules autonomes et ses conséquences mais également d’envisager les effets en termes sociétaux et sociaux (aide technique apportée et appropriation par les usagers, aide à l’autonomie des personnes en situation de dépendance, réduction de l’accidentologie…).

Les partenaires

Montpellier Méditerranée Métropole coordonne le projet Carreta et apporte son expertise, en s’appuyant sur un écosystème partenarial composé de soutiens institutionnels et d’entreprises innovantes.

Le projet s’inscrit dans le cadre de 2 accords de consortium :

  • Le consortium national SAM (Sécurité et Acceptabilité de la conduite et de la Mobilité autonome) conduit par la plate-forme française automobile (PFA). Le projet SAM regroupe les principaux acteurs du monde de la mobilité en France (PSA, Renault, Keolis, Transdev, RATP, SNCF …)
  • Le consortium à l’échelle locale (3M, CARA, Twinswheel/Soben LA POSTE, STEF)

CARA european cluster for mobility solutions rassemble 230 membres : industriels, opérateurs de transports, centres de recherche et de formation. CARA est labellisé Cluster de la Région Auvergne-Rhône-Alpes et Pôle de Compétitivité et représente la PFA Filière Automobile et Mobilités. CARA assiste 3M dans la coordination du projet et apporte son expertise technique

TWINSWHEEL (25 collaborateurs, 2 millions de CA) est la branche de la société SOBEN spécialisée dans le développement de véhicules autonomes. Son siège social est basé à Cahors. Ses projets, à portée internationale, sont soutenus par la Région Occitanie, par l’intermédiaire d’Ad’ooc.  Twinswheel conçoit, fabrique et exploite les robots-droïdes de logistique.

STEF (16000 collaborateurs, 3 milliards de CA) est le leader européen de la logistique sous température dirigée (transport de produits alimentaires entre -25° et + 15°). STEF aide à la conception des robots et à la définition des cas d’usages. Stef teste les robots.

LA POSTE, la branche service courrier-colis (65 000 facteurs au niveau national). LA POSTE aide à la conception des robots et à la définition des cas d’usages. La Poste teste les robots.

L’ETAT et L’ADEME financent l’expérimentation dans le cadre du programme des investissements d’avenir. 

https://www.entreprendre-montpellier.com/fr/actualites/projet-carreta-la-metropole-experimente

Dis-leur : Test national à Montpellier : Droïdes, de la livraison à la promesse d’une ville durable

Dis-leur : Test national à Montpellier : Droïdes, de la livraison à la promesse d’une ville durable

Elles posent la question épineuse de la relation de l’homme à la machine. Les passants croisent désormais des voiturettes électriques autonomes. Soulager les facteurs, livrer les restos… Construits par une PME de Cahors, TwinswHeel, les droïdes de livraison, qui seront évalués dans 3 ans, font partie de 16 expérimentations en France dans le cadre des investissements d’avenir. L’Ademe se dit “vigilante” dans les espoirs suscités.

Ce robot remplacera l’homme seulement uniquement dans ses tâches les plus pénibles comme la livraison de colis lourds tout en gommant une série de casse-têtes : impossibilité de se garer près du point de livraison ; de se déplacer aisément dans une vaste zone piétonne ou bridée à 30 km/h… Mais, promis, cette révolution annoncée n’apportera que des bénéfices et n’engendrera pas de suppression d’emploi. Ce serait une solution “propre” et bien acceptée dans la population. La promesse d’un progrès pour tous est éternelle.

L’Ademe “vigilante” sur ces promesses et les “incidences environnementales”

Ce n’est pas le premier projet de transport innovant. À Sète, par exemple, en 2017, on testait déjà une navette 100 % autonome, comme Dis-Leur vous l’avait expliqué. Certes, dans les labos, les petites voitures, petits miracles technologiques qui roulent toutes seules, font florès et suscitent deux sentiments : soit l’engouement soit la méfiance. L’Ademe (agence de la transition écologique), elle, se place entre les deux. L’Agence, par la voie de son directeur régional délégué, Camille Fabre, se dit “vigilante” sur ces promesses et les “incidences environnementales” et fait un distinguo entre “ville intelligente et ville durable”. Seul un bilan exhaustif de l’expérience montpelliéraine permettra d’en savoir plus (Lire ci-dessous). Et ce, même on est “encore très loin de pouvoir substituer l’humain à une navette autonome”.

Deux droïdes testés à Montpellier pendant 36 mois

D’ici-là, basée à Cahors, TwinswHeel (1), espère la tenir, cette promesse. Créée en 2005 pour fabriquer des trains d’atterrissage ou des suspensions de chars d’assaut, la PME s’est spécialisée dans les robots autonomes pour un usage interne. Une solution qu’elle a ensuite choisie de commercialiser sous forme de droïdes de livraison. Vincent Talon est l’un des cofondateurs de cette société unique en son genre forte de 25 salariés et de 2 M€ de chiffre d’affaires. Deux de ses droïdes ont été présentés à Montpellier vendredi dernier avec tout ce que la 7e ville de France compte de politiques, Michaël Delafosse, le maire, en tête.

En mode 100 % livraison d’ici 2023

Symboles d’une étape importante dans l’automatisation de la livraison, ces robots de livraison – coût : 25 000 € l’unité – y sont testés grandeur nature pendant 36 mois – dont 12 mois sans colis – avant peut-être leur déploiement plus large pour aider les facteurs de la Poste à livrer des colis et/ou livrer des victuailles aux restaurants, bars, etc., notamment du quartier piéton de l’Ecusson, à Montpellier, via la société Stef, leader européen du transport réfrigéré.

Le droïde de livraison accompagne la montée en puissance de l’e-commerce. “On espère qu’il sera en mode 100 % livraison en 2023”, précise Vincent Talon. “La Poste pourrait alors s’en équiper et une fois le potentiel validé, étendre cette solution au-delà de Montpellier.” Pour concevoir ce droïde, TwinswHeel a obtenu 450 000 € dans le cadre des investissements d’avenir. “Cela représente à peine un tiers du budget pour une mise au point qui a demandé quatre ans mais c’est déjà bien”, précise Vincent Talon.

L’enjeu du dernier kilomètre parcouru

Le projet s’appelle Carreta – charrette en Occitan – et mobilise de nombreux labos de recherches et la Métropole de Montpellier dans un seul et même consortium. Il fait partie de la batterie de 16 expérimentations nationales retenues par le gouvernement pour évaluer les opportunités de développement de la filière véhicules autonomes. Quand la voiture ou le camion de livraison devient indésirable : dans le dernier kilomètre autour du point de livraison. C’est le seul projet sélectionné au niveau national sur le thème de la logistique urbaine avec un financement dans le cadre du PIA (investissements d’avenir) confié à l’Ademe.

Un conducteur de secours ne le perd pas des yeux

Le projet est séduisant. Tout électrique, le droïde peut supporter une charge de 300 kg, dispose de quatre roues motrices et directrices. “Programmé pour stopper ou éviter un piéton ou un obstacle qu’il ne peut pas contourner seul, il bénéficie d’une carte ultradétaillée et d’une personne à ses côtés, un safety driver, un conducteur de secours qui ne le perd pas des yeux. Celui-ci, à terme, est censé disparaître.”

Affiner le business modèle et “peut-être créer des emplois”

La robotisation supprime-t-elle des emplois ? “C’est un faux problème, selon Vincent Talon. Nous-mêmes, déjà, nous créons des emplois pour ce projet. Et, justement, ces longues phases de test sont aussi là pour que la Poste et la Stef qui en exploitent deux affinent leur business modèle. Notre robot est là pour effectuer un trajet d’un point A à un point B. Il y aura toujours quelqu’un de présent à côté. Le robot est là pour accompagner le facteur, s’agissant de la Poste. Celle-ci veut, non seulement garder un lien social, mais même l’accentuer. C’est une façon de laisser les tâches difficiles, sans valeur, à des robots et peut-être même de permettre de créer des emplois. Ce droïde autonome, qui est 100 % made in France – la totalité des pièces viennent d’un rayon de 400 km maximum – est là pour ôter un point dur : la livraison plus fluide dans le dernier kilomètre.”

“Optimiser la chaine logistique aux regards des enjeux sociaux et environnementaux”

L’ensemble des promoteurs de Carreta sont sur cette même longueur d’onde. À commencer par le directeur général adjoint du groupe la Poste, Philippe Dorge : “Cette expérimentation s’inscrit aux côtés du déploiement des vélos cargos, des véhicules électriques ou de nos espaces de logistique urbaine dans notre recherche de solutions complémentaires pour structurer et optimiser la chaine logistique aux regards des enjeux sociaux et environnementaux, tout en garantissant un service humain de proximité.”

“Le véhicule autonome ne remplacera jamais le contact humain mais ce véhicule autonome peut être un nouvel outil précieux pour réduire l’impact des activités logistiques en coeur de ville et structurer de nouvelles filières.” L’ancienne ministre Anne-Marie Idrac, haute représentante du gouvernement pour le développement du véhicule automatisé ajoute : “J’attache une grande importance à cette première expérimentation en vraie grandeur nature en France. Elle doit permettre de mieux connaître les impacts et les conditions de déploiement futurs.”

“On est dans la relation homme-machine. Le droïde se présente comme un appui logistique et ne prendra pas forcément le boulot de facteurs”, souligne pour sa part Camille Fabre, directeur régional adjoint de l’Ademe Occitanie. Pas tout de suite.

France Bleu – La nouvelle éco : les véhicules autonomes de Twinswheel expérimentés dans les rues montpelliéraines

France Bleu – La nouvelle éco : les véhicules autonomes de Twinswheel expérimentés dans les rues montpelliéraines

Depuis ce vendredi 17 septembre 2021, les véhicules autonomes conçus et fabriqués par Twinswheel, une entreprise de Cahors (Lot), sont expérimentés à Montpellier. Ces droïdes peuvent se déplacer sans aide humaine, grâce à des capteurs. Une chronique en partenariat avec ToulÉco Montpellier.

Depuis ce vendredi 17 septembre 2021, les entreprises La Poste et STEF (livraison de produits frais) travaillent, sur Montpellier, avec des véhicules autonomes. Ces droïdes, conçus et fabriqués par l’entreprise Twinswheel, basée à Cahors, dans le Lot, vont les aider à transporter leurs colis. Interview avec Vincent Talon, cofondateur de l’entreprise.

Comment marchent vos véhicules autonomes?

Il y a cinq niveaux de véhicules autonomes. Le niveau zéro, c’est la voiture de M. et Mme Tout le Monde. Le niveau cinq, c’est BB8, dans Star Wars. Nos droïdes sont de niveau quatre, c’est-à-dire qu’il n’y a pas d’opérateur dans le robot. Il avance tout seul grâce à une série de capteurs qui leur permettent d’avoir une perception de l’environnement.

Si le robot détecte un obstacle, il s’arrête. Soit c’est un obstacle temporaire, qui va partir, et donc le robot peut continuer à avancer. Soit c’est un obstacle fixe, et dans ce cas-là, c’est un humain qui va prendre le relais et diriger le robot grâce à une manette. Dans un premier temps, cette personne sera à quelques mètres du robot. Dans un second temps, elle le suivra à distance.

L’avantage de vos robots, c’est qu’ils peuvent transporter des charges lourdes.

Oui, ils peuvent transporter jusqu’à 300 kilos d’objets dans un espace d’un mètre cube. Et ils peuvent transporter soit des objets secs, soit des objets frais, et dans ce cas-là, ils sont équipés de caisses isothermes.

Vous êtes ici, en partie, parce que c’est une volonté politique. Mais est-ce que, expérimenter vos robots à Montpellier et pas dans une autre ville, ça avait un intérêt?

Oui c’est la première fois qu’on expérimente ces robots et c’est à Montpellier que ça se passe! Ça avait un intérêt pour nous car, Montpellier, c’est une immense zone piétonne et nos droïdes ne se déplacent que dans des zones piétonnes. Et jusqu’ici, il y avait peu de villes avec des zones piétonnes aussi importantes. Alors c’est un immense terrain de jeu pour nous!

Vos droïdes sont 100% électriques, ils ne polluent pas du tout?

C’est vrai que les batteries, ça reste un point complexe en terme écologique. Mais on a fait en sorte de fabriquer des robots les plus légers possible pour utiliser les batteries les plus petites possible. On a des batteries de deux kilowattheure. C’est l’équivalent d’un scooter électrique. Nos robots ont une autonomie de 15 kilomètres, ce qui convient à nos clients. Mais si jamais ils ont besoin du double, c’est simple, on ajoute une batterie.

D’autre part, ce qui est très important pour nous, c’est de faire du Made In France pour réduire notre empreinte carbone. Aujourd’hui, 80% de nos matériaux sont issus d’un périmètre de 400 kilomètres autour de Cahors.

L’entreprise Twinswheel a été créée en 2006. À l’origine, elle travaillait dans le secteur de l’automobile et de l’aéronautique. Elle s’est lancée dans les véhicules autonomes en 2016. Elle sort un nouveau robot tous les six mois.

https://www.francebleu.fr/infos/societe/la-nouvelle-eco-les-vehicules-autonomes-de-twinswheel-experimentes-dans-les-rues-montpellieraines-1632143037

Hérault Tribune : Montpellier : la Métropole lance la première expérimentation française de véhicule automatisé

Hérault Tribune : Montpellier : la Métropole lance la première expérimentation française de véhicule automatisé

Vendredi 17 septembre, la Métropole de Montpellier a officialisé le lancement du projet “Carreta”, la première expérimentation française de véhicule autonome.

Aménagés pour la logistique urbaine, ces petits véhicules électriques sillonnent désormais le quartier Antigone, à Montpellier, afin de réaliser des livraisons sur la voie publique. 

Le projet “Carreta”

“Carreta” est l’une des 16 expérimentations nationales retenues par l’Etat pour évaluer les opportunités de développement de la filière véhicule autonome en France, et le seul projet axé sur la thématique de la logistique urbaine. Une fierté pour Michaël Delafosse, président de Montpellier Méditerranée Métropole et maire de Montpellier : “On n’est pas dans le tournage d’un film de science-fiction, nous sommes dans une première en France à Montpellier”.

Pour mener à bien ce projet ambitieux, Montpellier Méditerranée Métropole s’est entourée de partenaires expérimentés, principalement localisés dans la région : TwinswHeel, start-up qui imagine et conçoit les véhicules automatisés à Cahors ; CARA, pôle de compétitivité expert dans le transport collectif de personnes et de fret ; STEF, leader européen du transport et de la logistique du froid ; le Groupe La Poste, ainsi que Mobis, Mines-Télécom d’Alès, l’Université de Montpellier et la Chaire internationale Cit.Us.

Les services partenaires : La Poste et STEF

Créés afin de faire face à l’essor croissant des flux de transport de marchandises et à la congestion de l’espace public, ces véhicules automatisés sont conçus comme un soutien à l’action humaine. Leur objectif est de venir assister les livreurs en les libérant des tâches les plus pénibles (charges lourdes, aller-retours…), afin de leur permettre de se consacrer davantage au contact humain.

Pendant la première phase de l’expérimentation, qui a débuté le 17 septembre, les petits véhicules autonomes 100 % électriques interviendront sur des missions de livraison de colis et de courrier pour La Poste et de livraison de produits alimentaires pour la STEF. Durant trente-six mois, ils vont parcourir le quartier Antigone à une vitesse limitée (6 km/h), systématiquement accompagnés d’une personne. Le but de cette première phase est de valider la sûreté de fonctionnement ainsi que sa fonctionnalité, notamment sa capacité à cartographier, reconnaître les parcours définis et détecter les possibles obstacles.

La seconde phase, qui débutera en 2022, mènera les droïdes dans le quartier de l’Ecusson. Cette deuxième étape vise à tester le comportement du véhicule autonome vis-à-vis de son environnement de circulation et sa capacité à répondre aux contraintes opérationnelles relatives aux horaires et aux routes. Lors des deux premières phases d’expérimentation, les véhicules de 70 kg rouleront à vide.

A l’occasion de la dernière phase, en 2023, les véhicules seront testés en conditions réelles d’utilisation dans le centre historique. Les plus petits droïdes pourront porter jusqu’à 40 kg, tandis que les plus grands seront capables de prendre en charge jusqu’à 500 kg.

https://www.herault-tribune.com/articles/montpellier-la-metropole-lance-la-premiere-experimentation-francaise-de-vehicule-automatise/

L’usine Digitale : Les robots de livraison de Twinswheel à l’assaut de Montpellier

L’usine Digitale : Les robots de livraison de Twinswheel à l’assaut de Montpellier

Les “droïdes” de Twinswheel vont réaliser des livraisons à Montpellier. Une expérimentation d’une durée de 36 mois débute afin de tester les robots autonomes de la start-up française. Dans un premier temps ils circuleront à vide. A terme, l’objectif est de réaliser des livraisons pour la Poste entre ses bureaux de centre-ville et des centres de tri, ainsi que pour le groupe STEF entre son hub urbain et ses clients que sont les restaurants et les bars.

La métropole de Montpellier a sonné le top départ de son expérimentation de véhicule autonome dédié à la logistique urbaine le vendredi 17 septembre 2021. Ce projet Carreta, qui fait partie des 16 expérimentations retenues par l’Etat autour de la filière du véhicule autonome, est le seul retenu dans la thématique de la logistique urbaine. La technologie retenue est celle de Twinswheel, start-up basée à Cahors (Occitanie).

LES DOÏDES SE DÉPLACERONT À 6 KM/H
Face à l’explosion des livraisons à domicile, la congestion des centres urbains et les nuisances sonores ne faiblissent pas. L’idée du projet Carreta est de tester une solution pour le transport de marchandises afin d’évaluer sa maturité et sa pertinence d’un point de vue technologique, environnemental, usuel, économique, social et sociétal.

“Ces droïdes portent de façon autonome des charges lourdes pour réapprovisionner les magasins et bureaux de Poste des centres-villes, explique Vincent Talon, cofondateur de Twinswheel. Grâce à SAM-Carreta nous allons expérimenter plusieurs formes de droïdes avec des industriels afin de mieux comprendre l’acceptabilité, les attentes et les possibles business-model”.

Twinswheel développe et fabrique ses droïdes, de formes et de tailles différentes, en Occitanie. Leur but est de seconder des personnes dans le transport de charges lourdes ou les tâches répétitives. Les plus petits droïdes peuvent transporter des charges allant jusqu’à 40kg et les plus gros des charges de 500kg. Pour l’expérimentation de Montpellier, les robots feront 70 kg à vide et se déplaceront à 6 km/h. Ils seront systématiquement accompagnés, à quelques mètres de distance, d’un conducteur de sécurité.

UN PROJET SUR 36 MOIS
Deux cas d’usage ont été retenus : la livraison de colis et courriers pour La Poste et la livraison de produits alimentaires frais pour le groupe STEF. Dans le premier cas d’usage, le véhicule Twinswheel aura à sa charge, dans les deux sens, le transport des colis du bureau de poste central aux centres de tri entre les bureaux de poste. Il pourra également être utilisé comme boite aux lettres mobiles et sera alors au plus proche des usagers. Pour le groupe STEF, le robot Twinswheel sera utilisé pour transporter des produits alimentaires de son hub de logistique urbain aux restaurants, bars et autres clients professionnels.

Cette expérimentation d’une durée de 36 mois se déroule en trois phases dans le quartier d’Antigone puis dans le cœur historique de Montpellier. Lors des deux premières phases le véhicule roulera à vide et le but principal sera de collecter des données et modifier éventuellement le comportement du robot selon les retours.

Dans un premier temps, le but est de valider l’ensemble des briques technologiques du véhicule logistique autonome. Les partenaires vont par exemple chercher à valider “sa capacité à cartographier, reconnaître les parcours définis et détecter les possibles obstacles”. Puis, à partir de début 2022, les partenaires vont chercher à valider le comportement du véhicule vis-à-vis de son environnement ainsi que sa capacité à répondre aux contraintes opérationnelles relatives aux horaires, routes et autres spécificités des cas d’usage. Enfin, la dernière phase consiste au déploiement des expérimentations en conditions réelles d’utilisation pour La Poste et le groupe STEF.

PARTICIPER AU FUTUR CADRE RÉGLEMENTAIRE
Différents points du projet seront évalués par des laboratoires de recherche partenaires comme la sécurité, les conditions météo lui permettant de circuler ainsi que les conditions liées à l’infrastructure, l’acceptabilité du service, le comportement des usagers, etc.

Cette expérimentation va “permettre ainsi la découverte et l’appropriation de ces nouveaux services par les utilisateurs et les riverains et contribuera à la construction du futur cadre réglementaire notamment en termes de sécurité”, explique Jean-François Sencerin, directeur du programme France Véhicule autonome et coordinateur du projet SAM. Réglementation que l’Etat souhaite établir notamment grâce aux différents retours provenant des expérimentations en conditions réelles menée à travers le pays.

https://www.usine-digitale.fr/article/les-robots-de-livraison-de-twinswheel-a-l-assaut-de-montpellier.N1141987

20 minutes : Montpellier : Des droïdes (presque) autonomes testés pour effectuer des livraisons dans le centre-ville

20 minutes : Montpellier : Des droïdes (presque) autonomes testés pour effectuer des livraisons dans le centre-ville

ROBOTS L’expérimentation a été lancée ce vendredi dans le quartier Antigone

  • La métropole de Montpellier a lancé l’expérimentation de robots autonomes, électriques et silencieux, capables d’effectuer des livraisons dans le centre-ville.
  • Dans le cadre de cette phase de test, qui a débuté ce vendredi, ils sont toutefois accompagnés d’un pilote, qui peut intervenir en cas de risque.
  • La Poste a notamment adopté l’un d’eux pour aider les facteurs dans leurs tournées.

Peut-être avez-vous vu circuler ces petits bolides à Antigone ? La métropole de Montpellier (Hérault) a lancé dans ce quartier l’expérimentation de véhicules, chargés de réaliser des livraisons. Le projet est l’une des 16 tests retenus par l’Etat en France pour définir les contours de la filière des véhicules autonomes. C’est, en revanche, le seul visant à tester son application sur la logistique urbaine.

Ces droïdes, électriques et silencieux, sont bardés de capteurs, qui leur permettent de « percevoir leur environnement, de localiser, mais aussi détecter les éventuels obstacles sur leur chemin, et d’en évaluer les risques », explique Vincent Talon, le cofondateur de la start-up TwinswHeel, qui les a créés. Ils ne sont toutefois pas lâchés dans la jungle urbaine sans précaution : les robots circulent sur des « routes virtuelles », cartographiées à l’avance de façon ultra-précise.

Accompagnés par un pilote

« Et si on lui donne une nouvelle mission, par exemple celle d’aller récupérer un colis, dans un entrepôt, pour aller le livrer chez un commerçant, il déterminera seul, parmi toutes ces routes, celle qui est la meilleure, poursuit l’ingénieur. En évitant les zones à risques. On ne va pas, par exemple, faire rouler le robot devant une école à 8 heures du matin, ou traverser la place du marché le mercredi. » Et s’il détecte un obstacle, il s’arrête net, et ne reprend son chemin que lorsque tout risque est levé.

Ces machines, capables de porter des charges lourdes, n’ont besoin, en réalité, de personne pour se déplacer. Mais l’autonomie totale, ce n’est pas encore pour demain : dans le cadre de cette phase de test, elles seront accompagnées par un pilote, qui se tiendra à moins d’une dizaine de mètres. « S’il détecte qu’il y a un potentiel risque d’incident, il prend la main sur le robot », explique Vincent Talon.

Aider les facteurs

Deux modèles sont expérimentés à Montpellier : un robot blanc, testé par l’entreprise Stef, destiné à transporter des produits frais de l’entrepôt jusqu’au primeur, au restaurant ou au boucher, et un robot jaune, adopté par la Poste, pour le courrier et les colis. Et il n’est pas question, assure Philippe Dorge, directeur général du groupe, que ces droïdes prennent le travail des facteurs. « Il ne faut pas y voir une atteinte à l’emploi, confie-t-il. Ces innovations sont au service de nos facteurs, elles leur apportent une aide, une efficacité supplémentaire. » Et elles permettent d’effacer, un peu, de la pénibilité de leur travail. « Je pense notamment aux gros colis », reprend Philippe Dorge.

Ces droïdes, dont le lancement, en situation réelle, dans l’Ecusson, n’est prévu que dans deux ans, tombent à pic pour le développement de la ZFE, la Zone à faible émission. Ils permettront, espère la métropole, de laisser les fourgons polluants à l’extérieur de l’agglomération, et d’assurer les livraisons sur « le dernier kilomètre » sans aucune émission de CO2. « Jusqu’à quand vais-je bondir, à 11 heures du matin, sur la Comédie, quand je vais voir des camions ! », gronde Michaël Delafosse (PS), le président de la métropole. « C’est ça, l’enjeu : est-ce que, sur le dernier kilomètre, nous voulons de gros camions de livraison, ou de petits véhicules comme ceux-là ? »